‹ Œuvres choisiesChapitre 35 sur 121 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SCIOLTO, seul.

Quel jour affreux a passé dans mon ame ! Il brûle pour Caliste, et j'ignorois sa flamme ! A-t-il un seul instant humilié son cœur? L'aveu de son amour est un cri de fureur. Mais ce front paternel, sous les rides de l'âge, De ses indignes feux ne ressent point l'outrage. Caliste le déteste, et cent fois son courroux Vouhit sur le perfide appesantir mes coups. Elle aura su qu'ici mon ordre le rappelle : Voilà, voilà Tobjet de sa douleur nouvelle; Mais qu'il parte, il suffit; qu'il sorte de ces nïurs. Il rompt de mes projets les ressorts les plus sûrs. Du parti qu'il soutient désunissons le traître. Lothario, Frégose, et l'esclave et le maître, Ennemis de l'état sous des noms différents , Connoîtront aujourd'hui si je hais les tyrans.

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