ACTE IV, SCÈNE XIII
sévère , mais sage en ses décrets , en nous privant de cet enfant , nous en a peut-être épargné de plus cuîsans pour Favenir.
LE C O M T £ j avec douleur. > Ah !..... Ah !.....
L A € O M T ESSE
Mais enfin, celui qui nous reste a^t-il jamais manqué à ses devoirs ? Jamais le plus léger re* proche fut-il mérite de sa part t Exemple des hommes de son âge , il a Testime universelle : il est aimé, recherché, consulté. Son p....
protecteur naturel , mon époux seul ^ parait, avoir les yeux fermés sur un mérite transccnda<nt, dont Téclat frappe tout le monde. ( Le Comte se promène plus i^ite sans parler, La Com^ tessCf prenant courage de son silence, continue d'un ton plus ferme , et l'élève par degrés,) En tout autre sujet , monsieur , je tiendrais à fort grand honneur de vous soumettre mon avis, de modeler mes senlimens , ma faihie opinion sur. la vôtre; mais il s^agit... d^un fils... (Le Cùmte s'^agite en marchant. ) Quand il avait un frère aîné , Torgucil d'jin très-grand nom le condamnant au célibat , Tordre de Malte était son sort. Le préjugé semblait alors couvrir
laS LA MÈRE COUPABLE.
rinjustice de ce partage entre deux fils {timi^ dément ) égaux en droits.
LE COMTE s'agite plus fort. ( J part , d*un ton
étouffé.) £gaux en droits... !
LA GOMTESSB, un peu pl'M fort,
Mab depuis deux années qu*un accident af-' freux... les lui a tous transmis, n*est-ii pas' étonnant que vous n*ayez rien entrepris pour le relever de sts vœux ? Il est de notoriété que vous n^aves quitté FEspagne que pour dénaturer vos biens, par la vente, ou par à^s échanges. Si c*est pour Pen priver, monsieur, la haine ne va pas plus loin I Puis , vous le chassez de chez vous , et semblcz lui fermer la maison p par vous habitée W Permettezmoi de vous le dire : un traitement aussi étrange est sans excuse aux yeux de la raison. Qu'a-t-ii fait pour le mériter ?
LE COMTE s'arrête, d'un ton terrible»
Ce qu*il a fait l
LA COMTESSE, effrayée.
Je voudrais bien , monsieur , ne pas vous offenser.