‹ Œuvres choisiesChapitre 87 sur 244 · T ELI · texte numérisé non relu

T ELI

Ah ! plutôt prends ma vie.

94 CxUILLAUME TELL

Ta rage dans mon sang pourroit être assouvie !

J'exposerois mon fils à périr par ma main !

GE s s li E R.

Obéis, ou ton sang..,

■'•'■' • ' " TELL

Frappe donc, inhumain.

Arracbe-moi ce cœnr tendre , mais intrépide , Qui se jette entre un fils et la baine bomicide, Ce cœur que ta barbare et làebe invention l'ait palpiter d'borreur et d'indignation : Peux-tu bien te flatter qu'un père ici partage Contre son propre sang tout l'excès de ta rage .'' Peux-tu, lui prescrivant une exécrable loi , Tyran, le croire encor plus féroce que toi .••

"Vainement pour ton fils ta tendresse compose , Ne crois pas te soustraire à la loi que j'impose ; .Te t'ai donné mon ordre, on ne peut l'éluder ; .le veux être obéi , mourir n'est pas céder. En remplissant ma loi, la fortune ou l'adresse Est la ressource encor que ma bonté te laisse, Tu peux me satisfaire et conserver ton fils ; Mais si ton cœur s'obstine, et si tu n'obéis, Tu péris pour ton fils , mais sa mort est certaine , Je l'immole avec toi.

TELL

Quelle rage inhumaine !

Ah ! n'impute , cher Tell, tons nos malheurs qu'à moi. C'est moi qui t'ai perdu par trop d'amour pour toi. Quoi, Gessler.'quoi ! j'amène uïi lils eu ta présence, l'oudant sur ma démarche un reste d'espérance ! Séparé de son père, un enfant dans les pleurs Pour fléchir ton courronx se joint à mes douleurs ;

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