‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 65 sur 165 · LE MOUCHOIR DE LISE · texte numérisé non relu

LE MOUCHOIR DE LISE

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REPROCHES A M. DESPREAUX,

qui m'ayait donné ce sujet k traiter.

AIR : Avec vont loai le même toit.

^ o N , non , je ne puis concevoir Que yotre muse officieuse M'invite à lorgner le mouchoir De Lise la beUe dormeuse :

Plus un pareil spectacle est doux.

Moins il faut qu'un tiers le partage ; Vos yeux sans moi , mes yeux sans vous En jouiront bien davantage.

( ao5 )

Près dé ce mouchoir tour à tour Irons-tious donc prêter l'oreille Pour savoir. si Lise à TAmour Rêve tandis qu'elle sommeille?

Sur un point aussi capital Nous n'aurions au plus que des doutes; Vous conviendrez: qu'on entend mal Quand on n'est pas seul aux écoutes.

 force de se trémousser Sous cette gaze qui l'obsède , Pour avoir un laissez-passer Si Zéphire implorait notre aide , Ma main ne balancerait pas A le servir plus que la vôtre j Mais sur les doigts , en pareil cas , Nous nous donnerions l'un à Tautre.

Le voile entr'ouvert une fois , Par-ci, pai^-là, je le suppose, Notre odorat , en tapinois , Voudra dépister lis et rose; Mais des bouquets emprisonnés.

Tandis que l'un suivra la trace, A l'autre par-^Levant le nez Il faudra donc que l'odeur passe.

(ao4)

Et puis V0U5 et moi , par malheur.

Nous sommes fils du premier homjoie ;:

Apres aToir senti la fleur

Nous voudrions mordre à la pomme :

Ah ! plutôt qu'au firuit défendu

Le plus gourmand de nous deux touche

Loin de Lise et de son fichu

Restons chacun sur notre bouche.

•s- lii'i

(ao6)

D'ailleurs ces schalls si solides.

Que TOUS portez à l'enyi , A des Arabes perfides De ceinture ils ont servi :

Ah ! de ces tissas profanes Comme à mon tour je rirai Si le goût des caravanes Par eux vous est inspiré I

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