‹ Œuvres choisies d'Etienne PasquierChapitre 151 sur 176 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

De l'autorité que les papes se donnèrent sur les empereurs et rois; interdiction des royaumes, et autres discours de même sujet.

Il ne sera hors de propos (ce me semble) de vous discourir par le menu de quelle façon les papes se voulurent autoriser en grandeur par-dessus les "rois et monarques, voire de conférer les royaumes qui ne leur appartenaient. Ainsi que 2 leurs prérogatives, autorités et grandeurs s'établissaient dedans Rome , combien que leur État semblât grandement s'augmenter, toutefois les empereurs ne se pouvaient bonnement laisser mettre la poudre aux yeux , ni passer par connivence 3 plusieurs choses qu'ils estimaient dépendre de leurs majestés. Car encore que par la nouvelle police qui avait rendu sous Grégoire cinquième les empereurs électifs , l'empire eût été fait d'héréditaire viager, et que tout d'une suite le pape se fut affranchi de la puissance des empereurs, je veux dire que l'on ne désirât plus leur consentement aux élections du pape, ce nonobstant quelques empereurs des élus ■*, plus opiniâtres, s'en voulurent faire croire, et rentrer dans leur ancien privilège, non-seulement pour l'élection du pape, mais aussi pour la domination et seigneurie de Rome. Toutefois, ils trouvèrent un ennemi fort, qui, par les ruines des princes, s'était rendu très-puissant dedans l'Italie : si ne demeura néanmoins cet article sans dissensions et disputes assez souvent réitérées , parce que, du temps de Clément deuxième , Henri troisième, empereur, après avoir été couronné, contraignit les Romains par serment de renoncer au droit d'élection des papes, et de ne s'en entremettre à l'avenir. Et de fait , quelque temps après , le siège vacant par le décès de Damase, successeur de Clément, l'empereur voulut y envoyer Léon IX, Allemand, auparavant nommé Brunon, pour tenir le siège romain; mais Hugues, abbé de Clugny, et Hildebrand, l'un de ses religieux, allèrent au-devant, l'admonestant de ne faire ce tort à l'É-

' C'est la plus grandi? partie du rlia- Ni souffrir qu'on portât af teinte à

pi<re XIV du liv. III. leurs droits dans...

' rendant que, a mesure que ■ D'entre les élus, .

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glise, d'autant que ce n'était à l'empereur d'élire les papes, ains au elergé et peuple romain. A quoi Brunon acquiesça , et entra comme personne privée dans la ville : entrée si agréable au peuple, qu'en reconnaissance de ce , par commun suffrage de tous, il fut élu pape ; et dès son avènement fit Hildebrand cardinal, sous le titre de Saint-Paul. Cestui sera par ci-après Grégoire VU, l'un des plus hardis propugnateurs du siège de Home qui oncques fût auparavant lui : car depuis, à sa persuasion , les papes a face ouverte firent tète aux empereurs , non-seulement en ce qui concernait la manutention de l'Église, mais aussi à l'avilissement de ' la majesté de l'empire. C'est lui sous lequel ZMathilde , parente de l'empereur Henri, donna au saint-siège les villes de Lucques, Ferrare, Parme, Rege et Mantoue, qui furent depuis appelées le patrimoine de Saint-Pierre. Ce grand Grégoire , au lieu que ses prédécesseurs n'avaient fait que parer aux coups des empereurs pour l'élection du papat2, voulut se rendre assaillant : parce que non-seulement il ne fit doute que le pape ne devait être élu par les empereurs, mais, passant outre, soutint que ce n'était à eux d'investir les évêques, et excommunia tous les princes qui prétendaient ce droit d'investiture. Alors était empereur Henri IV, grand prince, lequel régna cinquante ans, et combattit à enseignes déployées plusieurs fois. Il ne voulut pas permettre que sa postérité l'accusât que sous lui la majesté de l'empire eut reçu une si grande plaie. II. s'oppose à cette interdiction, spécialement pour celle des investitures. Le pape contre cette irrévérence interpose son décret apostolique, par lequel il l'excommunie ; et, nou content de ce, tout d'une suite le prive de sa dignité impériale, absout tous ses sujets du serment de fidélité qu'ils avaient en lui , et expose tous ses pays en proie à la discrétion de celui qui les pourrait envahir. Il n'était plus ici question de commander dedans l'Italie : ce commandement s'étendait plus loin; c'était donner un empire qui ne lui avait pas3 beaucoup coûté à gagner. Toutefois ces censures se trouvèrent de telle vertu, que non pas un étranger, ains son propre fils, s'empara

1 Dans le but d'avilir... I 'édition de 1G33 porte : qu'il ne lui

■ De la papauté... tr-ait pas...

