C.I.OSSAIRK
çaise , l'espagnole et l'anglaise, qui florissent en bonnes coutumes et or-
ilonnances sur toute autre nation « , Recli., 1 , 10. Flotte, troupe : « Kogaret, chancelier de Philippe le Bel , avec une flotte
de gendarmes, s'empara de la personne de Boniface VIII », Rccli., III, 17.
Voy. encore , pour ce mot, le t. 1 de celte édit., p. 19, et le t. II, p. 19.
Ainsi classis désignait autrefois en latin une armée de terre autant
qu'une armée de mer; primitivement troupe. Flouet, mou, faible : a Son mari, qui était d'une matière flouetle ,Rcclt.,
VI, 27; cf. dans cette édit., t. I, p. 2liU. Folâtre ; ancienne acception de ce mot : t. II, p. 369. For ; emploi de cette particule en composition : t. I, p. S^i; t. II, p. 101. Forclore, éloigner, exclure : « I,a même raison qui occasionna nos ancêtres à forclore les filles de l'espérance du royaume... » , Récit., II, 17. Voy.
aussi t. I de cette édit., p. 2.
Forêt; ancienne signification de ce mot : o En vieux langage français, dit
Pasquier, il convenait aussi bien aux eaux qu'aux forêts » , Rccli., II , ir>. Forgeron ; emploi figuré de ce mot : t. II, p. .333. Forligiié : t. I , p. 8.
Fossoyé : t. I, p. 32.
Fouag:e : 1. 1 , p. 66.
Foucade : t. II , p. 301.
Foule, vexation : « Sans foula et oppression des sujets », Recli., II, 8. Fretin ; sens primitif de ce mot : 1. 1 , p. 73, Friand : « Belleforêt , dans ses Grandes Chroniques de France, dit de Bru-
nehaut qu'elle était friande à gouverner » , Recii., V , 15.
Gag:er; ancienne acception de ce mot: t. I, p. 121.
Garbe : t. Il, p. 35.
Garite : t. II, p. 256.
Garniinent ou garnement ; origine de ce mot : 1. 1 , p. 127.
Gaster : t. I, p. 29.
Gausser, plaisanter, échanger des propos plaisants : Voy. Recli., VI, 5G.
Gêbenne : t. II , p. 395.
Géhir. Déjà Pasquier regrettait plusieurs mots que nous avions à tort laissés périr. Tel était en particulier le verbe qéhir ( forcer à dire la vérité par la gêne, la torture) , terme court, expressif, que nous n'avons pas remplacé : 11 eût souhaité « que quelque plume hardie le remît encore , puisqu'on ne pouvait plus le rendre que par circonlocution » , Recli., VIII, 31.
Gendarmer ; acception particulière de ce verbe : t. II, p. 390.
Genoux (Fléchir les) ; forte image : Pasquier montre « notre France contrainte de fléchir les genoux sous l'ambition de Frédégonde et de Brunehaut », 7Jec/i., V, 10.
Gentil ; une ancienne acception de ce mot : « Sur le déclin de l'Empire, il y eut principalement deux manières de gens de guerre, qui furent sur tous les autres en réputation d'être braves au fait des armes : dont les uns furent appelés gentils et les autres écuyers » , Rech., II , 16. V. dans cette édition, pour une autre signification du même terme , II , 222.
tJerlic de fouerre (Faire), se moquer de; Pasqiiier, reprochant aux jésuites lie faire vœu de pauvreté et de tenir néanmoins terres et possessions : " N'est-ce pas ici un sophisme par lequel non-seulement vous surprenez ce pauvre peuple, ains faiics qerbe de fouerre à Dieu ? » lircli., III , UU. r,f. Lelt.^W, 5. Faire gerbe de fouerre, c'était primitivement offrir une mauvaise gerbe, oîi il n'y avait que de la paille, partant, mal payer sa dîme. On disait dans le même sens faire barbe de fouerre, ou gerbe de paille : Voy. Recli., VIU, 62.
Classer: t. II, p. 32.
Goffe : t. II , p. 17a et 200.
tioiifuuonnier, dans le sens de coryphée , chef : « Bariole, gonfanoniiicr de tous les autres (jurisconsultes) » , Letl., XIX, 15.
ftorse cliaiiile ; sens primitif de cette locution : t. II, p. 3't'7.
Gouverner, dans le sens d'entretenir : « C'est le troisième âge du rétablissement du droit , dont je veux vous gouverner par le chapitre suivant » , liccli., IX, 38. Voy. aussi , dans cette édit., t. II, p. 363 et Û67.
Guerdon : t. I, p. 150 et 222.
Giiiguer : t. II, p. 57.
Gninder, pris dans le sens propre : t. Il , p. 56.
Hagard ; sens primitif de ce mot : 1. 1 , p. 6U'; cf. t. II , p. 307.
Haleiier, découvrir, éventer : 0 En peu de temps leur imposture fut lialclu'e « , Lett., 1,8. « Celui qui premier lialena son fard (sa fausseté)... » , /f/., IX , 9. — Ce verbe signifiaitaussi aborder, pratiquer, éprouver : Pasquier rappelle sa rencontre avec un jésuite : «Soudain, dit-il, que je l'eus haleiié, je laissai les communs passetemps aux. autres et m'abouchai avec lui... i),/rf., XXI, 1. Voy., pour ce mot, 1. 1 de cette édit., p. lUl , et t. II, p. 160, 175. .
Harpail : t. I , p. 73.
Hart : t. I , p. 228.
