‹ Œuvres choisies de BossuetChapitre 154 sur 210 · LIVRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XV

Variations sur l'article du Symbole : Je crois l'Église catholique. Fermeté inébranlable de VÉglise romaine.

SOMMAIRE. — Histoire des variations sur la matière de l'Église. On reconnoit naturellement l'Église visible. La difficulté de montrer où étoit l'Église oblige à inventer l'Église invisible. La perpétuelle visibilité nécessairement reconnue. Divers moyens de sauver la Réforme dans cette présupposition. État où la question se trouve à prése-nt par les disputes des ministres Claude et Jurieu. On est enfin forcé d'avouer qu'on se sauve encore dans l'Église romaine, comme on s'y est sauvé avant la Réforme prétendue. Étranges variations, et les Confessions de foi méprisées. Avantages qu'on donne aux catholiques sur le fondement nécessaire des promesses de Jésus-Christ en faveur de la perpétuelle visibilité. L'Église est reconnue pour infaillible. Ses sentiments avoués pour une .règle infaillible de la foi. Vaines exceptions. Toutes les preuves contre l'autorité infaillible de l'Église réduites à rien par les ministres. Évidence et simplicité de la doctrine catholique sur la matière de l'Église. La Réforme abandonne son premier fondement, en avouant que la foi ne se forme point sur les Écritures. Consentement des ministres Claude et Jurieu dans ce dogme. Absurdités inouïes du nouveau système de l'Église , nécessaires pour se défendre contre les objections des catholiques. L'uniformité et la constance de l'Église catholique opposées aux variations des Églises protestantes. Abrégé de ce quinzième livre. Conclusion de tout l'ouvrage.

Comme après avoir observé les effets d'une maladie, et le ravage qu'elle fait dans un corps, on en recherche la cause pour y appliquer les remèdes convenables; ainsi après avoir vu cette perpétuelle instabilité des Églises protestantes, fâcheuse maladie de la chrétienté, il faut aller au principe, pour apporter, si l'on peut, un secours proportionné à un si grand mal. La cause des variations, que nous avons vues dans les sociétés séparées, est de n'avoir pas connu l'autorité de l'Église, les promesses qu'elle a reçues d'en haut, ni en un mot ce que c'est que l'Église même. Car c'étoit là le point fixe sur lequel il falloit appuyer toutes les démarches qu'on avoit à faire; et faute de s'y être arrêtés, les hérétiques curieux ou ignorants ont été livrés aux raisonnements humains, à leur chagrin, à leurs passions particulières : ce qui a fait qu'ils ne sont allés qu'à tâtons dans leurs propres Confessions de foi, et qu'ils n'ont pu éviter les deux inconvénients marqués par saint Paul dans les faux docteurs, dont l'un est de « se condamner euxmêmes par leur propre jugement l; » et l'autre, « d'apprendre toujours sans jamais pouvoir parvenir à la connoissance de la vérité2. »

Ce principe d'instabilité de la réformation prétendue a paru dans

t. Tit., m, H. — 2. Il Tim. m, 7.

toute la suite de cet ouvrage : mais il est temps de le remarquer avec une attention particulière, en montrant, dans les sentiments confus de nos frères séparés, sur l'article de l'Église, les variations qui ont causé toutes les autres : après quoi nous finirons ce discours, en faisant voir une contraire disposition dans l'Église catholique, qui, pour avoir bien connu ce qu'elle étoit par la grâce de Jésus-Christ, a toujours si bien dit d'abord dans toutes tes questions qu'on a émues tout ce qu'il en falloit dire pour assurer la foi des fidèles, qu'il n'a jamais fallu, je ne dis pas varier, mais délibérer de nouveau, ni s'éloigner tant soit peu du premier plan.