de l'Etat de sou père. Piteux spectacle véritablement, mais par lequel vous pouvez recueillir combien lors était grande la puissance des papes! Il y avait assez de sujet pour contenter l'opinion de Grégoire; toutefois, non assouvi, il fait dégrader ce pauvre prince de ses ornements impériaux par les évéques de Mayence, Cologne et Worms. Et depuis l'ayant réduit en une étroite prison, où il mourut, les Liégeois, l'ayant fait inhumer en terre sainte, sont excommuniés par le pape : pour lever laquelle sentence d'interdiction, ils le déterrent; et fut son corps porté à Spire , et mis en un cercueil de pierre hors l'église, comme étant mort excommunié. Ce fut un coup d'apprentissage et de chef-d'œuvre r tout ensemble, qu'un empereur qui avait impéré 2 cinquante ans, s'était trouvé en tant de batailles rangées , eût été vaincu en une querelle qu'il pensait très-juste , par les fulminations d'un seul homme , lesquelles avaient pu induire le fils à faire la guerre à son père; et que cette punition non-seulement n'eût pris fin par sa mort, mais qu'elle eût encore été exécutée contre ses os et son tombeau. Les anciens évéques, à la vérité , avaient bien usé de quelques censures contre les princes terriens : parce que 3 Fabian, pape, ferma la porte de l'église à Philippe empereur , comme fit saint Martin à Maxime, autre empereur, saint Ambroise à Théodose, et saint Germain à Aribert , roi, jusques à ce qu'ils se fussent réconciliés, et fait confession publique des fautes par eux commises; mais nul d'eux ne pensa jamais toucher à l'État, comme aussi n'eusseut-ils osé l'entreprendre. Depuis cet exemple horrible de Grégoire, les papes n'excommunièrent presque jamais prince qu'ils ne missent aussi ses terres et seigneuries au ban de la papauté, comme prétendant être seigneurs temporels et spirituels de toute la chrétienté , et comme si les empereurs, rois et monarques, tinssent d'eux en foi et hommage leurs couronnes. Et, à vrai dire, je désirerais, depuis ce temps-là, je ne sais quoi de plus modeste en leur domination, parce que nous ne voyons le plus 4 du temps que guerre, que sang, que violence en l'Église ; les papes tan-

1 Un coup d'essai et de maître. . 3 C'est ainsi que...

Régné, commandé... ' l.a plupart...

tôt victorieux, tantôt vaincus, et se donner de très-grands avantages sur les autres princes , lesquels ils savaient combattre par leur glaive spirituel, par le moyen duquel , captivant la conscience des sujets, ils dépouillèrent souvent les faibles princes de leurs royaumes et principautés , pour en revêtir les plus forts. En quoi ils eurent une leçon générale : c'est à savoir que, s'ils avaient conçu quelque maltalent * contre un prince , ils se pourvoyaient premièrement par censures ecclésiastiques contre lui; puis, s'il ne se réconciliait avec eux2, ils le faisaient déclarer hérétique , et, après, abandonnaient son royaume à celui qui le pourrait premier occuper : qui n'étaient pas petits artifices pour parvenir à leurs desseins , parce que , combien que les sujets aiment naturellement leur seigneur souverain , si est-ce que poussés d'un plus haut zèle , qui est la religion , il n'y a rien qui leur enseigne plus à le mépriser, voire abhorrer, que quand ils le voient distrait du sein de l'Église et mis au rang des hérétiques; de. sorte qu'il n'y avait meilleur moyen de faire perdre au prince le cœur de son peuple, et tout d'une suite le destituer de ses forces, que par cestui-là, vu que la principale force de tout roi gît en la dévotion 3 et amour de ses sujets. D'un autre côté, il était fort malaisé, en telles affaires, qu'il ne se trouvât toujours quelque autre puissant seigneur aux aguets pour prendre cette querelle en main, étant l'ambition de cette nature , qu'elle ne demande qu'un titre coloré avec la force, pour s'emparer des terres et seigneuries d'autrui. Ainsi le pape joignant la puissance spirituelle et temporelle ensemblement, encontre ■* la seule temporelle, n'avaitpas petit avantage encontre son ennemi : joint que parmi ces remuements extraordinaires se logea un nouveau conseil aux papes de faire publier les croisades , quand ils se trouvaient les plus faibles. La plupart, des mauvais exemples prennent leur source et origine de commencements honnêtes et spécieux 5. Ces croisades premièrement avaient été inventées

1 Mécontentement, ressentiment... dans la Conjuration deCatilina: « Om-

2 Avec lui, portent les éditions précé- nia mala e\empla ex bonis initiis orta dentés. sunt. »C. 51.Pasquier affectionne cette

' [«dévouement... pensée : il la répète dans les Réciter-

' Pour combattre... cites [V, un, et ailleurs,

linsi Salluste , faisant parler César

quand on se voulait armer encontre les infidèles, pour conquérir la terre sainte : car alors ceux qui s'acheminaient en ces voyages comme si c'eussent été pèlerinages de dévotion , non de guerre , après s'être rendus contes entre les mains de ' leurs pasteurs, chargeaient la croix et le bourdon, s'assurant d'une vie éternelle comme martyrs, s'ils mouraient en telles entreprises. Les papes tournèrent puis après ceci à autre usage, pour exécuter leurs jugements encontre leurs ennemis qu'ils avaient déclarés hérétiques, donnant plusieurs indulgences et pardons à ceux qui sous ces arrhes2 se ligueraient pour leur querelle.