Hêberscment, habitation : Pasquier signale l'impiété de Louis d'Outremer et de Lothaire, et les accuse « d'avoir fait de la maison de Dieu un licbergcmcnl de chevaux » , Rccli. , III, 30.
Héberger, demeurer : « Cette princesse hébergeait avec Théodoric » , Ikxlt., V , 15.
Hontoyer (Se), avoir honte, rougir : «Le roi (Louis XI) conniicnçade se liunloycr », Recii.,'S\, 10.
Huis , autrefois porte : « C'étoit entreprendre à huis ouvert (ouvertement ) sur nos privilèges » , Rccli., III , 12. Voy. encore , pour ce ternie , t. I de cette édit., p. 'lO. De là. Huissier, primitivement portier : «C'est celui, dit Pasquier, auquel était baillée la garde de la porte de la chambre. On n'admettait dans celte place aucun qui sût lire etécrire », Rccli., II, 5.
Hjpocriser, déguiser, dénaturer par hypocrisie : « La nouvelle secte, laquelle liypocrisant notre religion catholique... », iJcr/i. , III , 13. — Par conséquent, feindre : « Brunehauf, qui avait /(?/pt)rci.s<; une longue dévotion... n, Récit,, V, 18.
Sdoliie : t. I , p. ~ti.
Iiiiiiiéniorable : t. I, p. 68.
Iiiiniiier : t. Il, p. 102.
Iiiipatroniscr (S'), s'emparer : « lis (les pnpes) s'impatronisèrent par le menu (le cette grande ville ( de Rome ) » , Rccli., UI, U, à la ftn. Voy. encore t. I du cette édit., p. 14.
Inipércr ou cmpC'rer pour commander, régner en qualité d'empereur : Voy. r,nii., II, 16. Cf. t. I de cette édit., p. 87 et 165.
Iinp!lcii\ : t. I, p. 196, et t. 11, p. 50.
Isiipropère ( Tourner à ) : t. I , p. û.
liiipropéî-er : t. I, p. 79; t. II, p. 125 et 182.
Iiiâifréreiit (Tourner suri') : t. II, p. 326.
Industrie : t. I, p. 75.
lufliiilir^, employés comme substantifs : « Tout ainsi que le non écrire fait qu'elles ne soient connues (les langues), aussi le trop écrire... les rend si obscurcies que l'on n'en tient compte » , Lrtl., X, 7. — « L'entretenir (pour l'entretien, la conservation) du serment... », Recli.,1^ , 3.
Inrondre : t. II, p. 2sa.
Iiilci-jet : t. 1, p. 93.
Intermeure : t. I , p. 58 et 220.
Jaçoit, quoique : « Jaçoit qu'on les appelât cardinaux » , lieclt. , III , 5; cf. ici., IV, 5. Voy. encore t. I de celte édit., p. 25 et 65.
Jelcn ; acception curieuse de ce mot : « Nous sommes les jetons des rois, qu'ils font valoir plus ou moins, comme il leur plaît; et les rois sont les jetons de Dieu i> , Ilccli., V, 29.
Jouerai:...; tour souvent employé: « Quand un royaume tombe entre les mains d'un enfant, chacun en son particulier veut jouer au roi dépouillé » , liccli., VI , 25.
JoucI : Pasquier vient de dire que si la justice divine punit quelquefois les hommes en leur envoyant des tyrans, elle finit toujours par briser les verges dont elle s'est armée pour le châtiment des coupables; il ajoute : « Si nous sommes \es jouets des rois, les rois sont les jouets de Dieu » , Lctt., IX, 7.
Joug (Kaire), plier : «Quand tous les évêques étaient assemblés, il fidiaitqui; les papes fissent joug », Lctt., XX, 1. Voy. aussi t. II de cette édit., p. 363.
I,ai, laïque : «Le clerc est inséré sous la qualité de maître, et le /fli" sous celle de monsieur ou messire », 7?ec/(., 11,3. Voy. aussi t. Ide cette édit., p. 21').
Leurre ; sens primitif de ce mot : t. Il, p. 394.
I.î(iere( Faire) : «Il (Protade, gentilhomme romain) vilipendait cf faisait litière (montrait un mépris absolu) de la noblesse bourguignonne», lier II., V, 18.
Loist (II me), il iiiVbt loisible :« S'il mu plait,;'/ inc loist » , Lcll., XX, 5.
Lourclic (ne se trouve ni dans Mcot ni dans Hoquefori), déqu, emballasse, attrapé : « La ehance du jeu s;; tournant, celui en fin de jeu se trouva (ourdie , qui pensait êlre maître du tablier (delà partie) n, Rccli., VIII, 56. Voy. encore ce mut t. II de cette é;lit., p. \US.
Loiirdois : t. II, p. 12r).
Luciaiiistc : t. I, p. lUO.
MucliiaTcliser , agir criminellement par intérêt : Voy. Ilecli., VI , 39.
niagnincr, pour orner, glorifier; terme expressif, qui paraissait excellent à Vaugelas et qu'il voyait mourir avec beaucoup de regret ( 132^ remarque sur la langue française : « Là où les empereurs magnifièrent auparavant et Rome et l'Italie... n , Rccli., III , 'i ; et dans le môme livre , au c. 12 : <( CliarlesJe Chauve voulut..., pour se magnifier en qualité d'empereur, faire tenir un concile général Cf. la Congratulation de Henri IV;
Lelt., XVI, 7.
lUahcutrc : t. II, p. 19"7 et 350.
Main ( Haut à la ) : t. II , p. 91. De là liaiil la main , pour hardiment , lestement, sans peine aucune : Molière, dans l'ourceaugncc, act. ll,sc. 1: n Vous l'auriez guéri liant la main».
