‹ Œuvres choisies d'Etienne PasquierChapitre 127 sur 176 · OUVRAGES EN PROSE DE I'ASQUIER · texte numérisé non relu

OUVRAGES EN PROSE DE I'ASQUIER

1° Éditions du Hlonophilc. des Colloques d'amour et Lettres amoureuses.

Le Mxmophile, ou seul-aimant, en deux livres, à Paris, in-8", chez Vincent Sertenas, 1 ôôi.

Le Moriophile fut réimprimé dès l'année suivante, dans un recueil de Pasquier ayant pour titre Rimes et proses.

Le Monophilc , avec quelques autres œuvres d'amour, par i: tienne Pasquier; Paris , petit in-8°, 1567, 147 pages. ( Ce volume est indiqué sur le frontispice comme ayant paru chez Vincent Normant et Jeanne Bruneau ; et cependant le privilège est concédé à Vincent Sertenas.)

Après le Monophile on trouve dans cette édition les Colloque* d'amour, les Lettres amoureuses et une autre pièce, adressée « a la mienne aimée ».

Les Lettres amoureuses ont aussi été publiées, nous dit Colletet, avec celles de Parabosc ; détail qu'il a emprunté lui-même aux lettres de Pasquier, VI, 4 : « Naguère feuilletant quelques livres, en la boutique de l'Angelier, je trouvai qu'on avait fait réimprimer mes épitres amoureuses avec celles de Parabosco , Italien ( Litière amorose, libri quattro), et," qui plus est, que l'on avait mis mon nom, contre ma volonté. »

Pasquier parle de plus dans ses Recherches , VII , 11, d'une autre édition du Monophile, en rappelant» ses œuvres poétiques, qui en 1578 étaient ajoutées au bout de son Monophile. »

La Croix du Maine, dans sa Bibliothèque, qui parut chez l'Angelier, à Paris, in-folio, 1584, dit de ce Discours en i)rose sur l'amour

CCVUI APPENDICE.

qu'il a été déjà « imprimé à Paris par deux ou trois fois. » On a déjà compté quatre éditions. Du.Verdier, dans sa Bibliothèque (in-folio, Lyon, 1585), signale ces deux livres comme « contenant maints beaux, agréables et élégants discours sur le sujet de l'amour », et cite du premier livre un fragment assez étendu.

Le Monophile a encore été réimprimé en 1610, dans le volume intitulé « La jeunesse de Pasquicr ».

2° Éditions des Ordonnances d'amour et de plusieurs autres opuscules.

Ordonnances générales d'amour, envoyées au seigneur baron de Myrlingues , chancelier des îles Hyères , pour faire étroitement garder par les vassaux dudit seigneur, en sa juridiction de la Pierre-au-Lait ; imprimé à Vallezergues (au Mans), par l'autorité du prince d'amour, 1564, petit in-S° de 12 feuillets '.

Une deuxième édition de ces Ordonnances a été donnée en 1574 ; seulement après Pierre-au-Lait , on lit : et autres lieux de l'obéissance dudit seigneur; et ensuite, en Anvers, chez Pierre Urbert , in-8° 2.

Il y en a aussi une édition portant le même millésime et in-16.

Enfin sur les catalogues de la Bibliothèque nationale (Supplément Y 2, romans) figure encore une autre édition des Ordonnances d'amour; Paris, J. Sara, 1618 : il est vrai que la Bibliothèque ne possède en réalité ni celle-ci ni les précédentes.

Les trois premières indications sont fournies parBrunet, Manuel du Libraire, nouvelle édition , t. III, page 644 ; cf. le Dictionnaire des Anonymes de Barbier, t. II, page 524. Quant à ces éditions ellesmêmes, on peut dire qu'elles sont à peu près introuvables. La Croix du Maine, dans sa Bibliothèque, signale aussi les Ordonnances d'amour comme « imprimées au Mans et en autres lieux sous noms dissimulés». Il parle en outre d'une autre facétie du même auteur, dont il n'est question que là, « du vingt-sixième arrêt d'amour, » qui parut, à ce qu'il rapporte, chez l'Angelier, en 1582.

1 Feller, qui, dans son Dictionnaire ceux qui prendront la peine de la lire

historique, traite assez mal Pasquier, s'assureront qu'elle n'est que joviale,

appelle les Ordonnances d'amour « une 2 Selon La Monnoie, voy. ses notes

pièce obscène, remplie d'expressions sur la Bibliothèque de I.a Croix du

dont on rougirait même dans les mai- [Maine, au nom de Pasquier, l'impres-

sons de débauche ». J'avoue ingénu- sion eut lieu non à Anvers, mais au

ment que je n'ai point aperçu ces énor- Mans. Miles. Ouoi qu'on ait dit de cette pièce,

Page 1