‹ Œuvres choisies de BuffonChapitre 101 sur 126 · LA MÉSANGE · texte numérisé non relu

LA MÉSANGE

Tous les oiseaux de cette famille sont faibles en apparence, parce qu'ils sont très- petits; mais ils sont en même temps vifs, agissants et courageux :

on les voit sans cesse en mouvement ; sans cesse ils voltigent d'arbre •en arbre; ils sautent de branche en branche; ils grimpent sur l'écorce, ils gravissent contre les murailles, ils s'accrochent, se suspendent de toutes les manières, souvent même la tête en bas y afin de pouvoir fouiller dans toutes les petites fentes, et y chercher les vers, les insectes ou leurs œufs. Ils vivent aussi de graines; mais au lieu de les casser dans leur bec comme font les linotteâ et les chardonnerets , presque toutes les mésanges les tiennent assujetties sous leurs petites serres, et les percent à coups de bec; elles percent de même les noisettes, les amandes, etc. Si on leur suspend une noix au bout d'un fil, elles s'accrocheront à cette noix et en suivront les oscillations sans lâcher prise, sans cesser de la becqueter. On a remarqué qu'elles ont les muscles du cou très -robustes et le crâne très-épais, ce qui explique une partie de leurs manœuvres ; mais pour les expliquer toutes , il faut supposer qu'elles ont aussi beaucoup de force dans les muscles des pieds et des doigts.

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