‹ Œuvres choisies de Campanella: précédées d'une noticeChapitre 58 sur 70 · u axÉ · texte numérisé non relu

u axÉ

«ooH&e c^ 66 (valjqM cImi mi» p»urk «hmieili de quarante heiim Gefie mamèrt 4b prier a'anMile ihafe eux : le atâriâoe perpéMeL 4pite ke n^MS on «dMiMi éia hymnes de louanges à Dieu ; enmite ils se plaisent à célébrer les belles actions des héros chrétieqp, bébreiiXt paleuh de quelque nation quece soit, car on ne connatl piisTenYi^dails cette heureuse cité. Ils cbanleQt .également des hymnes sur Vamour, sur la sagesse et en général en rhonneur de chaque vertu, sous la direction du magistrat qui en f^ )e représeiitant Puis chacun choisit une femme et ils forment effmMe des danses honnêtes et gracieuses sous les pénstylea^ l^ femmes portentde longs cheveux, qu'elles rassemUent en aa sepl chignon sur le haut de la tête. Les hommes se rasent lee cheveux, n*en gardant qu'une seule mèche vers le miiîep du crâne. Ils sont ordinairement coiffés d'un petit heim^ avec un capuchon de forme ronde, et n'ei^cédfUit presque pas la grandeur de la tète. Ils portent, dans les ch^i^p^, un chapeau, chez eux un berret blanc, rouge ou d'autre couleur, selon leur métier ou leur emploi. Les bonnet des magistrats sont plus grands et plus ornés.

Les Solariens ont quatre fêtes solennelles , qui août cétébrées quand le soleil entre dans le Capcer^ la Balsince, le Capricorne et le Béljer. Ils représentent alors des espèces de drames fort beaux et fort ingénieux.

Chaque tiouvelle et chaque pleine lune est éffiàfsmefH pour eux un jour de fête, ainsi que l'anniversaire de la fon« dation de la Cité et celui de chacune de leurs vie-* 'toires, etc. Ces jours^^à les femmes chantent des cfaoears, (ei trompette» M tel ifttnfctmrs ftmt retentir nk tte tenrs

ou aOL&IL 219

Bomi on tift 11 MNB« etc. Les pftèlBi cilttrait les graads gMwuL H hNVs 0ipioils« mais sim èiogM mencoag^rs, sous pctedltrc sévèTMne&t punis, «ar les Marîeas regar-* dent comme iDd^Ded'étre poète celui qui a recours au menaopse. iiei a|m Ifwr mvbl^ trda-^perQîâeu, par la raison qu'il priiFe louvsiit lus hommes vertueux des louanges quHIs miritent, pour 1^ «çoorder k im gensi vîeieux, auxqi)ds on les donne par flatterie, par ambition ou par cupidité. On ii*ili?o 4o ataïue k peraonne avant aa mort« On inscrit ce« peadani an livre des b^it'os le^ noms de cens qui ont fiût des dioouvort^s utiietif ou qui ont rendu de grands services à la répoUiquOt «oit dans la çit4 mâme, soit à l'armée. Par crainte de b peste et de Tidolitrie on n'eQturre pas les corps, on h» brûlei parceqtio le feu estnn élémeiit noble et animé qui rçtoarne au 8(4eil dont il m dt^ç^ndu. On eonserve oepen-* dant le« itatnes et lea portraits des grands bommps, afin, commo jo te Tai dit, d^ los ^J^posv wx regards des belles femmes que h république destine ii la génération. Les prières sn font 1^ yeux tournés vers loi quatre points de Tborizon; lo matin* vers Toriont» pni« ver^ rocoideni, ensuite vera lo midi, et enfin vers lo septentrion* Le soir, au contraire, vars l'occident d'abord, puis vers l'orient, le septentrion et le midi Ils répètent toujours la même prière, dans laquelle ils demandent un oorps et un esprit sains et la vie éternelle peureux et pour toutes les nations, y compris les Gentils. Ils terminent en priant Oieu de leur accorder ce qu'il pense de<^ voir leur être (avoraUe, La prière publique est plus longue. L'autal circulaire 09t traversé par quatre passages coupés è ang^ droits. Le SùUU entra i quatre r^p^rlses par chacun do CM paMfea. psi priant, }ei yeux tourna ym k ciel. Lea

Solariens regardent cette cérémome comme un grand mys* tère. Les Têtements pontificaux sont d'une beauté merrefl^ leuse et symboliques, aii^si que Tétaient ceux d'Aaron.

