CHAPITRE XL
Si la poésie italienne a quelque avantage sur la française.
Jean le Maire de Relges, en la dédicace de ses deux Temples de remis et de Pallas 4, nous raconte, par forme d'avant-jeu, qu'il s'était trouvé en un lieu où deux beaux esprits se disputaient laquelle des deux langues devait emporter le dessus, ou la française , ou la toscane : chacun d'eux apportant diverses raisons de mérite pour le soutènement de leurs dires. Même celui qui était pour le parti français soutenait que notre langue n'était pas moins suffisante que l'autre pour exprimer en bons termes ce que l'on saurait dicter ou excogiter , fut en amours ou autrement ; et alléguait pour ses garants uns Jean de Mélîun, Froissard, Meschinot, les deux Gréban frères, Moulinet et Chastelain : l'autre, au contraire, qu'il n'y avait aucune rencontre de l'une à l'autre, et que la Toscane passait d'un grand avant-pas la française, comme celle qui mieux à point savait représenter ses passions amoureuses et autres conceptions, tant en vers que prose, en quelque sujet que ce fût. Et à cette fin produisait uns Dante , Pétrarque et Boccace , qui n'étaient de petits parrains : grand procès certes , contre lequel on ne peut alléguer ni prescription, ni péremption d'instance, parce que c'est un renouvellement de querelle qui se fait de jour à autre entre les Français et les Italiens , quand les occasions se présentent. Au demeurant, ni l'Italie ni la France n'avaient lors produit une infinité de beaux esprits qui ont ^ diversement embelli leurs vulgaires par leurs écrits. Partant il
néralement hataiUe de Cérisoles, du le rapprochera avec intérêt de l'ou-
lieu où elle se livra. vragede Henri Kticnnc,snrla P/eff/Zen-
' La sixième dans l'édit. de 1623. ce du lanrjarie franiais, pag. 62 etsuiv,
- De ne pas négliger, dédaigner. . ' Voy. l'édition in-fol. des Illustra-
■• C'est le cbap. vill du liv. vu. On iions de la Oinile et autres ceuvres de
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ne nous sera malséant , sur ce différend des parties , de faire une nouvelle production, et sur le peu que je produirai d'une part et d'autre , donner à penser au lecteur quel jugement il en doit faire : car pour vous bien dire, je ne vois point que l'Italien ait aujourd'hui grand argument de se glorifier dessus nous, par la comparaison des pièces que je vous représenterai ici. L'unde leurs plus grands poètes est Arioste, en son Rola7id le Furieux, qui a divisé son livre par chapitres, qu'il appelle chants , et chaque chapitre en divei's huitains : entre lesquels chapitres, le plus digne est le troisième, où le poète se dispose de discourir l'avéuement et avancement de la race d'Esté, c'està-dire des ducs de Ferrare, en l'honneur desquels il avait dressé son poème. Voyons donc de quel pied il nous salue :
Clii mi darà la voce e le parole Convenienti a si nobil suggetto î Clii l'aie ai verso presterà, clic vola Tanto cli'arrivi a l'alto niio concetto? Molto maggior di quel furor che siiole, Ben hor convien, clii mi liscaldi il petto, Che questa parte al mio Signor si debbe, Che canta gli avi onde origine liebbe.
C'est-à-dire : « qui me donnera la voix et les paroles pour un sujet si noble? qui me prêtera des ailes pour me faire voler, de sorte que je puisse arriver au point de ma haute conception? Il me faut ici beaucoup plus de fureur que mon ordinaire, pour me réchauffer la poitrine. Car je dédie à monseigneur ce présent chant, dedans lequel je veux discourir dont ses ancêtres prirent leur source. « Ces huit vers furent heureusement représentés par ce sixain de du Bellay, sur l'entrée de la Complainte du désespéré :
Qui prêtera la parole A la douleurîqui m'affole ; ' Qui donnera les accents A la plainte qui me guide, r.t qui lâchera la bride A la fureur que je sens ?
