ACTE ly , SCÈNE XIII
ïéE COMTE, plus fort^
Ce qu'il a fait, ma<laine ! et c'est vous qui le demandex?
LA COMTESSE, «n désordre.
Monsieur , monsieur ! vous m'effrayes beaucoup !
LE COMTE, avec fureur.
Puisque vous ave^. provoqué l'explosion du ressentiment qu'un respect humain enchaînait , vous entendrez son arrêt et le vôtre.
LA COMTESSE, plus troublée.
Ah , monsieur ! ah , monsieur... !
LE COMTE
Vous demandez ce qu'il a fait ?
LA COMTESSE, le^^aiit Us bros.
Non , monsieur , ne me dites rien !
LE COMTE, hors de lui. ,
Rappelpz-vous , femme perfide , ce que vous avez fait vous-même! et comment, recevant un adultère dans vos bras , vous avez mis dans ma maison cet enfant étranger , que vous oses nommer mon fils !
LA COMTESSE, OU désespoir ^ veut se lever.
Laissez-moi m'enfuir , je vous prie.
LE COMTE, la clouant sur son fauteuil.
Non, vous ne fuirez pas; yous n'échap-
i3o LA MERE COUPABLE.
perez point à la conviction qui vous presse.
( LiU montrant sa lettre» ) Connaissez-vous cette écriture ? Elle est tracée de votre main coupable ! et ces caractères sangla as qui lui servirent de réponse...
LA.COM TE s SE, anéantie.
Je vais mourir ! je vais mourir l LE COMTE, avec- force.
Non, non; vous entendrez les traits que^ j'en ai soulignés \ ( Il lit avec égarement, ) « Malheureux insensé 1 notre sort est rempli ; « votre crime , le mien , reçoit sa punition. « Aujourd'hui, jour de Saint Léon, patron « de ce lieu , et le vâtre , je viens de mettre « au monde un fils, mon opprobre et mon « désespoir »... (H parle,) Et cet enfant est né le jour de Saint Léon , plus de dix mois après mon départ pour la Vera Cruz ! ( Pen' dant qu*il Ut très-fort, on entend la Comtesse ^ ^égarée, dire des mots coupés qui partent du délire, ) LA C O'M T E S S E , priant , les mains jointes.
Grand Dieu , tu ne permets donc pas que le crime le plus caché demeure toujours impuni!
LE COMTsE.
... .Et de la main du corrupteur l ( Il Ut. )