Le temps est diiisé d'après le cours du soleil, et non d'après celui des astres. Ils ont adopté tes mois lunaires et les .années solaires. Or ces deux manières de compter ne peuvent s'accorder que tous les dix-neuf ans, quand la tête du dragon a terminé son cours. C'est pourquoi llsontfait une nouvelle astronomie. Us louent Ptolomée, admirent Copernic, quoiqu'ils placent Aristarque et Pbitolaûs avant lui. Us s'occupent beaucoup d'astronomie, car cette science est nécessaire pour apprendre à connaître la construction et le mécanisme de l'univers, s'il doit périr on non, et dans lé premier cas, quand aura lieu cette catastrophe. Us croient fermement à la pi^ophétie de Jésus-Christ touchant les signes que donneront le soleil, la lune et les étoiles à la fin du monde ; beaucoup de fous n'y croient pas chez nous, ce qui fera qu'ils seront surpris par ce dernier jour, comme un voleur pendant la nuit. Les Solariens attendent donc la rénovation du monde, et peut-être aussi sa destruction. Us disent qu'il est fort difficile de décider si le monde a été créé de rien, ou des débiîs d'antres mondes, ou tiré du chaos; mais ils ajoutent qu'il est vraisemblable, ou plutôt certain qu'il n'exista pas de toute éternité. C'est pour cette raison et pour beaucoup d'autres qu'ils méprisent Aristote, qu'ils ne reregardent pas comme un philosophe, mais tout simplement comme un logicien. Les anomalies des mouvements célestes leur fournissent plusieurs raisonnements contre l'étemitê de l'univers. Sans les adorer, ils honorent le soleil et les étoiles,

comme des cires vit ants et comme les sutliesj les temples, les autels animés de Dieu. Ils vénèrent Je soleil par^-dessus tous les autres astres, et ne rendent le cdlte de Lairie è aucune créature, mais à Dieu seul, redootaot la pdnedu talion, qoi les ferait tomber dans la misère, et la tyrannie s*ils adot*aient les créatures. Ils reconnaissent et contemplent Dieu sous la figure du soleil, qu'ils appellent son image, sa face et sa statue vivante, source par laquelle il déverse sur nous la lumière^ la chaleur, la vie, la fécondité, en un mot, tous les biens. C'est pourquoi leur autel représente le soleil, et les ^prêtres adorent J!)ieu dans le soleil et dans les étoiles, qui sont ses autels, et dans le ciel, comme dans son temple. Ils implorent les anges qui vivent dans les étoiles, leurs habitations vivantes, comme des intercesseurs auprès de Dieu qui fait suitout éclater ses splendeurs dans le ciel et dans le soleil, son trophée et sa statue (1).

Voici quelques unes de leurs doctrines :

Les choses inférieures procèdent de deux princi|)es, l'un mâle, Tautre femelle, le soleil et la terre, suivant eux; Tair est la portion impure du ciel ; le feu vient du soleil ; la mer est la sueur de la terre ou la partie aqueuse produite par la combustion et la fusion des matières qu'elle renferme dans son sein ; elle est aussi le lien qui unit l'air à la terre, comme le sang est celui des esprits animaux et du corps. Le monde est un animal immense dans le sein duquel nous vivons comme vivent les vers dans noire corps. Nous ne devrions

(1) Suit un passage d'ai>trologie très-obscur;