Hlaiiimellrc : t. II, p. 2ia.
Maiiiiiiise : t. II, p. 290.
Mais (^e pouvoir) : t. II, p. 298.
.Malebouclie (La) : t. II, p. 176.
illaliîisant ou iiial-gis!«ant : t. I, p. 211, 236, et t. II, p. 152.
Malliciire (En la) : t. II, p. 378.
i\Iallalent, ressentiment, déplaisirel chagrin : « Il avaitconçu un maltalent de celte condanuiation » , Rccli., III , 9. Voy. encore, pour ce mot , t. t de cette édiL, p. Ub et 88 ; t. Il , p. 310 et 323.
Manié fie rorlunc , battu par l'adversité; familiarité énergique : «La philosophie, pendant l'heureux succès de nos affaires, nous entretient en grandeur, et quand on est manie de forluiie , nous sert de consolation » , Pourparlcr du Prince.
Marguerite (Ma tranche) : «Par un commun proverbe, on dit celui-là. Vivre àla franche Marguerite, qui conduit rondement et sans tromperie, ses déporlements » , Lcll., XXII, 5.
Martel : t. II, p. 307. C'était un mot récenmient emprunté à l'Italie , comme on le voit dans les Dialogues cl» nouveau langage français ilalianisj de Henri Etienne , 1579 , pet. in-S" , p. 12.
Matois ; ancienne signification de ce mot : t. II, p. 301.
!\iecani(iue : « Les gens mécaniques (de métier)... » , Interprétation des Inslilutcs, p. 197. Cet adjectif, d'une signitication plus étendue que de nos jours , se prenait aussi au figuré : Montaigne, pour déprécier des victoires, les appelle « des victoires mécaniques », Ess., III, (i.
Mécroire, refuser de croire : « Kncnre .li-ji' beaucoup plus de sujet de la mécroire (cette mort) » , Ilcli., V, l'i.
Méprendre : t. II, p. 270.
OIOSSAIBE. 451
Mé»>hiii : l. II , p. 31" el 377.
Meurdrir ou meurtrir, pour luer : I.epoële Beriaut a dit, dans son Dixiditis funèbre s\iv la mort de Henri 111, en s'adressanl à l'assassin :
Ton front, atout le moins, pàlit-il pas dVffioi, Te sentant de ta main meurtrir ton propre roi ?
Voy. ce verbe, pris dans la même acception, Recli., H, 16, et t. 1 de celte édit., p. 39, 95.
mignon de couche, galant : « Elle ( Bnineliaut ) s'était donné pour mignon (te couclie... » , Rccli., V, 18. Ainsi Molière, dans Sganarellc , se. G :
Le voilà le beau fils , le mignon >/f coucliclte.
iMIrer, regarder avec complaisance ; Pasquier, après avoir rapporté plusieurs particularités qui témoignaient de l'estime que l'on avait pour lui et ses ouvrages, ajoute : «Ne sont-elles pas suffisantes pour infatuer un vieillard et le faire pavoncsqucment mirer en ses plumes? » Lclt., XXI, 7. Quelquefois mirer signifiait simplement : voir, étudier : « Le prince, s<; mirant aux exemples des autres grands personnages, apprend tout ce qu'il lui convient de faire» , Pourparlcr du Prince.
lUonacliation , relégation dans un couvent : « La vionachalion de son frère Carloman... », Recli., III, 10.
Montre; ancienne signification de ce ternie : t. II, p. SUS; Mettre sur la munlrc , Id., p. 159. Cf., à ce mut, \e Lexique de Molière, par M. Génin.
Mousse, faible, languissant , d'oîi éinoussé : Pasquier parle d'un jurisconsulte qui écrivit " d'un style mousse et grossier n,Recli., IX , 39. Montaigne a dit également, Ess., H, 8 : « J'ai, dn ma part, le gofit éliangenieiit 7nousse à ces propensions qui sont produites en nous sans l'ordonnance et entremise de notre jugement», c'est-à-dire émoussé pour ces penchants.
\Ioulier : t. I , p. 123.
Moyenner, procurer : « Ceux-là se moycnncint ce nom de noblesse à h\ pointe de leurs épées, ceux-ci à la pointe seulement de leurs plumes» , Rcch., H, 17. Voy. encore le même mot t. II de cette édit., p. 259. Montaigne a employé ce verbe : n Elles, dit-il ( les difficultés), anoblissent, aiguisent et rehaussent le plaisir divin et parfait que la vertu nous moyenne « , Ess., I, 19.
!\iugueier : t. II, p. fiOG.
Muse (Donner la }, tromper, attraper : « Il (le capitaine Carache) se mit aux champs en bonne délibération de donner lu muse à ses ennemis « , Rcch., VI , 22. Voy. aussi cette locution t. II de cette édit. , p. 238.
!\alure, dans le sens de sentiments naturels : Pasquier vient de parler di! (Charles le Chauve, qui fit crever les yeux à l'un de ses fils, pour s'être révolté contre lui : « h ce supplice, ajoute-t-il, le père avait part aussi bien comme le fils , ou bien nature manquait en lui » , Rech., V, 3.
Navrer ; se prenait encore dans le sens propre, que nous n'avons pas conservé : 0 Le duc Louis, navre de cinq plaies dont il mourut cinq jours après » , Recli., M , 28. Voy. aussi t. Il de cette édit., p. 256.
>erf : « Elle (Druneliaut) employa tous les nerfs de son esprit », Rccit., V, 20; bon latinisme.
Noise ( Basse ) : t. II , p. 2û8.