La doctrine de l'Église catholique consiste en quatre points dont l'enchaînement est inviolable : l'un, que l'Eglise est visible; l'autre, qu'elle est toujours; le troisième, que la vérité de ^Évangile y est toujours professée par toute la société ; le quatrième, qu'il n'est pas permis de s'éloigner de sa doctrine : ce qui veut dire, en autres termes, qu'elle est infaillible.

Le premier point est fondé sur un fait constant : c'est ce que le terme d'Église signifie toujours dans l'Ecriture, et ensuite dans le langage commun des fidèles, une société visible '. Les catholiques le posent ainsi, et il a fallu que les protestants en convinssent, comme on verra.

Le second point, que l'Église est toujours, n'est pas moins constant; puisqu'il est fondé sur les promesses de Jésus- Christ, dont on convient dans tous les partis.

De là on infère très-clairement le troisième point, que la vérité est toujours professée par la société de l'Église; car l'Église n'étant visible que par la profession de la vérité, il s'ensuit que si elle est toujours, et qu'elle soit toujours visible, il ne se peut qu'elle n'enseigne et ne professe toujours la vérité de l'Évangile : d'où suit aussi clairement le quatrième point, qu'il n'est pas permis de dire que l'Église soit dans l'erreur, ni de s'écarter de sa doctrine : et tout cela est fondé sur la promesse qui est avouée dans tous les partis ; puisque enfin la même promesse, qui fait que l'Église est toujours, fait qu'elle est toujours dans l'état qu'emporte le terme d'Église : par conséquent toujours visible, et toujours enseignant la vérité. 11 n'y a rien de plus simple, ni de plus clair, ni de plus suivi que cette doctrine.

Cette doctrine est si claire, que les protestants ne l'ont pu nier; elle emporte si clairement leur condamnation, qu'ils n'ont pu aussi la reconnoître : c'est pourquoi ils n'ont songé qu'à l'embrouiller, et ils n'ont pu s'empêcher de tomber dans les contradictions que nous allons raconter.

Exposons avant toutes choses leurs Confessions de foi; et pour commencer par celle d'Augsbourg, qui est la première et comme le fondement de toutes les autres, voici comme on y posoit l'article de l'Église : a Nous enseignons qu'il y a une Église sainte, qui doit subsister éternellement2. » Quelle est maintenant cette Église dont la jurée est éternelle ? Les paroles suivantes l'expliquent : ce L'Église c'est

1. Conf. avec M. CL, pag. 13 et suiv. — 2. Conf. Aug., art. 7.

l'assemblée des saints, où l'on enseigne bien l'Évangile, et où l'on administre bien les sacrements. »

On voit ici trois vérités fondamentales : « 1° Que l'Église subsiste toujours : » il y a donc une succession inviolable. 2° Qu'elle est essentiellement composée de pasteurs et de peuple, puisqu'on met dans sa définition l'administration des sacrements et la prédication de la parole. 3° Que non-seulement on y administre la parole et les sacrements, mais qu'on les y administre « bien, rectè, comme il faut: » ce qui entre pareillement dans l'essence de l'Église, puisqu'on le met, comme on voit, dans sa définition.

La question est, après cela, comment il peut arriver qu'on accuse l'Église d'erreur ou dans la doctrine ou dans l'administration des sacrements, car, si cela pouvoit arriver, la définition de l'Église où l'on met non-seulement la prédication, mais la vraie prédication de l'Évangile, et non-seulement l'administration, mais « la droite » administration des sacrements, seroit fausse; et si cela ne peut arriver, la réforme, qui accusoit l'Église d'erreur, portoit sa condamnation dans son propre titre.

Qu'on remarque la difficulté; car c'a été dans les Églises protestantes la première source des contradictions que nous avons à y remarquer: contradictions au reste où les remèdes qu'ils ont cru trouver au défaut de leur origine n'ont fait que les enfoncer davantage. Mais en attendant que l'ordre des faits nous fasse trouver ces vains remèdes, tâchons de bien faire sentir le mal.