l.e Maire, donnée à Lyon en lô49, cher jjropre et au figuré. Du Parlas gémit Jean de Tournes, p. 380. sur
' Qui m'accable ; affoler, blesser, au l/iioiiein (bi fii civil qui notic Fi.niceo/ToV,
Sixain qui semble coiitre-balancer le liuitain de l'Arioste. iVlais qui lira le premier couplet de notre Ronsard , en son Hymne triomphal^ qu'il avait fait cinq ou six ans auparav? :t sur la mort de la reine de Navarre , aïeule de notre roi Henri le Grand, il dira n'y avoir rien de tel, ni en l'Arioste ni en du Bellay :
Qui renforcera ma voix, Et qui fera que je vole Jusqu'au ciel à celte fois Sous l'aile de ma parole?
Or mieux que devant il faut Avoir l'estomac plus chaud De l'ardeur qui jà m'endamme D'une plus ardente flamme.
Ores il faut que le frein De Pégase ([ui me guide , Étant maître de la bride, Fende l'air d'un plus grand train '.
Si une amitié que je porte à ma patrie ou à la mémoire de Ronsard ne me trompe, vous le voyez ici voler par-dessus les nues, et Arioste se contenter de rouler sans plus sur la terre. Le semblable dirais-je volontiers d'un sonnet qu'il emprunta des Amours de Bembe :
Si come suoi, poi ciie'l verno aspro e rio Parle, e dà loco aile stagion migliori, Uscir col giorno la Cervella fuori Del suo dolce boscliettn, aimo natio.
E hor siq)er un colle, lior longo d'un rio, Lontana dolle case , e dà pastori, Gir socura pascendo lierbelte et fiori, Ovunque più la poi ta il suo desio.
Ne terne di saella, o d'altro inganuo , Se non quando è colta in mezzo il fianco, Da buon arcier, clie di nascosto scocclii
Cosi senza tenier fuluro affanno, Moss'io, Donna, quel di, che bei vostr' occlii M'impiagar lasso , tulto '1 lato mancho.
' Ailleurs Pasquicr emploie liytnne , ^ Ces vers suffiraient pour attester clans la même acception, avec le fémi- combien Ronsard était, suivant l'e\nin. l.e genre de ce mot , ainsi que de pression de La Bruyère ^ Carael. c. I ), plusieurs antres, était encore indé- ~ « plein de verve et d'enthousiasme ». terminé.
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Cest-à-dire: « Corn me le méchant hiver nous ayant quittés pour faire place à une meilleure saison , la biche sort, avec le jour, du doux bosquet, son naïf repaire, et ores sur une colline, ores sur l'orée ' d'un rivage, loin de maisons et de pâtres, se va paissant en toute sûreté d'herbelettes et de fleurs , la part ^ où sou désir la mène, ne craignant ni flèches ni tromperies, sinon lors-" qu'elle se trouve férue au travers du flanc par un fin archer qui était aux embûches ; ainsi m'en allais-je, ne me défiant d'aucun mal futur, le jour que vos beaux yeux , hélas ! me transpercèrent le côté gauche ( il veut dire le cœur ) ». Voyons, je vous prie , de quelle sorte Ronsard voulut ménager ce sonnet , au cinquante-neuvième de ses premières Amours :
Comme un chevreuil, quand le piiutemps détruit Du froid hiver la poignante gelée, Pour mieux brouter la Ceinlle emmiellée, Hors de son bois avec l'auhe s'enfuit ;
Et seul, et sûr, loin des chiens, loin du bruit, Or sur un mont, or dans une vallée.
Or près d'une onde à l'écart recelée.
Libre, folâtre où son pied le conduit :
De rets ne d'arc sa liberté n'a crainte, Sinon alors que sa vie est atteinte D'un trait meurtrier^, empourpré de son sang ;
Ainsi j'allais sans soupçon de dommage.