T2i LA axÉ

dolie fÊ» dépMdftt àm «toUoit do totaM ei de ia iifff«« mail dé Omis tioi ; ut nous mmnMt nés «t mqé viwM par iiasard, an miUmi d'M» qai »*o&t d'aiilre daaiiiiéa 9» bor aoaroiaKiiim^ lattdil que Diail, dont iU na aottt qœ laa iMMAeiMB, aoqa a créés pour «me graoda ftn» daiMga praacUNioa ac aa aasnaa* Aioai» noua no domoa de r^eonnaissaiioe qtt'à loi i»i»M à Qnpèro* et il nous faut reeonaaltre qM tant tiant de lui amiL L'ioiniortaiiié daa âMea n*fiat paa doateuo ; alias iront après caite via s'unir ans h&t» on ant mandais aapritSt aahNi qu'ailaa aoronl raasanibK id<^i»s aux uoa ou ans autraa ; «ar las sambhblas teodaMt toujours à se réunir. Les Solariens sont I peu prèsdu nrtn» avis que nous sur les lieux des peines et des réeompansaa 1 ils sont dans le doute s'il existe d'autres mondes qm la nôtr®« nnds ils pensent que c'est une folie d'affirmer qu'il n'y a rien au-delk de notre ^obe, car, disent-ils, il tt^ a de néant ni dans le mond^» ni hors du monde ; Dieu» être infini, est incompatible avec le néant

Ils admettent deux principes métaphysiques: Y Être ^ c'est- ^dire Dieu« (car Dieu est le prçmjler de tous les êtres) et le néant, qui est l'absence d'existence et la condition sine quâ non de toute chose physique; car ce qui est déjà ne peut être fait, donc ce qui se crée n'existait pas. La propension au non-être produit }e péché qui^ par conséquent, n'a pas une cause efficiente* mais hian pne cause déficiente, l^ar cause défidènte, ils entendent le défaut dq puissance, de science ou de volonté; le péché n'existe réellement que par le défaut de volçntéf car celui qgi a la connaissance et

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ie pouvoir d« hm km doit an avoir la vcdooté, Qr, la ?q« lonté nait de la puissance et de la science, maia ne peiil les produire. Ce qui est étonnant, c'est qu'ils adorent Dieu dans la trinité, comme nous. Ils disent que Dieu est la sou-* Yeraine puissance, de laquelle procède la souveraine science, qui est également Dieu, et que de toutes deux procède IV mour, qui est puissance et science tout ensemble; car il ne peut se faire que ce qui procède ne participe pas de la nature de ce dont il procède. Toutefois, comme ils n'ont pas eu la ré^ vélation ainsi que nous, ils ne reconnaissent pas ces trois personnes dbtincten, mais ils savent qu'il y a en Dieu émanation et relation de lui même à lui-même. Ainsi, tous les êtres, en tant qu'ils sont, tirent kur essence métaphysique delà puis^* sance, de la science et de l'amour ; de l'impuissance, de l'ignorance et du non-^mout^ en tant qu'ils ne sont pas. Or, ils pensent être méritants en possédant ces trois qualités (la puissancA, ftc.), et déméritants, même sans le vouloir, par l'absence de toutes les trois <hi de la troisième seulement ; car toute nature finie pèche par impuissance ou par ignorance chaque fois qu'elle produit quelque erreur dans la création. Au reste, toutes ces choses sont prévues et ordonnées par Dieu, ennemi du néant et être puissant, savant et aimant par excellence ; c^est pourquoi nul être ne peut pécher en Dien et qne hors de Dieu, tout être pèche. Mais nous ne pouvons sortfar de Dieu que par rapport à nous et non par rapport k lui, car c'est un être efficient par essence, et nous sOffiDdes déSdents. Ainsi, le péché est un acte de Dieu, en tant qu'il existe et qn'il est efficient, mais en tant qu'il tient in non-être et de la déficience (et c'e^ en cela que consist<^

la nature du péché), il est en nous et vient de nous qui, par le désordre, tendons au non-être.

l'hospitalier.

Dieu ! que de subtilité !

LE GÉNOIS

Si j*en avais le temps et si ma mémmre me servait mieux, jeté dirais des choses plus étonnantes encore, mais si je ne me hâte, je manque le départ de mon vaisseau.

l'hospitalier.

Eh bien ! plus qu'un seul renseignement sur la religion : que pensent-ils du péché d'Adam?

le génois.