11 serait malaisé de dire combien, sous ces propositions, ils se rendirent redoutés , et combien de fois à autres ils réduisirent les princes en piteux état. Un Henri quatrième, dont j'ai ci-dessus parlé; un Jean, roi d'Angleterre; un Raymond, comte de Tholose ; un Guillaume, fils de Roger, roi de JNaples; un Mainfroi , un Louis de Bavière; lesGaleaces, enfants de Matthieu, duc de Milan; un Pierre d'Aragon, un Fédéric, premier empereur de ce nom; un Andalo, duc de Venise3, en eussent pu porter témoignage. Et encore que les papes n'obtinrent pas sur tous eux ce qu'ils désiraient , si leur taillèrent-ils de la besogne, qui rendit leurs États infiniment étonnés '. Mais surtout misérable fut le spectacle des guerres qui advinrent, en Italie, entre le pape et l'empereur Fédéric second, sous le nom des Guelfes et Gibelins, ceux-là tenant le parti du pape, ceux-ci celui de l'empereur : qui apporta telle confusion et désordre dans l'Italie, qu'enfin tous les ducs, marquis et comtes, que l'on y a vus, s'établirent de la calamité de ces guerres. Car jouant les uns et autres (si

1 Après s'être confessés à... Iîorel, doge de Venise en 1328, qui, avanl de cl a us son Trésor d'antiquités, p. 105, cite, parvenir à cette dignité, envoyé auprès au mot Confis, ces deux vers : de Clément V pourobtenir que ce pape

Je voudrais moult être confit : retirât l'excommunication qu'il avait

Il est un chapelain si près! lancée contre la république, s'était

2 A une époque où l'on cherchait jeté à ses pieds avec une chaîne de fer dans la langue hébraïque l'origine de au cou, ce qui lui fit donner le surnoni beaucoup de mots français, Nïcot re- de Chien.

marque, au sujet de celui-ci : « 11 sein- ' Consternés, abattus : tel est le

hle qu'il vienne ab hebrœa radice, trab, sens ici , telle était alors la force de ce

ni est, Spopondit. » mot H, s'agit de François Dandolo, créé

ainsi le faut dire) aux barres, l'un entrant en une ville pour la laisser désolée à son ennemi, et cestui pour l'abandonner à l'instant; finalement, après plusieurs changements, les villes étant par divers sacs réduites en toute extrémité de disette, et ces longues guerres prenant assopissement plus par la ruine de l'État que par faute de volonté, ceux qui, sur la déclinaison de la maladie, se trouvèrent commis pour la défense d'unes et autres places, se firent, par un droit de bienséance, accroire qu'ils en étaient les vrais seigneurs, et à tant » prirent titres, qui de ducs, qui de marquis, qui de comtes, les uns sous l'aveu de l'empereur, les autres sous celui du pape, à la charge de les tenir diversement d'eux en foi et hommage.

Les choses , pendant le temps de sept ou huit vingts ans, tombèrent en tel désarroi dedans la ville de Rome, que Jean, sire de Jonville , apprend 2 que saint Louis étant en Chypre , le roi de Tartarie lui envoya ambassadeurs, pour l'avertir qu'il avait reçu le saint sacrement de baptême : chose dont saint Louis, très-joveux, donna avis au pape Innocent, lequel dépêcha sur-le-champ plusieurs doctes théologiens pour convertir le demeurant des Tartares. Et comme tous les jours ils trompetassent 3 que le pape était vicaire de Dieu en terre , et que le roi de Tartarie , ému de ce grand et saint titre, délibérât envoyer ambassadeurs exprès vers Innocent, pour le saluer avec humbles soumissions, ces théologiens rompirent ce voyage, craignant (comme dit Jonville) que si ces nouveaux chrétiens venaient à Pvome, après avoir considéré les mœurs corrompues qui y régnaient, ils ne conseillassent à leur roi de re~ tourner à sa première religion 4.

