‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 50 sur 181 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MADAME MURER., accourant ;LE BAROK^

EUGENIE.

MADAME MUREK.

Quel vacarme ! quels crîsl A qui en avez- VOÛ9 donc , monsieur ?

LS BARON relevait tendrement sa file ; il là

jette sur son fauteuil , et reprend 4oute sa

colère.

Ma sœur , ma sœur, laissec-moi. Je tous ai confie l'éducation de ma fille : félicites* vous : Vinsolente miss mariée à i'insu de ses parens...

MADAME MURER, froidement.

Point du tout : je le sais.

i»B BARON, en^coléri*

Comment , vousle savex !

MADAME MVRitAf froidement*

Oui , je le sais.

• £E BAROV.

Et qui suis'je donc , moi f

MADAMB MURER, froidement.

Vous êtes un homme très-TÎokat\ et U

lao EUGKNIE.

plus déraisonnable gentilhomme d'Angleterre.

£E BARON, étouffant de fureur.

Hé mais... hé mais , vous me feriez mourir avec votre sang-froid et vos injures. On m*ose déclarer...

M. JiDKVL% uvtL^K^ fièrement.

Voilà son tort. Je le lui avais défendu : c*6st par-là seulement qu'elle mérite tont l*efiroî que vous lui causez.

EUGÉNIE, pleurant.

Ma tante , vous Pirritez encore. Suis-je assez malheureuse i

MABAME MUBER,jlérein«ii^.

Laissez-moi parler , milady.

LE BAKON.

Milady?

M AD A M]^ MURE a.

Oui , milady ; 'et c'est moi qui l*ai mariée de mon autorité privée au lord comte de Clarendon.

LE.-BA KO H, -OOtré.

A ce Milord ? .

MADAKB BIVRIR.

A lui-i

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