Ils conviennent qu'une grande corruption est répandue dans le monde, et que les hommes ne sont pas gouvernés selon les véritables lois qui devraient exister ; que ics bons sont tourmentés, insultés et dominés parles méchants. Mais ils n'admettent pas le prétendu bonheur de ces derniers, car, disent-ils, ce n'est pas être heureux que d'être obligé de s'annihiler sans cesse, afin de paraître autre que ce qu'on est, véritablement, comme le font tant de faux rois, de faux sages,

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de fauY héros et de faux saints^ qai.iXHir soutenir la position qu'ils se sont faite, renoncent continudlement à leur individualité. Ils concluent de cet état de choèes qu'une grande perturbation a Au avoir lieu parmi les iiommes par un acci^ dent inconnu. D'abord, ils inclinèrent à penser, avec Platon, qu'autrefois les astres faisaient leur révolutions, de ce que nous appelons aujourd'hui occident, à ce point du ciel que nous nommons Orient, puis que leur cours avait changé. Ils pensèrent aussi qu'il était possible que Dieu permit qu'une divinité inférieure réglât les choses d'ici-bas ; mais ils re* poussèrent ensuite cette assertion comme erronée. Ils regardent comme plus absurde encore l'opinion de ceux qui prétendent que Saturne, ayant régné d'abord selon la vraie sagesse, Jupiter altéra ce premier règne, et ainsi de suite des autres planètes, bien qu'ils croient que les âges du monde sont réglés par la série des planètes, et que les choses varient infiniment tous les mille ou seize cents ans, par les mutations des apsides.

Ils pensent que nôtre âge est soumis à l'influence de Mercure, quoiqu'il soit contrarié par de grandes conjonctions, et que le retour des anomalies ait une puissance fatale. Ils envient les chrétiens qui se contentent d'attribuer au seul péché d'Adam une aussi grande perturbation, et ils disent que les peines des fautes paternelles doivent retomber sur les enfants, mais non les fautes elles-mêmes. Ils affirment aussi que les péchés des fils remontent à leurs pères, qui n'ont pas suivi les lois de la génération ou ont négligé leur éducation et leur instruction; c'est pourquoi ils donnent tous

fliteil bvuiea» otr Iwt opiiiiaii «K «wii ^pit Ici fuMM d«i pirai «t dof fik intamb^f; wr h ripiMkiiHi gui pe yiaBs pua raGCQi^iliMMMI de «» donUf 4iivair4 C'en p«r ««te d« tesr QégUgeme k oet. égurd que feanititm sm p1oimH>m dftM le» malbwra dft toiis getriA, G« qii*U y • dQ pifti e*M qud léf oiliotta «piMsIiem pidx «t boiiii«aiP m Am irâ6« rahie, parée qii*dh0 ne owaftiaieiit pas te vrai bita «I qa*tlka s'iiiMigÎBMil que le haiardieul rjgil le mopde. liaia eelw qui» ceBune lefoot ka Solariena» étudie la ecmiruelioft du loeode et ranatomie de rhomme (oe qu'on bit oh«i eux avr lea oa^ danea dea eoppliméa)» aieai que la «troclure dea piautea et dea aniflMQXt eat forcé de reecwiiaitre bautemeut laaageeae et le providenoe de Dieu. L'boeuue doit a'appliquer tout euHer il aiiivre la religion et & adorer «oii Créateur, ûr» il ne peut le Aire que diffieileiiieiii« a*il ne cbercbe et ne reeonnill pei Olen dana aea œoTreat en obeenrant aee hue et en pt«ti» quant la philosophie qui lui dit : Ne fab paa ini antre! nn. que tu ne voudrais pas qu'ils^^te fissent Nous, qui exigeons de nos enfants ^t de notre prochain qu'ils nous hongrent et nous rendent le peu de bien que nous leur faisons, ne de?ons- QOtts pas avoir plus de respect encore et de reqonnaissance envers Pieu» qui nous a tout donné, qui nous a fait ce que noua sommes et en qui noua vivons toujours. Gloire 1 lui dans tons les aièdes !

VnosnTAuWé Ce que tu me dis deees gêûMè^ qui oe eonnaissatit que (a

ÙÛ WHJBiU 397

WWÊÊtÊnMsÊ% Ml MtÉQM dwAié II iAi#liiiiiMve foui du

ncKI», t|«t asftiiiéâftt k TûbiaiVfir ), on famit w iif«- «MMI tiès ariiis et finreor 4b k i«li|^ «^^ Il |*w trtàt di teiilBiet <pii tfgatw imjifmt wr ie ■m^éc «■Mr, ftMqttU tas tim qbt Vihèniitl «ttiwt diii|MM« «i«M i|iM rteMgiettt tel l^mffMÊÂ les]ri«K iflottrei iMohgiML Hi ÀMM msii 4pi« e'M du» te bot dtt ritt*ir toute lis nvUlUâs ftMn 1HI6 mlMM loi> ^fn^ Dtoii i jpisraris t^H^ Im Bt-

