‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 102 sur 181 · ACTE I , SCÈNE II. ik^f · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE II. ik^f

au mépris où ce rUîble acharnement les conduit , tous les insectes, les moustiques, les cousins ^ les critiques , les maringonins , les envieux, les feuillistes, les libraires, les censeurs , et tout ce qui s^altache k la peau des malheureux gens de lettres » achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait; fatigué dVcrîre , ennuyé de moi, dégoûté des autres , abimé dé dettes et léger d*argent ; à la fin convaincu que Futile revenu du rasoir est préférable aux Yaûis honneurs de la plume , j*ai quitté Madrid; et, mon ba*gage en sautoir , parcourant philosophiquement les deux Castilles, la Manche, TEstramadure , la Sierra-Morena , FAndalousie ; accueilli dans une vtUe , emprisonné dans Tautre , et par-tout supérieur aux évènemens ; loué par ceux-ci , blâmé par ceux-là ; aidant au^ bon temps , supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchans; rbnt de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ; vous me voyez enfin établi dans Séville, et prêt à servir de nouveau votre Excellence en tout ce qu^il lui plaira-m'ordônner.

LE COMTE

Qui t*a donné une philosophie aussi gaie?

a4^ LE BABBIEA PE SEVILLE.

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