‹ Œuvres choisiesChapitre 211 sur 244 · SECOND SONNET · texte numérisé non relu

SECOND SONNET

la douceur des vers, si leur aimable empire Sui désarmer et l'ours et le tigre autrefois , Si l'on vit accourir les rochers et les bois Vers les sons tout-puissanls modulés par la lyre ;

O toi, géuie aimable, à qui seul elle échut, Toi que du haut du i'inde Apollon même inspire, Qui sais si bien toucher les fîls d'or de son luth , Est-il nynq)he ou berger qui ne t'aime et t'admire?

Un moment, par pitié des chagrins oîi je suis, Préte-moi ta guitare instruite à faire entendre Ces sons harmonieux dont l'accord est si tendre I

-le pourrai voir alors l'auteur de mes ennuis ,

(^e cœur dur comme un roc et sourd ik mes alarmes,

S'attendrir et cesser d'insulter à mes larmes.

POESIES DIVERSES. lîi

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