‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 151 sur 181 · ACTE in, SCÈNE V. 33S · texte numérisé non relu

ACTE in, SCÈNE V. 33S

hetiires , élemue à se" faire sauter le crâne et jailUr 1» cenrcHe ? que leur dires-vous ?

FIGAftO.

Ce que je leur dirai ?

Ouil

FIGARO

Je leur dirai... Eh , parbleu! je dirai à ce-' lui qui éternqe , Dieu vous bénisse ! et va te coucher à celui qui bâitfe- Ce n'est pas cela ^ monsieur , qui grossira le me'moire.

BARTHOLO

Vraiment , non ; mais c*est la saignée et les médicamens qui le grossiraient , si je voulais y entendre. Est-ce par zèle aussi que vous avez empaqueté les yeux de ma mule ; et votre cataplasme lui rendra-t-il la vue ?

S*il ne lui rend pas la vue , ce n'est pa4 cela non plus qui Pempécherà d'y voir.

BARTHOLO

Que je la trouve sur le mémoire...! On n*est pas de cette evtravagance-Ià !

FIGARO

Ma foi, monsieur, les hommes n'ayant guère h choisir qu'entre la aotUse et la folie ,

où je ne ybb pas de profit , )e Teux au môÎBs du plaisir ; et vive la joie ! Qui sait ù le monde durera encore trois semaines ?

BARTHOLO

Vous feriez bien mieux, monsieur le rajsonneur , de me payer mes cent écus et les intérêts sans lanterner ; je vous en avertis.

FIGARO

Doutez - vous de ma probité , monsieur f Vos cent écus ! J*aimerais mieux vous les devoir toute ma vie , que de les nier un seul instant.

BARTHOI.O.

Et dites-moi un peu comment la petite Figaro a trouvé les bonbons que vous lui avez portés ?

FIGARO

Quels bonbons ? que voulez-vous dire ?

BARTHOÎ.O.

Oui f ces bonbons , dans ce cornet fait avec cette feuille de papier à lettre p ce matin.

FIGARO

Diable emporte si...

ROSINE, Vinterrompi^nL Avei*Vous eu soin au moins de les lui doi|-

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