Noiseux : t. 1 , p. 20G.
Nonclialoir : on verra des emplois heureux de ce mot 1. 1 , p. 15 el 58 ; t. II , p. U6. Montaigne a dit : « De mettre à noiuhidoir la charge que mon ami m'a donnée, je ne le fais pas, Ess., 1 , 9. On retrouve encore dans Chaulieu , lipilrc à Rousseau, ce terme qui offrait une nuance précieuse de celui de noitchalancc :
Depuis <lf iix jours , lirf'lasl ji" l'ai perdu , Du nonchaloir le li«ros adoialile.
IMovalité , changement, modification : « I! n'y a chose dans la république oîi le souverain magistrat doive apporter tant de circonspection , crainte et prudence, qu'en la novalilù de la loi » , Recli., Ill , 34. Voy. encore t. I de cette édit., p. 8.
Obreptioii (obrepere): « Par surprise et obreplion que l'on a faite au saint-siège », Rcch., 111, S^i.
Opiuiùtrer, envenimer : o Ils (les jésuites) se mêlent des affaires d'État, non pourmoyenner une paix entre les princes chrétiens, mais pour opimâtrci- la guerre » , Lctt., XX, 1. Ce verbe signifiait aussi pousser avec vigueur : « Les iNormands, sous son règne (celui de Charles le (Chauve \ commencèrent de prendre pied ferme en France , el depuis opinhUrèrent leurs conquêtes » , Recli., V, U.
Orbe : «Les coups oc^es,.. », Rcch., It, 10. Un coup orbe, c'est, dilNicot, « celui qui ne fait que meurtrissure, sans ouverture de plaie ».
Orée : t. I , p. û2, et t. U, p. 49, 266.
Orer : t. Il , p. 7.
Ores, répété : t. I,p. 156.
Ores (D') en avant :t. il, p. 158; cf. Molière, Malade imaginaire, act. II, se. 6.
Ores ciuc : t. lî, p. 369.
Orue: t. II, p. 207 et 37L
Ost, pour armée : Récit., VII, û; et Voy. t. I de cette édit., p. 22.
Oiibliaiice : Pasquier, après avoir rappelé le courage de La Vacquerie et des membres du parlement, refusant à Louis XI de vérifier un édit qui blessait leur conscience , déclare que ce trait a ne niéiite d'être enseveli dans les ténèbres (/'OHfc/irt^fc », Poiirparlei' du Prince, i la fin. Voy. aussi, dans cette édit., le t. II, p. 381.
Outrepasse : t. II, p. 27 et 73.
Ouvrer : t. I , p. 16.
Pailler : t. II, p. 301.
Pantois : t. II, p. 07.
Par ; sens de cette particule dans la composition : 1. 1, p. IW. Parangon , modèle : « Alexandre, que le peuple nomme comme un pa-
ranijun de tous rois... » , Pourparicr du Prince. Voy. aussi pour ce mot
I. I (le cette édit., p. 9 , 190 , et t. ] I , p. 237. ^arangonnrr, Cnmparer, i!'galer : « Nul iirince clirétiou ne s'osait pa-
GLOSSAIBE. 453
ranqonner en autorité avec lui (le pape) » , Rccli., III, it; et plus loin « se parangonner avec les prêtres ( marcher de pair)... » , Ibid., 5. Cf. Lell., XIX, lu; ctvoy.cn outre, dans cette édit., t. I, p. 190, t. II, p. 100.
Parany mplie : t. II , p. 77.
Parlicr : t. II, p. 390.
Parlire : t. 11, p. 382.
Part ( La ) , forme adverbiale , t. I , p. 69 , et t. Il , p. 184.
Passevolant : 1. 11 , p. 31,
Pateliner, faire le complaisant, et avec un complément, flatter, amadouer : ( Quoi qu'en dise Pasquier, Rccli., VIII , 59, ce verbe paraît avoir préexisté à la farce de Patelin ). « Il sut si bien paleliner... » , Recli., V, iU. Voy. encore, pour ce mot, t. II de cette édit., p. 131.
Pâlis : Voy. lîez.
Pavois, bouclier, pris au figuré: o II répondit (Chabot) qu'il faisait prtvoix (était fort ) de sa conscience contre tous les juges » , Recli., VI , 9. Ailleurs, il est question, M., V, 7, du jeune Clotaire, dont sa mère Frédégonde «fil pavois, contre ses ennemis ». Quelques lignes plus bas, cette pensée est ainsi développée : " Assistée de la présence du roi Clotaire, son enfant, elle fit tète à Childebcrt , roi d'Auslrasie ».
Pavouesqnemeut, avec un sot orgueil : Voy. mirer.
Pays ( Par avis de ) : t. II , p. 175. Jlolière a dit , dans le même sens, à vue de paya , Don Juan , act. I, se. 1 : « ^ vue de pays , je connais à peu près le train des choses o, c'est-à-dire, au premier coup d'œil jeté sur l'ensemble des choses, etc.
Péciilier : 1. 1, p. 8.
Ponclier; acception particulière de ce verbe : <i II se garantit par la fuite du danger qu'il voyait pencher sur sa tète », Rccli., VIII, 39. Voy. aussi t. I de cette édit., p. 2H , et t. II, p. 3G4.
Pennafle : t. II, p. 55.
Persounier : t. II, p. 2fil.
Pétiller ou potiller : t. I, p. 92 ; t. II, p. 229 et fi09.
Physicien : o Anciennement, en la France, nous appelions les médecins physiciens », Lett., XIX, 16; cf. frf., XXII, 12.
