‹ Œuvres choisies de BuffonChapitre 79 sur 126 · LE COQ · texte numérisé non relu

LE COQ

Le coq est un oiseau pesant^ dont la démarche esl grave et lente, et qui, ayant les ailes fort courtes, ne vole que rarement, et quelquefois avec des cris qui expriment l'effort. Il chante indifféremment la nuit et le jour, mais non pas régulièrement à certaines heures : et son chant est fort différent de celui de sa femelle, quoiqu*il y ait aussi quelques femelles qui ont le même cri du coq^ c'est-à-dire qui font le même effort du gosier avec un moindre effet; car leur voix n'est pas si forte, et ce cri n'est pas si bien articulé. Il gratte la terre pour chercher sa nourriture; il avale autant de petits cailloux que de grains, et n'en digère que mieux : il boit en prenant de l'eau dans son bec, et levant la tête à chaque fois pour l'avaler. Il dort le plus souvent un pied en l'air, et en cachant sa tête sous l'aile du même côté. Son corps, dans sa situation naturelle, se soutient à peu près parallèle au plan de position, le bec de même ; le cou s'élève verticalement. Le front est orné d'une crête rouge et charnue, et le dessous du bec d'une double membrane de même

couleur et de même nature; ce n'est cependant ni de la chair, ni des membranes, mais une substance particulière et qui ne ressemble à aucune autre.

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