Ibid
4. Lib. III, c. 30; lib. II, c. 14; lib. III, c. 5; lib. IV, c. 6, 7, 4o, 41; lib. IV, col. 1, 6.
5. Lib. IV, c. 1. — 6. Nouv. accus, cont. M. VarilL, pag. 73.
fois que « dans le concile de Londres où la terre trembla, in suo concilie* terras motus, » on définit en termes exprès, que ce la substance du pain et du vin ne demeuroit pas après la consécration1 : » donc il est plus clair que le jour que la Confession de foi, où ce changement de substance est rejeté, ne peut pas être de ce concile.
Je crois M. de La Roque d'assez bonne foi pour se rendre à une preuve si constante. En attendant nous lui sommes obligés de nous avoir épargné la peine de prouver ici la lâcheté de Viclef, sa palinodie devant le concile; «celle de ses disciples qui n'eurent pas d'abord plus de fermeté que lui2; la honte qu'il eut de sa lâcheté, ou bien de s'être écarté des sentiments reçus alors3, » qui lui fit rompre commerce avec les hommes; d'où vient que depuis sa rétractation on n'entend plus parler de lui; et enfin sa mort dans sa cure et dans l'exercice de sa charge : ce qui démontre aussi bien que sa sépulture en terre sainte, qu'il étoit mort à l'extérieur dans la communion de l'Église.
Il ne me reste donc plus qu'à conclure avec cet auteur, qu'il n'y a que de la honte à tirer pour les protestants de la conduite de Viclef, « ou hypocrite prévaricateur, ou catholique romain, qui mourut dans l'église même, en assistant au sacrifice, où l'on mettoit l'éloignement entre les deux partis4. »
Ceux qui voudront savoir le sentiment de Mélanchthon sur Viclef le trouveront dans la préface de ses Lieux communs, où il dit qu'on « peut juger de l'esprit de Viclef par les erreurs dont il est plein5. 11 n'a, dit-il, rien compris dans la justice de la foi : il brouille l'Évangile et la politique : il soutient qu'il n'est pas permis aux prêtres d'avoir rien en propre : il parie de la puissance civile d'une manière séditieuse et pleine de sophisterie : par la même sophisterie il chicane sur l'opinion universellement reçue touchant la cène du Seigneur. » Voilà ce qu'a dit Mélanchthon après avoir lu Viclef. Il en auroit dit davantage, et il auroit relevé ce que cet auteur avoit décidé tant contre le libre arbitre, que pour faire Dieu auteur du péché, s'il n'avoit craint en le reprenant de ces excès, de déchirer son maître Luther, sous le nom de Viclef..