Le jour qu'un œil, sur l'avril de mon âge, Tira d'un coup mille traits dans mon flanc.
Bembe fut l'un des premiers personnages de son temps en quelque sujet où il s'adonna, tant en latin que toscan ; toutefois je veux croire que s'il revenait au monde , il voudrait bailler et son sonnet et deux autres de ressoute 4 en contr'échange de cetui. Baïf, au second livre de sa Francine, voulut suivre la piste de R^onsard , mais non avec pareille grâce :
Comme quand le printemps de sa robe pUis belle La terre parera, lorsque l'hiver départ ^,
' (Ora ) le bord, l'extrémité... ^ De surplus : ressoute, c'est ce qu'où
-Du côté... donuait pour faire résoudre, c'est-à-
^ Ce mot était alors dissyllalie : on dire dissoudre un marché. — 1/édi-
a vu déjà et l'on verra plus loin encore (ion de 1665 porte fautivement de res-
que meurdrier se disait à cette époque soiira'.
aussi bien que meurtrirr. '- S'éloif^iie. ,.
La hiclie toute gaie, à la lune, s'eu part Hors de son bois aimé , qui son repos recel»; :
De là va viander ' la verdure nouvelle, Sûre loin des bergers, dans les champs à l'écart, Ou dessus la montagne, ou dans le val, la part Que son libre désir la conduit et rap|)elle ;
Ni n'a crainte du trait, ni d'autre tromperie, Quand à coup elle sent dans le flanc le boulet Qu'un bon arquebusier caché d'aguet ^ lui tire :
Tel, comme un qui sans peur de rien ne se défie. Dame, j'allais le soir que vos yeux d'un beau trait Firent en tout mon cœur une plaie bien pire.
Sonnet que je ne veux pas dire n'être beau ; mais si j'en suis cru, il ne sert que de feuille à l'autre ^. Tout de la même façon que Baïf, aussi voyant ces deux sonnets, j'ai voulu ces jours passés-en faire un troisième , qui est tel :
Comme le cerf, lorsque l'hiver nous laisse l^ur faire place à la verte saisoij , Avec le jour sort gai de son buisson, Afin que d'herbe et de fleurs il se paisse ;
Et or les monts, or les eaux il caresse, Loin des bergers, loin de toute maison, N'ayant, pauvret, que les champs pour prison, Et çà et là, où son franc pied l'adresse ;
De l'arc il n'a ni de surprise peur, Quand à couvert l'arbalétrier trompeui Le vient servir d'une meurdrière flèche :
Ainsi allais-je, hélas ! quand je te vis. Et qu'en mon cœur, impiteuse'*, tu fis De tes beaux yeux une sanglante brèche.
Je me donnerai bien garde de dire quecetui soit de meilleur aloi que celui de Baïf : car le disant je serais un sot. Bien dirai-je que si le sien et le mien n'excèdent 5, pour le moins ne cèdent-ils en rien à celui de Bembe.
Desportes s'est voulu jouer sur ce sonnet qu'un poète italien
' Brooler : viande désignait alors S n n'est l)on qu'à se présenter en comtoute espèce de nourriture; d'où rian- pagniederautre(motàmot,souslecou- (/";•, mander. vertde)'autro,ùluiservird'enveloppe).
•^ Placé en eml)uscadc,.. * Cruelle, sans pitié...
' N'ont pas l'avantage...
fit pour un bracelet de cheveux qui lui avait été donné par sa maîtresse :
O chiome, parte délia ticccia d'oro Di cui fè Amor il laccio, ove fui collo Quai semplice angeletto, e da quai sciolto Non speio esser mai più, se pria non moro.
lo vi bacio, io vi stringo, io vi amo e adoro , Perche adombrasti gia quel sagro volto, Che a quanti in terra sono il pregio lia tolto, Ne lascia senza invidia il divin clioro.