Sur le fondement de l'article vu de la Confession d'Augsbourg, on demandoit aux luthériens ce qu'ils venoient réformer. L'Église romaine, disoient-ils. Mais avez-vous quelque autre Église, où la doctrine que vous voulez établir soit professée? G'étoit un fait bien constant qu'ils n'en pouvoient montrer aucune. Où étoit donc cette Église, où par votre article vu devoit toujours subsister la véritable prédication de la parole de Dieu et la droite administration des sacrements? Nommer quelques docteurs par-ci par-là, et de temps en temps, que vous prétendiez avoir enseigné votre doctrine; quand le fait seroit avoué, ce ne seroit rien : car c'étoit un corps d'Église qu'il falloit montrer, un corps où l'on prêchât la vérité, et où l'on administrât les sacrements; par conséquent un corps composé de pasteurs et de peuple, un corps à cet égard toujours visible. Voilà ce qu'il faut montrer, et montrer par conséquent dans ce corps visible une manifeste succession et de la doctrine et du ministère.

Au récit de l'article vu de la Confession d'Augsbourg , les catholiques trouvèrent mauvais qu'on eût défini l'Église, « rassemblée des sainte; » et ils dirent que les méchants et les hypocrites qui sont unis à l'Église par les liens extérieurs, ne doivent pas être exclus de leur unité. Mélanchthon rendit raison de cette doctrine dans l'Apologie ' ; et '.1 pouvoit y avoir ici autant de dispute de mots que de choses : mais sans nous y arrêter, remarquons seulement qu'on persiste à dire que

i. Apol, tit. De Eccl.y p. 144.

l'Église « doit toujours durer, » et toujours durer « visible', » puisque la prédication et les sacrements y étoient requis; car écoutons comme on parle : a L'Église catholique n'est pas une société extérieure de certaines nations; mais c'est les hommes dispersés par tout l'univers, qui ont les mêmes sentiments sur l'Évangile, qui ont le même Christ, le même Esprit saint, et les mêmes sacrements2. » Et encore plus expressément un peu après : Nous n'avons pas rêvé que l'Église soit la cité de Platon (qu'on ne trouve point sur la terre) : nous disons que l'Église existe; qu'il y a de vrais croyants, et de vrais justes répandus par tout l'univers : nous y ajoutons les marques, l'Évangile pur, et les sacrements; et c'est une telle Église qui est proprement la colonne df la vérité3. » Voilà donc toujours sans difficulté une Église très-réellement existante, très-réellement visible, où l'on prêche très-réellement la sainte doctrine, et où très-réellement on administre comme il faut les sacrements : car, ajoute-t-on, le royaume de Jésus-Christ ne peut subsister qu'avec « la parole et les sacrements 4 : en sorte qu'où ils ne sont pas, « il n'y a point d'Église. »

On disoit bien en même temps qu'il s'étoit coulé dans l'Église beaucoup de traditions humaines, par lesquelles la saine doctrine et la droite administration des sacrements étoit altérée; et c'étoit ce qu'on vouloit réformer. Mais si ces traditions humaines étoient passées en dogmes dans l'Église, où étoit donc cette pureté de la prédication et de la doctrine, sans laquelle elle ne pouvoit subsister? Il falloit ici pallier la chose: et c'est pourquoi on disoit, comme on a vu5, qu'on ne vouloit point combattre « l'Église catholique, ou même l'Église romaine, ni soutenir les opinions que l'Église avoit condamnées; » qu'il s'agissoit seulement « de quelque peu d'abus, » qui s'étoient introduits dans les églises « sans aucune autorité certaine ; » et qu'il ne falloit pas prendre pour doctrine de l'Église romaine ce qu'approuvoient le pape, quelques cardinaux, quelques évêques et quelques moinev.

