‹ Œuvres choisies. Avec notice, notes et commentairesChapitre 75 sur 135 · A SON PAGE · texte numérisé non relu

A SON PAGE

Fay refraischir mon vin de sorte Qu'il passe en froideur un glaçon :

Fay venir Jeanne, qu'elle apporte Son luth pour dire une chanson :

INous ballerons tous trois au son; Et dy à Barbe qu'elle vienne, Les cheveux tors à la façon D'une folâtre Italienne.

Ne vois-tu que le jour se passe?

Je ne vy point au lendemain :

Page, reverse dans ma tasse, Que ce grand verre soit tout plein :

Maudit soit qui languit en vain :

Ces vieux médecins je n'appreuve:

Mon cerveau n'est jamais bien sain.

Si beaucoup de vin ne l'abreuve. ^

Imité de la fin de l'ode xi» d'Horace, liv. II, à Qumctius Hirpinus :

Quis puer ocius

Restiniçuet ardentis falerni

Pocula praetereunte lympha?

Quis devium scortum eliciet domo

Lyden? Eburna, die âge, cum lyra

Maturet, incomptam, Lacaenae

More, comam religata nodo.

Le rhythme est encore de l'invention de Ronsard. 1 Éd. P. RI., t. Il, p. 149.

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