Piaffe, fanfaronnade : « Nos bons vieux pères considérant ce qui était de
leur n('cessit(; et de non de piaffe >, se préoccupant de la nécessité et
non de losientation, Lett., III , 10 ; cl Voy. t. Il de celte édit., p. 91, 391.
Piaffer, marcher avec orgueil. Ce verbe date du seizième siècle : « Voulezvous plus belle monarchie que celle que nous voyons journellement , en nos maisons, en nos coqs et poules ? Là nous voyons monsieur ic coq portant la crête sur sa tête en forme de couronne , marchant et piajjanl à grands pas au milieu de ses poules, qui lui servent de femmes et sujets tout ensemble », Lett., X, 1.
Plaffear : Faisant allusion sans doute à l'origine de ce mot ( Henri Etienne nous apprend qu'il a été introduit par les courtisans ), Pasquier parle « des piaffeurs de cour » , Lett., X , û.
Picorée : t. Il , p. 110 et 298.
Piéça (Dès) : 1. 1, p. 167, 230, et t. 11, p. 2fi5.
Pied (Au petit) : n Ils réduisirent ses affaires an petit pied » , c'est-à-dire le mirent en péril , dans une situation difficile , Rcch., V, 16.
Piper, séduire, tromper : « M. de Guise (après la journée des Barricades), pipé des doux appas de la forlune... » , Letl., XII . 8. Voy. aussi dans celle édit. t. II, p. tiQU.
PIperie : 1. 1, p. 188. Ainsi Monlaigne : « C'est une piperie médicinale » , £.ss.,m, 13.
Pitaiid : t. II , p. 56.
Planier : Plaider pouvoir, planiève confiance, pour plain (manifeste) pouvoir, et aujourU'Iiui plein pouvoir, Rech., II, 5.
Planté (Grand) : t. I, p. 2'47.
Plantureux, abondant ; terme expressif, affectionné de Montaigne, et qui se trouve déjà dans Villeliardouin. Voy., pour ce mot, le t. I de cette édit., p. 3 ; et le t. II, p. 7~. Jlolière a dit encore : « Que les saignées soient fréquentes et /j/o/ifKcei/st's », Pourcnaiigniic, act. I, se. 11. Pa«quier emploie anssi l'adverbe p/a/i<Hrc»sc»ncH< dans le Pourparlerdu Prince: «Que te sert, pour le contentement de ce corps frêle et périssable, voir une table plant urcusemenl assortie de toutes sortes de vins et viandes délicieuses?»
Piéger : t. I , p. 197.
Pleuvir, assurer, garantir : o Je les puis plenvir être fondés en droit naturel (les animaux) », Lctt., XIX, 7. — « 3c vous le pleiivis (l'Hôpital) pour un personnage très-catholique » , licch., Ul, 18. Voir encore ce mot Id., IV, 1 ; et t. I de celte édit., p. l^il, t. II , p. ^121.
Poings (Arracher des) : Voy. dégorger.
Portatif (Avocat) : Voy. cette ancienne li:cution, t. II, p. 133.
Poste ; acception particulière de ce mot : t. I, p. 70.
Poultre : t. II, p. 28.
Pour ; sens de cette particule dans la composition : « Ce mot de pour, joint avec une autre parole , emporte quelque grande emphase, comme nous voyons en ces mots, pourparler, pourpenser, pourchasser, » Récit., 11,3.
Pourcbas, poursuite , instance : « llilduin... fut fait archevêque de Cologne, au pourcltas (d'après la volonté, par l'efi'el de la protection) de Charles le Chauve » , Ficcli., III , 5. Voy. encore ce mot , t. Il de cette édit., p. 3.
Pourpenser, penser à loisir : o Toute cette vengeance pourpcnsée par cette grande meurtrière 'Brunehaul) », Recli., V. 20. — « Elle ( Jeanne II, reine de Xaples), qui auparavant avait dissimulé son malheur avec une patience vraiment italienne, pourpcnsa de se venger de deux personnes tout d'un coup 0 , Rech., VI , 27. Voy. aussi , dans cette édit., le t. II , p. 175 et 35b.
Pourprts : t. II, p. 3 et 142.
Préilicanient : t. I, p. 231.
Primevère, printemps et jeune âge : « Cette dame (Brunehaul), qui pendant ses primevère , été et aulonme..., » Rech., V, 17. Par suite, début, origine ; gracieuse métaphore à regretter : « Sur la primevère de notre Église, il (le pays d'Afrique) nous donna une infinité de grands docteurs ecclésiastiques n , Recli., IX, 11. Cf., pour ce mot, t. I de celle édit., p. 2h'i, et t. II, p. 391.
Proie ( En) : » Le peuple romain, qui s'élaitdonné toute nation en proie... », Rccli., I, 7.
IILOSSAIRF.. 4 )•>
Prostituer, livrer, autrelois pris dans une acception non défavorable; voici un exemple énergique de ce sens : Les lionunes de guerre «s'exposent et pi'osiituent à l'épreuve d'un canon ou artillerie qui n'épargne ni grands ni petits», Rccli., II, 10. — «En faveur de lui (notre prince), nous nous prostituons volontairement à la mort, » Poiirparlcr du Prince.
Protecolle ou protecole : t. I, p. 158, et t. II, p. 196. On disait encore protocolle , et .Montaigne donne à ce mot son sens propre dans la phrase suivante, où il s'applaudit de manquer de mémoire : « 11 me souvient moins des ofTenses reçues... ; il me faudrait un prolocoUe n, en d'autre termes , un souffleur, pour me les rappeler, Es!>., I, 9. C'est une allusion à l'officier placé près de Darius , pour empêcher ce prince d'oublier qu'il avait reçu un outrage des Athéniens, et qu'il devait s'en venger.
