LE MOUCHOIR DE LISE
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REPROCHES A M. DESPREAUX,
qui m'ayait donné ce sujet k traiter.
AIR : Avec vont loai le même toit.
^ o N , non , je ne puis concevoir Que yotre muse officieuse M'invite à lorgner le mouchoir De Lise la beUe dormeuse :
Plus un pareil spectacle est doux.
Moins il faut qu'un tiers le partage ; Vos yeux sans moi , mes yeux sans vous En jouiront bien davantage.
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Près dé ce mouchoir tour à tour Irons-tious donc prêter l'oreille Pour savoir. si Lise à TAmour Rêve tandis qu'elle sommeille?
Sur un point aussi capital Nous n'aurions au plus que des doutes; Vous conviendrez: qu'on entend mal Quand on n'est pas seul aux écoutes.
 force de se trémousser Sous cette gaze qui l'obsède , Pour avoir un laissez-passer Si Zéphire implorait notre aide , Ma main ne balancerait pas A le servir plus que la vôtre j Mais sur les doigts , en pareil cas , Nous nous donnerions l'un à Tautre.
Le voile entr'ouvert une fois , Par-ci, pai^-là, je le suppose, Notre odorat , en tapinois , Voudra dépister lis et rose; Mais des bouquets emprisonnés.
Tandis que l'un suivra la trace, A l'autre par-^Levant le nez Il faudra donc que l'odeur passe.
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Et puis V0U5 et moi , par malheur.
Nous sommes fils du premier homjoie ;:
Apres aToir senti la fleur
Nous voudrions mordre à la pomme :
Ah ! plutôt qu'au firuit défendu
Le plus gourmand de nous deux touche
Loin de Lise et de son fichu
Restons chacun sur notre bouche.
•s- lii'i
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D'ailleurs ces schalls si solides.
Que TOUS portez à l'enyi , A des Arabes perfides De ceinture ils ont servi :
Ah ! de ces tissas profanes Comme à mon tour je rirai Si le goût des caravanes Par eux vous est inspiré I
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