A voi dirô gli affanni, et i pensier miei, Pol clie longi è madonna, e parlar seco Mi nega aspra fortuna, egli empi Dei.
Lasso ! guarda se amor mi fa ben cieco Quando cercar di scioglierme io dovrei, La rete porto, et le catene meco.
Le sens de ce sonnet est : « O cheveux faisant part de la tresse d'or dont Amour fait ses lacs , par lesquels je fus pris connue un petit oiseau , sans espoir de m'en déchevêtrer que par ma mort , je vous baise , vous étreins , vous aime et adore, pour avoir quelquefois servi d'ombre à cette sacrée face qui surpasse toutes les autres en beauté, non sans quelque jalousie des anges ! Je vous raconterai mes fâcheries et pensées, puisque mon malheur et les Dieux cruels ne me permettent jouir de la présence de ma dame pour la gouverner ' . Hélas ! je vous prie de considérer si l'amour m'a bien aveuglé , vu que lors que je devrais chercher les moyens pour me délivrer, je porte sur moi mes rets et mes chaînes. »
Cette invention est beaucoup plus riche et pleine de belles pointes que celle de Bembe, laquelle Desportes a voulu imiter en cette façon =* :
Cheveux, présent fatal de ma douce contraire, Mou cœur, plus que mon bras, est par vous enchaîné,
' Pour converser avec eUe. Celui-ci ayant lu l'ouvrage : « Si j'eusse
^ Desportes a beaucoup pris aux Ita- su, dit-il, que l'auteur eût dessein d'e-
liens , mais il le confessait de bonne crire contre moi, je lui aurais donne
grâce. Uu contemporain jaloux avait de quoi grossir son livre ; car j'ai plus
composé un livre intitulé la Rencontre emprunté aux Italiens qu'il ne pense. »
des Muses, où il prétendait faire voir \oy. \eParnasseJran,çais, iiarduVillei,
que Desportes avait pillé chez eux tout pag. 160. ce qu'il y avait d^bon dans ses poésies.
Pour vous je suis captif en triomplie mené,
Sans que d'un si i)eau rets jeclieiclie à niedéCaiie !
Je sais qu'on doit fuir le don d'un adversaire: Toutefois, je vous aime, et me tiens fortuné Qu'avec tant de cordons je sois environné : Car toute libellé commence à me déplaire.
O clieveux , mes vainqueurs, vantez-vous hardimenl D'enlacer dans vos nœuds le plus fidèle amant, Et le cœur plus dévot qui fut oiic en servage ;
Mais voyez si d'aijiour je suis bien transporté, Qu'au lieu ' de m'essayer à vivre en liberté, Je poite en tous endroits mes ceps^ et mon cordage ^.
Mettez celui en la balance avec l'italien , vous les trouverez entre deux fers ^ . Or, comme j'ai trouvé cette invention fort belle, aussi ai-je voulu coucher de mon enjeu, sous le hasard de le perdre, moulant sur cette première une autre seconde, telle que vous entendrez :
Bracelet qai es fait des cheveux de ma Dame, Tissu de ses beaux doigts, du dieu d'amour le las ^, Ainçois'' nœud gordien, que ni le coutelas Ni la mort ne sauraient dénouer de mon âme !
O beau don, qui m'étreint, qui me lie, m'enflamme. Je baise raille fois et mil cet entrelas?, Qui m'encliaîne et me fait, d'un gracieux soûlas *, Galiot 9 de l'amour, chevalier de sa ranae.
Ores que mon soleil s'est éclipsé de moi. Pour tromper mes ennuis je devise avec toi , Et faut que nuit et jour, enchaîné, je te porte ;
Mais, ô Dieu ! fut-il onc plus fantasque discours. Que pour nie délivrer j'aie vers toi recours, Toi qui lies mes bras afin que je ne sorte ?