Prou : t. I , p. 69 , 157 , et t. II , p. 349 , ù23. Molière a encore employé ce mot : Voy. le Lexique de M. Génin , p. 328.
Provignemenl, naissance, développement: « Le provignement de nouveaux ordres de religion et monastères... »,Bcch., III, 19.
Provigncr, propager: a Procifincr les procès n, liecli., il, it-, c'est ce que iMcot traduit par liles ex litibus serere — Créer, engendrer : « Ceux qui provignèrent cette grande puissance entre les papes furent Léon , Grégoire et iNicolas» , UL, III, 3. Ce verbe se prenait aussi dans le sens neutre de croître, se développer, acquérir de la force : « Le pape Grégoire V^^ suppliait Théodel)ert et Théodoric qu'ils ne permissent que cette zizanie (la simonie) ne p)'0('i(;/(â< en un royaume chrétien, »/ri., III ,9; cf. Lelt., IV, 12. Enfin il s'employait avec la forme réfléchie: <■ De ce tige, quasi comme d'un grand cep, se provignèrenl (naquirent, sortirent) deux rovaumes » , Recli., I, 12. Voy. ce mot, t. II de cette édit., p. 122.
Provigneur : Pasquier parlant d'écoliers italiens, docteurs en droit, les appelle « des provigneiirs de procès », Recli., VI, 11.
Piiaumes ( Avocat à trois) : t. II, p. 133.
Pur (A) et àplain, complètement : « Il (Clément V) \e\aàpurct à plai» toutes les censures ecclésiastiques » , Rccit., III, 25.
Putatif, présomptueux, qui se fait illusion sur soi-même : Pasquier déplore la calamité de son siècle, « qui nous a produit si grande foison d'auteurs ou putatifs { mot à mot se croyant faussement tels ), ou avortons » , Lett., X, 7.
Quand et quand : t. Il, p. 245.
Qui, répété, tour vif qui disparaît: u Plusieurs princes, qui tués, qui
pris... n,RecU., VI, 3.
Quintoyer, partager en cinquième , avoir une cinquième part : « Il
(Gundebaud) soutenait être le cinquième enfant du roi ClotaireP"', et
partant qu'il devait (7i<(/iro!/e?' au royaume avec les quatre autres enfants»,
Rech., V, 28.
Racoiser, apaiser :« La fureur du peuple étant )rtroi".sc'(;... », Le»., XI V, 13. On trouve encore dans Molière le synonvme de ce mot, accoiser : Voy. le 1. 11 de cette édit., p. 262. 343 et 381.
Rais : t. II, p. 3U0.
Raiiientoivrr : t. 11, p. SCO; de là le participe Rameiilii : « Grande pitié et digne d'êue rrtmen/i/e (rappelée) : Cette grande famille de Cliarlemagne, qui avait lait trembler l'Kurope, était lors aboutie en deux Charles, l'un surnommé le Gros , l'autre le Simple » , Recli., II , 10,
Rebccqiicr ( Se ) : t. II , p. 98.
Bebeluiei' : « Rebeiutant cette même pâte... », revenant sur cette même question, lîeili., III, 33.
Reblaiidir, caresser, flatter, apaiser : « Pour rcblandir le menu peuple d'un mot plus doux , nous disons tiers éiatu , Rech., Il, 7. Voy. aussi ce mot, 1. 11, p. 12 et 270.
Rehoucher, au figuré : t. Il , p. 272.
Rebours, contraire, fâcheux : « Le jeune Roi ( Ferdinand , (ils d'Alphonse d'Aragon) trouva sur son avènement la fortune merveilleusement >•<;ùourse... I), Rccli., VI , 28. Cf. t. II de cette édit., p. 335 ; et Voy. ce mot employé au propre Id., p. 402.
Recoi (En) : t. II, p. 127.
Récorder : t. II, p. 23.
Recourre , recouvrer : 1. 1 , p. 123, et t. II , p. 39.
Recoiisse, action de regagner, de recourir, de reconquérir : « Dès lors fut conclue la guerre contre les infidèles, pour la recousse de Hiérusalem et de la Palestine», Rcch., III, 13. Voy. aussi t. 1 de cette édit., p. 8.
Recru, las, et aussi , sans vigueur, sans énergie: « Ce lâche et recrti Denys (de Syracuse) « , lit-on dans le Pourparier du Prince. Voy. aussi ce mot t. II, p. 200. On dit encore aujourd'hui un cheval recru, épuisé; et c'est môme là le sens primitif. Montaigne, Ess., II, 22: « Les courriers du grand-seigneur ont droit de déinonter le premier passant qu'ils trouvent, en lui donnant leur cheval recru.» Cf. t. II de cette édit., p. 200.
Réenfautiller, revenir à l'enfance, tomber en enfance : « Tous ceux qui lui succédèrent ( à Charleniagne ) ne firent , à mon jugement , que radoter, ainsi que nous voyons quelques-uns par leur ùgarccnfcinliller » , Rcch., III , 11. iMcoIas Fasquier écrit rcnfanliUcr : « Vous êtes (il s'adresse à son père ) éloigné de ce commun dire, que les vieillards renfantillcnt », Lelt., IV, 2.
Relent, renfermé, moisi, vieux ( primitivement, c'est bunauvais goûtd'nne viande conservée dans un lieu humide) rPasquier, en parlant de l'homme, " qui , reclus dedans une chambre, se fait seulement savant par les livres » , dit que « l'étude de celui-ci sent son rc/iTH », Calèckismc des Jésuites , f. 198, V°.