Toutefois Dieu , regardant d'un œil de pitié son Église, la voulut soulager par la dévotion générale des inférieurs , pendant que le chef était ainsi travaillé d'une fièvre continue : parce que depuis le roi Philippe premier , sous lequel fut enrepris ce premier voyage d'outre-mer, jusques au règne de

1 Aussitôt après... 'On peut voir ce récit dans Join-

II faut sous-entendre nous avanl ville, c. 19 ; Montaigne , Essais, 11,12;

apprend. et dans madame de sévigné , lettre à

: Il leur arrivait de répéter, de M. de Coulanges, du 26 juillet L69J proclamer...

DE LA FflANCE. 91

saint Louis qui sont cent ou six vingts ans d'intervalle), se planta une pépinière d'ordres en notre christianisme, les templiers, les hospitaliers, les ordres de Cîteaux et Clugny, Grammont, Prémonlré, Saint-Bernard, des chartreux , et, pour clôture de tout ceci , les quatre ordres des mendiants : qui fut cause que , bien que le chef se fût aucunement débandé, toutefois les nipmbres s'étant retenus en leur ancien devoir, lors qu'il semblait que la religion dut être plus affligée, ce fut lors qu'elle prospéra grandement. Et c'est peut-être la cause pour laquelle Jean Boccace, Florentin, rencontrant aucunement sur 1 le conte du sire de Jonville, dedans son Décameron 2, nous raconte qu'un juif, nommé Melchisédech , voulant être baptisé, eut envie d'aller à Rome pour voir le pape , ce dont il fut dissuadé d'un sien ami chrétien, craignant que, voyant les déportements de ce lieu , il changeât de propos ; toutefois le juif, s'en faisant croire, alla jusques à Rome, où, ayant découvert plusieurs choses dignes d'être plutôt tues que dites, ne laissa à son retour de se faire baptiser, dont son ami infiniment étonné, le juif lui dit que plus volontairement il se faisait chrétien, de tant3 qu'il avait vu le chef de la chrétienté grandement malade, et la religion prospérer nonobstant cette maladie : conte qui était fait à plaisir, mais par celui qui de son temps voyait encore une bonne partie de toutes ces calamités.

Quelques-uns paraventure < voudront mal ménager ce que j'ai présentement discouru, et le tourner au désavantage du siège de Rome , comme je vois plusieurs esprits y être trop licencieusement disposés ; toutefois je les prierai recevoir cet avertissement de ma part : j'ai toujours estimé que , combien que la vertu rende un prélat grandement recommandable, si est-ce que le vice, qui abonde en uns et autres, ne fait nul tort à leurs dignités ecclésiastiques , étant l'homme naturellement assiégé de tant de passions déréglées, que, quelque grand personnage qu'il soit, on ne le peut nommer parfait; ains seulement pouvons dire cettui être de plus grand mérite, qui est

Se rencontrant avec... ■ D'autant...

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le moins imparfait. Et, au surplus, je ne pense qu'en toute l'histoire des papes y ait placart T dont nous devions tant taire état que de cettui, non point au préjudice d'eux , ains au profit de notre Église générale et universelle , pour montrer une juste vengeance que Dieu exerça contre la puissance terrienne ', par la puissance ecclésiastique. C'est pourquoi je vous supplie vouloir ici faire une pause , et remarquer la révolution et entresuite des affaires. Les papes, du commencement, soûlaient être 3 confirmés par les empereurs, et, sans leurs consentements exprès , ne s'osaient immiscer en leurs charges : les empereurs puis après non-seulement perdirent ce privilège , ains , par autre rencontre d'affaires , furent confirmés par les papes. Les empereurs, trop impérieux, avaient autrefois voulu connaître des choses jugées par l'Église : comme de fait Donat, hérésiarque, appela à l'empereur de la sentence qui avait été donnée au concile contre lui ; et les papes renversèrent depuis les jugements donnés par les empereurs, comme il advint de la sentence de Fédéric contre Rohert , roi de Naples. Les empereurs , par une insolence extraordinaire , avaient quelquefois hravé les papes à tort, jusques à les hannir ou fustiger, comme il en prit 4 à Lihère et Vigile ; et tout de cette même façon il y eut pape qui pétilla 5 Fédéric , empereur premier de ce nom, aux pieds. Bref, les empereurs s'étaient donné loi de conférer les archevêchés et évêchés, auxquels ils n'avaient aucun droit; et Dieu permit , en contreéchange, que les papes conférassent les principautés et royaumes, auxquels ils n'avaient nulle part : de manière que nous pouvons par cela juger que si aux déportements de ces grands prélats y eut quelques violences hrusques , ce fut par un jugement caché de Dieu, et, à vrai dire, une justice de Dieu exercée par l'injustice des hommes, pour enseigner au magistrat séculier de se contenir modestement dans ses bornes, et n'entreprendre tyranniquement dessus l'ecclésiastique.

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