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DE LA MARINE

-L'EPtis que le trident, ce levier des deux mondes, Aux bouts de l'univers lit respecter les lis,

Qui ne conuoît pas sur les ondes Le faisceau des lauriers que nous avions cueillis?

Sur le rivage de l'Afrique , »

Le croissant barbaresque ensanglanté deux fois. Le lion d'Ibérie, et le lion belgique, Rugissant sous nos coups , et cédant à nos lois ,

La obùle des remparts de Gènes

Et du marbre de ses palais

Sous le tonnerre des Français ,

Devant les voiles de Duquène ,

Et Duguay-Trouiu , et Jean-Bart ,

Embrasant des flottes rivales ,

(i) Mécaniques de Vaucanson.

Le front mèitie du léopard Sillouué vers Dublin par nos foudres navales. Devant La Hogue enfin, si de cruels retours l'anerent ces moissons de palmes triomphales ,

Jlalioii, assiégé de nos jours Par le rival de r>yng , rétablit notre gloire .

Et de son fort démantelé

"Vit notre escadre et la victoire

Entrer dans son port ébranlé.

O fortune .' tu te signales

En abaissant par intervalles

Les peuples même les plus fiers.

En différents climats que d'attaques fatales Ont flétri de nouveau nos couronnes rosirales ! Que de cyprès attestoient nos revers !

En vain le zèle de nos villes

Avoit prodigué les trésors

Pour reconstruire sur nos bords

D'autres citadelles mobiles , ^, ■

Nos vaisseaux, masses immobiles , Sous la lime du temps périssoient dans nos ports ;

L'art des Forbins et des Tourvilles

Naiguillonuoit plus nos efforts ;

Dans nos chantiers la liacbe oisive

N'osoit y façonner les pins

Devant la puissance attentive

De nos ambitieux voisins ;

Presque endormis sur nos destins ,

Et nous formant de vains fantômes, INous avions laissé voir à l'insulaire ardent

L'emblème de ses trois royaumes,

Dans les trois pointes du trident.

POESIES DIVERSES. ytj

Pour uous sur les deux mers un plus heau jour se levé , Nous avons saisi les instants ; Un corps d'édifices flottants Dans nos ports étonnés magiquement s'achève ; Et des rivages MageDans Jusque sous le char des Pléiades , Nos vaisseaux, commandés jiar de nouveaux d'Es-

I rades , A'ogueront désormais libres , indépendants , Et ne pourront plus daus nos rades Etre enchaiiiés que par les veuts.

Où sont ces vains esprits, dont l'indiscrette audace Ou le jugeroent trop léger Au poste où tu nous sers te croyoit étranger ? Le sage est ce qu'il veut, et s'instruit par sa place. Tel fut le grand Colberl; à ton nouvel emploi D'une sphère étrangère il passa comme toi : Toujours égal à sa fortune , Il soutint d'un bras éprouvé Le fardeau qu'une main commune Auroit à jjeine soulevé.

Toi , qui du code maritime Viens d'enlever, par d'heureux changements, La rouille que le temps im2Jrime Aux plus utiles règlements C'est sur l'autel de la patrie Qu'inhabile à la flatterie, .le te jircsenle un pur encens ; Un autre en un plus long ouvra<;e, En ant de rivage en rivage , Eût chanté de nos ports les honneur.s rcrajss;inl.«-

loo POESIES DIVERSES.

Elit couronné de fleurs l'ancre de l'espérance . Eut peint la liberté , le front ceint de lauriers , Attachant de ses mains la corne d'abondance

Aux poupes des vaisseaux guerriers ;

Moi, présageant les jours propices Que de ton ministère amènent les jirémices , J'ai craint par trop de vers d'abuser de ton temps.

Et j'ai mesuré mes accents,

Non sur le prix de tes services.

Mais sur celui de tes moments.

Puissent de la paix florissante

Les rameaux être conservés

Sous la sauvegarde imposante

De nos pavillons relevés .' Paisse l'heureux trident , dominateur de l'onde ,

Dont tant de peuples sont jaloux , N'en asservir aucun et les secourir tous, Et servir d'équilibre aux intérêts du monde 1

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