Joan. vin, 32, 36. — 2. // Cor. ix
3. Lud. Pius, capit. an. 823; Baluz., t. I, p. 634; Ep. Venil. sen. ad Amu.. Lugd. Conc. GalL, t. III, p. 67.
de l'église. 517
de la loi : « L'autorité est sainte et juste et bonne'; » sainte, elle vient de Dieu; juste, elle conserve le bien à un chacun; bonne, elle assure le repos public : « mais l'iniquité, afin de paroître iniquité, se sert » de l'autorité pour mal faire; en sorte que l'iniquité est souverainement inique, quand elle pèche par l'autorité que Dieu a établie pour le bien des hommes.
Nos rois n'ont rien oublié pour empêcher ce désordre. Leurs capitulaires ne parlent pas moins fortement pour les évêques que les conciles. C'est dans les capitulaires des rois qu'il est ordonné aux deux puissances, au lieu d'entreprendre l'une sur l'autre, de à s'aider mutuellement dans leurs fonctions, » et qu'il est ordonné en particulier aux comtes, aux juges, à ceux qui ont en main l'autorité royale, d'être <* obéissants aux évêques : » c'est ce que portoit l'ordonnance de Charlemagne; et ce grand prince ajoutoit qu'il « ne pouvoit tenir pour de fidèles sujets ceux qui n'étoient pas fidèles à Dieu: ni en espérer une sincère obéissance, lorsqu'ils ne la rendoient pas aux ministres de Jésus-Christ, dans ce qui regardoit les causes de Dieu et les intérêts de l'Église2. » C'étoit parler en prince habile, qui sait en quoi l'obéissance est due aux évêques, et ne confond point les bornes des deux puissances : il mérite d'autant plus d'en être cru. Selon ses ordonnances, on laisse aux évêques l'autorité tout entière dans les causes de Dieu et dans les intérêts de l'Église; et avec raison, puisqu'en cela l'ordre de Dieu, la grâce attachée à leur caractère, l'Écriture, la tradition, les canons et les lois parlent pour eux.
Qu'est-il besoin d'alléguer les autres rois ? que ne doivent pas les évêques au grand Louis! que ne fait point ce religieux prince pour les intérêts de l'Église! pour qui a-t-il triomphé, si ce n'est pour elle? quand tout en un moment ploya sous sa main, et que les provinces se soumirent comme à l'envi, n'ouvrit-il pas autant de temples à l'Église qu'il força de places ? mais l'hérésie de Calvin fut la seule confondue en ce temps. Aujourd'hui le luthéranisme, la source du mal et la tête de l'hérésie, est entamé : heureux présages pour l'Église! il commence à rendre les temples usurpés. L'un des plus grands de ces temples, celui qui de dessus les bords du Rhin élève le plus haut et fait révérer de plus loin son sacré sommet, parla piété de Louis est sanctifié de nouveau. «Que ne doit espérer la France, lorsque fermée de tous côtés par d'invincibles barrières, à couvert de la jalousie, et assurant la paix de l'Europe par celle dont son roi la fera jouir, elle verra ce grand prince tourner plus que jamais tous ses soins au bonheur des peuples, et aux intérêts de l'Église dont il fait les siens! Nous, mes Frères, nous qui vous parlons, nous avons ouï de la bouche de ce prince incomparable, à la veille de ce départ glorieux qui tenoit toute l'Europe en suspens, qu'il alloit travailler pour l'Église et