Reiiieugle : t. I , p. 5.
Renard (Cœur de) : Pasquier peint Charles-Quint « comme nourrissant, dès sa première jeunesse, dedans son âme , un cœur de renard » , Récit , VI, 12. On se rappelle le auiini sub vulpc latentes d'Horace , An poél., V. Û37.
RengrC'ger ; pris dans le sens neutre : « Son premier malheur rcngrègca (s'augmenta) d'un autre » , Lelt., XII, 10. — Ce verbe était d'ordinaire employé activement: uRengrègcr]e meurtre », pour aggraver la faute du meurtre, Lctt., VIII, 2, « Le connétable de Bourbon trouva son mal lui
être reiHjrûçic » , liecli., V J, 10. Montaigne a dit aussi , Ess., III , 5 : « C'est folie de vouloir s'éclaircir d'un mal auquel il n'y a point de médecine qui ne l'empire et le rengrègc... « ; et La Fontaine, dans la Matrone d'Èpltèsc :
(Jliiicun rendit pai là sa douleur rengréi;ée.
Ce verbe, remarque M. Génin , n'a point d'L'qui valent dans la langue moderne : aciroUvc, empirer, lercmplaceiU mal. Le substantif qui suit n'en a pas davantage; oi'f;'0(s.'îB)/((/(/ est plus faible et moins harmonieux : Lexique de la langue de Molière, p. iJjG.
Rcngr^^enient : « herengrégemcnt de sa maladie l'avait arrêté», Recli., VI, 12. K Ce ne fut pas un petit rcngrégemenl à son malheur » , Lelt., Mil , 0. Cet excellent terme est encore employé par Molière: « Rengrége- 7nenti\e mal, surcroit de désespoir!» act. V, se. 3 de L'Avare.
Kenvier, renchérir : <( Il le vouUil icnoicr sur eux tous » , Lett., XII, 10. ^l^ous le renrierons, dit encore Pasquier, d'une autre raison sur ce que dit Aristote » , Intcrprct. des Inslitulcs, I, 8 ; c'est-à-dire nous ajouterons une raison à ce que dit Aristote , nous foriifierons par une raison nouvelle l'assertion d'Aristote. Voy., pour ce mot, t. 1 de cette édit., p. 202, et t. II, p. 61.
Reparer : t. II, p. 280 et 299.
Kepremiation, réparation, pardon : « Si en cette histoire tragique il y avait eu quelque lieu de réprimande, c'était... ; et si quelque lieu de reprémiation, c'était, etc. », Recli., V, 3-
Keqnerre : « Us ont souvent à requerre...» pour requérir, Recli., II, 5.
Résilir(du latin resi/ice, sauter en arrière) : nJe puis résilir ( me départir) de ma première volonté » , Jnlerprét. des Institiites, p. 330. « Il lui est plus loisible ( au peuple ) de résilir de sa parole » , Recli., II , 7. Voy. ce terme vif employé 1. 1 de cette édit., p. dU.
Respirer la grandeur : «Elle (Judith, deuxième fennucdeLouisle Débonnaire) ne respirait en son âme que grandeur pour son fils », Rech., V, 3.
Rcsséantir : LU, p. 198.
Ressembler; ce verbe s'employait, au seizième siècle, avec un régime direct : Voy. L I , p. 113 , et t. II , p. 289.
Resséper, retrancher, couper : « C'était une pépinière ( les Gotlis ), qui repoussait plus hautement, tant plus on la voulait resséper », Récit., I, 8. On disait aussi dans ce sens réséquer, resecare.
Ressoute ( De) : t. Il , p. ^49. ♦
Reteiiail : 1. 1, p. lOfi.
Rtiiver : n L'on n'avait vu guère de telles gens réliver (chercher à se dérober) à la mort, » Rech., II, 16.
Rcveiiclier ; Pasquier explique ainsi ce mol dans son Interprèt. des Instilulesde Justinian, 1,8: n^ous, en France, par un mot plus spécieux, avons plus heureusement rencontré que toutes les nations , quand du mol de revenger nous avons fait revcnclicr, comme si en nous revengcani de l'offense qui nous a été faite nous nous défendissions; car le mot 7evenc/iers\^n\C\e défendre. »
Reverdisseiuent, action d'empirer, de s'envenimer : « Tant s'en fautque ce soit apporter remède à la maladie qui s'offre, qu'au contraire c'est un rongrégomeni drcvo'disscmcnt de la pU\ic », Exhortation aux Princes.
45S GLOSSAIRK.
Kevertir, revers; ancienne acception de ces mots ; i. 11 , ]i. 'ill.
Rez : t. II , p. 2/(7.
Rez, n''pété : <i Carthage fui rasée rci pieds, rczternt o, l'oiirparler tlit
J'riuce. u Totila délibéra de la raser (l'.ome ),jYi pieds, rci terre (c'est le
fiinditus des Latins) , et rendre pâtis à hôtes » , Rcch., III, /i. Rliytbnie, ancienne acception de ce mot : t. I,p. 231, l't t. Il, p. fill. Rien ; sens que ce terme avait autrefois : t. II, p. 229. Rlolte : t. I , p. 12.
Roc, ancien terme du jeu d'échecs : 1. 1, p. 147. Ronger ( sa vengeance ) : « Judith ( c'était la deuxième femme de Louis le
Déhonnaire), rongeant une vengeance mortelle contre Pépin... », Becli.,
V,3;cf. if/., V,C.