' l'iiisqu'au lieu... monnaie est entredeu3-fer.<!,se ait d\>ne
'' Mes entraves, 7iies fers; « I,e cep, pièce de monnaiequi ne trébuche point
«lit Nicot, est un instrument fait de deux lorsqu'on la pèse (qui n'emporte pas
pièces de bois entaillées sur le bord, par sa pesanteur le poids qui lui est
lesquelles jointes détiennent les pieds opposé). »
ou les mains, ou les quatre ensemble s (iaçueus) lacet, filet...
du malfaiteur qui y est mis.» '■ Ou plutôt...
3 V. Diane, premières amours, iiv. II, ' Entrelacement...
sonnet41. Onlit dans nesportes,au sep- " Par un gracieux soulagement...
tième vers : je sois emprisonné. " Galiot (de rjaliote, espèce de bâti-
* C'est-à-dire comparables, d'un ment de mer, moindre que la galère )
égal mérite. On retrouve la trace de signifie corsaire, nous dit Nicot, et
rette locution proverbiale dans la aussi « celui qui vogue à la rame en
phrase suivante , extraite du Diction- vaisseau conduit par avirons, fût-il
naire de l'Académie : « Cette pièce de forraire (forçat), ou de bonne volonté. »
DE LA FRANCE. oS
La facilité de la muse de Desportes l'a souvent porté à ce même sujet, ayant dedans ses Amours emprunté plusieurs sonnets italiens, lesquels mis au parangon l'un de l'autre, il serait malaisé de juger qui est le prêteur ou l'emprunteur : chose que je vous dis pour montrer qu'il n'est rien impossible en notre vulgaire français, selon la rencontre des esprits • . Je vous laisse à part une inflnité d'autres personnages de marque , qui se sont étudiés à l'embellissement de notre langue , sous le règne du grand roi François, et depuis, desquels Jean le Claire de Belges n'avait connaissance, pour s'être mis depuis sa mort en crédit. Quoi donc? enteuds-je faire juger le procès qui fut intenté de son temps, et dès piéça pendu au croc? Nenni. Deuieurons dedans l'appointé au conseil ; et que chacun cependant écrive tant d'une part que d'autre. Celui qui écrira le mieux et produira meilleures pièces emportera enfin gain de cause. Chaque langue a ses propriétés naïves et belles manières de parler, qui ne naissent point d'elles-mêmes, ains s'enrichissent avec le temps, quand elles sont cultivées par les beaux esprits. Au regard de la nôtre, elle ne manque d'un ample magasin de beaux inots, pour ménager nos conceptions bravement , quand elles tombent en bonnes mains ^ : connne vous pouvez recueillir de ce qui est de plus ou de moins, par les exemples que je vous ai représentés en ce chapitre. Et à tant ^ , de ce peu pourrez-vous faire , comme je pense , le jugement d'un beau coup : Ab uno disce omnes; et encore le reconnaîtrez-vous plus amplement par les deux chapitres subséquents. Bien clôrai-je cetui-ci par cet arrêt : que les langues n'anoblissent point nos plumes , mais au contraire les belles plumes donnent la vie aux langues vulgaires , et les beaux esprits à leurs plumes 4 .
' « Notre langage, dit à peu près de ' D'après cela...
même H.Estieniie, estployableàtoutes * Montaigne avec encore plus d'éner-
sortesde mignardises, et nous en faisons gie:«Lemaniement et emploite desbeaux
tout ce qu'il nous plaît : » Précellence, esprits donne prix à la langue... C'est
p. 67, aux bons et utiles écrits de le clouer
-On peut rapprociier de ces consi- à eux (lclangage|; et ira son crédit
dérations les Essais de Montaigne, selon la fortune de notre état. » Es-
édit.in-18de Paris, 1825, UI, 5, t. VI, sais, lll, 5 et 9, t. VI, p, 259, et t. Vil,
p. 259 et suiv. p. 146 de l'édit. cit.