A entendre ainsi parler les luthériens, il pourroit sembler qu'ils n'attaquoient pas les dogmes reçus, mais quelques opinions particulières et quelques abus introduits sans autorité. Cela ne s'accordoit guère avec ces reproches sanglants de sacrilège et d'idolâtrie dont on remplissoit tout l'univers, et s'accordoit encore moins avec la rupture ouverte. Mais le fait est constant : et par ces douces paroles on tàchoit de remédier à l'inconvénient de reconnoître de la corruption dans les dogmes de l'Église, après avoir fait entrer dans son essence la pure prédication de la vérité.

Cette immutabilité et la perpétuelle durée de la sainte doctrine étoit appuyée, dans les articles de Smalcalde, souscrits de tout le parti luthérien, sur ces paroles de Notre-Seigneur: a Sur cette pierre je bâtirai mon Église, » c'est-à-dire, disoit-on, « sur le ministère de la profession que Pierre avoit faite6. » Il y falloit donc la prédication, et la

1. Apol.y tit. De Eccl, pag. 145, 146. — 2. Ibid. — 3. Ibid., pag. 148. 4. Ibid., pag. 156. — 5. Ci-dessus, liv. III. 6. Art. Smal. concorda pag. 345.

Bossuet. — ni 21

322 ttlSTOTRÈ

véritable prédication, sans laquelle on reconnoissoit que l'Église ne pouvoit subsister.

Pendant que nous en sommes sur la doctrine des Églises luthériennes, la Confession saxonique qu'on sait être de Mélanchthon se présente à nous. On y reconnoît qu'il y a toujours quelque Église véritable; « que Tes promesses de Dieu (qui en a promis la durée) sont immuables; qu'on ne parle point de l'Église comme d'une idée de Platon, mais qu'on montre une église qu'on voit et qu'on écoute; qu'elle est visible en cette vie , et que c'est l'assemblée qui embrasse l'Évangile de Jésus- Christ, et qui a le véritable usage des sacrements, où Dieu opère efficacement par le ministère de l'Église, et où plusieurs sont régénérés1. »

On ajoute qu'elle peut être réduite à un petit nombre, mais qu'enfin il y a toujours un reste de fidèles, « dont la voix se fait entendre sur la terre ; et que Dieu de temps en temps renouvelle le ministère. 55 II veut dire qu'il le purifie : car qu'il cesse un seul moment, la définition de l'Église, qui, comme on venoit de le dire, ne peut être sans le ministère, ne le souffre pas; et l'on ajoute aussitôt après, que Dieu veut que le ministère de l'Évangile soit public: il ne veut pas que la prédication soit renfermée dans les ténèbres, mais qu'elle soit entendue de tout le genre humain ; il veut qu'il y ait des assemblées où elle résonne, et où son nom soit loué et invoqué2. »

Voilà donc toujours l'Église visible. Il est vrai qu'on commence à voir la difficulté, lorsqu'on dit qu'elle est réduite à un petit nombre; mais au fond les luthériens ne sont pas moins empêchés à montrer, dans leurs sentiments , une petite société qu'une grande lorsque Luther vint au monde : et cependant sans cela il n'y a ni ministère ni Église.

La Confession de Virtemberg, dont Brence a été l'auteur, ne dégénère pas de cette doctrine, puisqu'elle reconnoît a une Église si bien gouvernée par le Saint-Esprit, que quoique foible elle demeure toujours; qu'elle juge de la doctrine; et qu'elle est où l'Évangile est sincèrement prêché, et où les sacrements sont administrés selon l'institution de Jésus-Christ3. »La difficulté restoit toujours de nous montrer une Église et une société de pasteurs et de peuple, où l'on trouvât là saine doctrine toujours conservée jusqu'au temps de Luther.

Le chapitre suivant raconte comme les conciles peuvent errer 4 : parce qu'encore que Jésus-Christ ait promis à son Église la présence perpétuelle de son Saint-Esprit, néanmoins « toute assemblée n'est pas Église; » et il peut arriver dans l'Église, a comme dans les États politiques, » que le plus grand nombre l'emporte sur le meilleur. C'est de quoi je ne veux pas disputer à présent : mais je demande toujours qu'on me montre une Église, petite ou grande, dans les sentiments de Luther avant sa venue.