Roque, fortification : « Cette princesse (Jeanne V de Naples), qui s'était
retirée dedans la roque de Chàieauncuf... », Rcch., VI, 27. Voy. encore
ce mot t. I de celte édit., x». 263.
Roquette, même sens que le mot précédent : « Léon IV ( le pape) bâtit
un château en forme de roquette, que nous appelons le château Saini-
Ange », Rcch., III, i*.
Roture ; acception primitive de ce mot : 1. 1, p. 81. Roiiptc ou route (En) : o Bayard mit en roupie les Espagnols », Récit.,
VI, 22; (iLadislas, mis Oi j'onpfc (rompu, mis en fuite..)... », /(/., VI, 2s.
Voy. encore t. I de celte édit., p. 220. Roussi n : t. I, p. 56.
Sag:e-mondaiii : t. I , p. 152 , et t. II , p. 250.
Saigner, au figuré; emploi hardi de cette expression : Vainement, selon Pasquier, le puissant croit-il assurer à jamais la grandeur de sa race en immolant ses ennemis; « les plaies qu'il a faites saigneront contre lui jusqiies à son dernier soupir » , Rech., V, 3.
Sanglantenient, cruellement, impitoyablemenl: « Julian, ennemi formel de notre christianisme, l'offensa plus par sa plume, sans effusion de sang, que Néron et Dioclétian par leurs glaives sanglants; qui fur cause aussi que les nôtres s'armèrent sang lanternent de leurs plumes contre lui ; et celui qui était de sa folle religion le reblandit dellalterie, » Rcch., V, 22.
Saturnien : Voy. t. II , p. 91 ; cf. Lett., II, 3.
Scel : t. ^^ p. 8ii.
Scél^re, criminel : n Pour sauver cet homme scélèré... », Rech., V, l^i.
Secouer des pieds la poudre (repousser la dépendance), belle métaphore : Pasquier nous montre les papes, à force d'audace et d'habileté, parvenus enfin « à secouer de leurs pieds la poudre des princes étrangers » , Rech.,
Séminaire ; dans le sens latin, semence, pépinière : « De la fosse du duc Jean sourdit un séminaire de guerres, qui fut la désolation de noire royaume n,Rcch., VI, 10. Ce mot avait également l'acception de principe : "Premier séminaire de divisions... » , Ici., V, 15.
Semonce : t. I , p. 50, et t. II, p. 263.
Semondre, Exciter, inviter : u Les nécessités urgentes de l'Église les y semonnaieni » , /îcf/*., III, 5. Voy. de pins ce verbe t. I de cette édil..
r.ROSSAIEE. 459
p. 1 et 67, t. IJ, p. 391; on le retrouve encore dans Molière, l'ÈlounH, act JI, se. 3.
Si, employé pour néanmoins : Celte particule donnait aux tours de phrase quelque chose de vif et de dégagé : Voy. t. II , p. fi5 et 2"0.
Signauiinent, principalement : Voy. Rech.^ III, 13.
Soulier ( des vers ) : t. Il , p. 23.
Sonner, donner le signal de : « Sonner une croisade contre la France... », /ît'<7i.,lll, aa.
Sortalile (appliqué à un homme) : t. II , p. Ifi5.
Soûlas (d'où soulager) , consolation : Voy. Rccfi., 111, 12; et aussi t. II de cette édit., p. 52.
Souloir : t. 1 , p. 92, et t. II, p. 8.
Sourdre : « Dont .so»cdi7 leur ruine... » , /?cf/(., V , 15. Voy. aussi t. l de celte édit., p. 25.
Sourire (Se), Cette forme réfléchie était fort gracieuse: « Ainsi qu'elle (Jeanne V, reine de Naples ) tissait un cordon de soie, le roi André lui demanda à quoi était bon cet ouvrage ; « l'our vous étrangler, » réponditelle en se souriant : parole que le mari tourna en risée, qui sortit toutefois son effet i),/!^^/;., VI, 27: — La reine Elisabeth dit à Parri (qui avait projeté de l'assassiner ) qu'il était temps qu'elle se retirât, « comme celle qui devait être saignée le lendemain par l'ordonnance de ses médecins ; et, en se souriant, ajouta qu'on ne lui tirerait point tant de sang, comme beaucoup de gens désireraient » , Caléchismc des Jésuites, f. 208. Voy. aussi dans cette édit., t. Il , p. 71.
Spavenle, peursoudaine : Pasquier raconte l'histoired'un bouffon qui, pour guérir son maître d'une fièvre quarte, le jeta à l'eau , « ayant appris qu'il n'y avaitplus moyen de l'en garantir que d'une ( par l'effet d'une) spavenle et prompt étonnement » , Rccli., Vlll , 39.
Suggilier (du latin SHg(/!7/are, meurtrir, et , par extension, noircir) , attaquer, fléirir : « Non, toutefois, que je veuille suggiller en quelque façoi» son honneur... » , Rech., III, UU.
Supine (du latin supimis ) ; ne s'employait qu'au figuré : « C'est une ignorance crasse et supine (extrême) » , Rech., III , 17. Je n'ai pas vu cet adjectif employé au masculin dans Pasquier ; et nos vieux Lexiques ne le donnent même pas.
Surnom ; sens peu déterminé de ce mot, au seizième siècle : t. II, p. fiOS.
Talslble, secret : oLeroi,par un fnisiô/e remords de sa conscience...», /?«/(..
\ , 18; et laisible alluvion, progrès insensible, conununication faite peu
à peu : Il Institution (celle des Rogations), qui depuis s'est trouvée si bonne,
qu'elle s'est par une laisible alluvion épandue par toutes les églises » , Ici.,