‹ Œuvres choisiesChapitre 99 sur 121 · LE DAUPHIN · texte numérisé non relu

LE DAUPHIN

Il est un monstre sourd, aveugle, inexorable :

La rage est dans son cœur, le poignard dans sa main :

La nature effrayée et son cri lamentable ,

Rien ne Fémeut; il frappe avec un bras d'airain.

C'est ainsi qu'on a vu son squelette terrible ,

S'asseoir tranquillement sur un lit de douleurs ,

D'une famille auguste y rebuter les pleurs,

Et porter lentement le coup le plus sensible.

Les vœux de tout un peuple ont été superflus ,

Et la mort a détruit sa plus noble espérance,, .

Mais de tant de fureurs ne nous étonnons plus :

Elle a dû résister aux larmes de la France;

Elle fut insensible à trente ans de vertus.

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