‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 135 sur 181 · BARTHOLO, ROSINE · texte numérisé non relu

BARTHOLO, ROSINE

BARTHOLO le regarde aller.

Il est enfla parti. {AparU) Dissimulons.

ROSINE

Convenez pourtant , liionsieur, qii*il est bien gài ^ ce jeune soldat A travers son ivresse , on voit qu*îl ne manque ni d^esprit , ni d^une certaine éducation.

BARTHOLO

Heureux , m'amour , d'avoir pu nous en délivrer : mais n^es-tu pas un peu curieuse de , lire avec moi le papier quMl t'a remis ?

ROSINE

Quel papier? 4

BARTHOLO

Celui qu'il a feint de ramasser pour te le faire accepter.

ROSINE

Bon ! c*est la lettre de mon cousin rofBcier^ qui était tombée de ma poche.

J*ai idée , moi, qu^il Ta tirée de la sienne.

3o8 LE BARBIER DE SÉVILLE.

aos INE.

C'est qu*il est inoui qu'on se permette d'ouTTÎT les lettres de quelqu'un.

BA&THOLO.

De sa femme ?

ROSINE

Je ne la suis pas encore. Mais pourquoi lui donnerait-on la préférence d'une indignité qu'on ne fait à personne ?

BARTBOLO.

Vous voulez me faire prendre le change et détourner mon attention du billet , qui, sans doute, est une missive de quelque amant :

mais je le verrai, je vous assure.

ROSINE

Vous ne le verrei pas. Si vous m'approchez , je m'enfuis de cette maison , et je de-: mande retraite au premier venu.

BARTHOLO

Qui ne vous recevra point

ROSINE

C'est ce qu'il faudra voir.

Nous ne sommes pas ici en France, où l'on donne toujours raison aux femmes : mais

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