IV NOTICE
« tingué, qu'il écrivit l'histoire, et non le roman, de a ses amours. Sa maîtresse n'estpoint de création; les « sentimens qu'il peint ne sont point des illusions a poétiques ; l'impatience du désir , les regrets de a l'absence, les angoisses du désespoir, le délire et a l'enchantement de la jouissance , il sentit tout « cela; et quand sa main prit la plume, son talent « poétique, fondu tout entier dans la passion, ne « laissa voir qu'un amant , quand on s'attendait à a lire un poète ».
En effet, dans le recueil élégiaque que Parny publia en 1775, il semble n'avoir écrit que sous la dictée de son cœur. Brûlant , délirant quand il peint l'amour heureux , sa voix prend avec une facilité étonnante les accens mélancoliques de la crainte, de l'absence, de l'abandon. On éprouve avec lui toutes les fluctuations d'un cœur passionné , et c'est-là que l'on reconnaît VMbane du Parnasse français.
Un rival de gloire de Parny, né comme lui sous le ciel des tropiques, et son compagnon de plaisirs, le chevalier Bertin , enivré du succès populaire de son ami, voulut aussi tenter l'élégie; mais