La Confession de Bohême est approuvée par Luther. On y confesse « une Église sainte et catholique qui comprend tous les chrétiens dis-

i. Cap. De Eccl. Synt. gen., 2 part., pag. 72. — 2. Cap. DeCœn., pag. 72. 3. Cap. De Eccl., ibid., pag. 132. — 4. Ibid., cap. De Conc, pag. 134.

perses par toute la terre , qui sont assemblés par la prédication de l'Évangile dans la foi de la Trinité et de Jésus-Christ : partout où Jésus- Christ est prêché et reçu, partout où est la parole et les sacrements selon la règle qu'il a prescrite, là est l'Église '. » Ceux-là au moins savoient bien que, lorsqu'ils vinrent au monde, il n'y avoit point dans l'univers d'Église de leur croyance; car ils en avoient été bien informés par les députés qu'ils avoient envoyés de tous côtés2. Cependant ils n'osoient dire que « leur assemblée telle qu'elle étoit, » petite ou grande, fût la sainte Église universelle; et ils disoient seulement, « qu'elle en étoit un membre et une partie 3. » Mais enfin où étoient donc les autres parties? Ils avoient parcouru tous les coins du monde sans en apprendre aucune nouvelle : étrange extrémité de n'oser dire qu'on soit l'Église universelle, et d'oser encore moins dire qu'on trouve des frères et des compagnons de sa foi en quelque endroit que ce soit de l'univers !

Quoi qu'il en soit, voici les premiers qui semblent insinuer, dans une Confession de foi , que les vraies Églises chrétiennes peuvent être séparées les unes des autres; puisqu'ils n'osent pas exclure de l'unité catholique les Églises avec lesquelles ils savoient qu'ils n'avoient point de communion : ce que je prie qu'on remarque; parce que cette doctrine sera enfin le dernier refuge des protestants, comme nous verrons dans la suite.

Nous avons vu sur l'Église la Confession des luthériens ; l'autre parti va paroître. La Confession de Strasbourg présentée, comme on a vu, à Charles V, en même temps que celle d'Augsbourg, définit l'Église, « [s société de ceux qui se sont enrôlés dans la milice de Jésus-Christ, parmi lesquels il se mêle beaucoup d'hypocrites 4. » Il n'y a nul doute qu'une telle société ne soit visible : qu'elle doive toujours durer en cet état de visibilité, la suite le fait paroître, puisqu'on ajoute « que Jésus- Christ ne l'abandonne jamais ; que ceux qui ne l'écoutent pas doivent être tenus pour païens et pour publicains ; qu'à la vérité on ne peut pas voir par où elle est Église, c'est-à-dire la foi, mais qu'elle se fait voir par ses fruits, parmi lesquels on compte la confession de la vérité. »

Le chapitre suivant explique que « l'Église étant sur la terre dans la chair, Dieu veut aussi l'instruire par la parole extérieure, et faire gardera ses fidèles une société extérieure par le moyen des sacrements*. » Il y a donc nécessairement pasteurs et peuple, et l'Église ne peut subsister sans ce ministère.

La Confession de Bâle en 1536 dit que « l'Église catholique est le saint assemblage de tous les saints ; et qu'encore qu'elle ne soit connue que de Dieu, toutefois elle est vue, elle est connue, elle est construite par les rites extérieurs établis de Dieu (c'est-à-dire les sacrements), et par la publique et légitime prédication de sa parole 6 : » où l'on voit manifestement que sont compris les ministres légitimement appelés, pat

1. Art. 8, ibid., pag. 186. — 2. Ci-dessus, liv. XL — 3. Ibid.

4. Conf. Argent., cap. xv, De Eccl. Synt. gen., 1 part., pag. 191.

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