SECOND SONNET
la douceur des vers, si leur aimable empire Sui désarmer et l'ours et le tigre autrefois , Si l'on vit accourir les rochers et les bois Vers les sons tout-puissanls modulés par la lyre ;
O toi, géuie aimable, à qui seul elle échut, Toi que du haut du i'inde Apollon même inspire, Qui sais si bien toucher les fîls d'or de son luth , Est-il nynq)he ou berger qui ne t'aime et t'admire?
Un moment, par pitié des chagrins oîi je suis, Préte-moi ta guitare instruite à faire entendre Ces sons harmonieux dont l'accord est si tendre I
-le pourrai voir alors l'auteur de mes ennuis ,
(^e cœur dur comme un roc et sourd ik mes alarmes,
S'attendrir et cesser d'insulter à mes larmes.
POESIES DIVERSES. lîi