ptgWMS lICtElHIfrJISClIt K rlOTl¥ei«»fllNMi&. \3% qk HMI Bipl*

gmib^, tfGMrfqiM tie 1^ ttotrft Céiiftli ColMllb, le ]^ t^Wii ie» héros, ^i ta dk M te premier la AloiMitevte. ) Les ]pMiM|Aies ^tt hi tité ûcl soleil iieft>lit Aykit ks hbtmnes didli^ {iar Dieu pottt^ Yrâdre tforotgna^ 1 h f^ftê. in iigii(te, jetCMH^s tSe tom tda que fiotis mairchoits en ateogte», €1 q»e nous ne sufomes qtie les instrûo^nts de Dieii. Qtrettjtteft li^fiimes ii^lléftceiit h h dêcoQYeite de tt^reaux tmilismm, pààès psrr Vtiptlilt ées riiAeiMS, meis IKeu les 7 'pMrssKe éMs UA biit fcieti plus éevé. Le «ele9 tend k brûler Il ieive ei i^^ii k iMtMhrifè ^h^ phniles, des lioiûiiies, ete. Iliés Btei-i se tkti de lu bile du solea et es là terve pour IMdiditlesClsti. LtmiAig^

U GËNOIS.

Ëh ! que dirais-tn, si tu savais tout ce qu^ils ont appris par Tastrologie et par la lecture de nos prophètes? II disent f«6 Mire tàèdh I M iiedl a {mdiiit pbts de dîmes eitraor-

dinaire en tthl m* que le monde e&ti^ m ^oam utile

aDs, et qa'fl a été poUié plas de livres etk ce ùèole qu'il n'en avait paru en cinq mtUe ans. Ils adimrent les inveiitions de l'Imprimerie, de la poudre et de la lionssole, signes évidents et instruments de la réunion du monde entier aà même bercail. Ces merveilleuses inventions ont été faites, ajoutrat-ils, sous Tinfluence de la Lune et de Mars, tandis qu'une grande conjonction avait lieu dans le triangle du Cancer (1). .Cette influence nous donne une nouvelle navigation, de nouvelles armes et des royaumes nouveaux. Tandisquede grandes conjonctions avaient lieu dans le triangle du Cancer, dans l'apside de Mercure, qui parcourait le signe du Scorpion, ces inventions ont été faites sous l'influence de la Lune et de Mars, qui sont tout puissants dans ce triangle pour inaugurer de nouvelles navigations, de nouveaux règnes et de nouvelles armes. MaisaussitôlqueTapsidede Saturne entrera dans le Capricorne, celle de Mercure dans le Sagittaire, celle de Mars dans la Vierge, après les premières grandes conjonctions et Tapparition d'une nouvelle étoile dans la monarchie cassiopienne, les lois et les arts seront renouvelés, il y aura de nouveaux prophètes et le çhristiaDisme triomphera. Mais il faudra renverser et arracher avant que de bâtir et de pister» Adieu! laisse- moi partir, carmes ataires m'attendent. Je veux te dire encore qu'ils ont trouvé le moyen de s'élever dans les airs ; c'est le seul art qui leur manquât; ils espèrent trouver bientôt des lunettes h l'aide desquelles ils découvriront des astres inconnus, et

(1) Ceci et tout ce qui sttii est l'expression de ta croyance de Can paneUa à Vailr^lo^ie.

mr SOLEIL. 229

des cornets aooosttques qoi lears penueurofit d'entôndre ies harmonies des deux.

l'hospitalier.

Hem ? ah ! ah ! ah !.. tout cela me plait beaucoup, certainement, mais comment le Cancer, qui est le signe femelle de la Lune et de Vénus, peut-il influer dans Tair qui est aqueux ?

LE GÉNOIS

Il disent que, par cela même que ce signe est femelle, il apporte la fécondité dans le ciel, et que de là viBit que les forces les moins grandes dominent aujourd'hui. La preuve en est que le règne des femmes a prévalu dans notre siècle. De nouvelles amazones ont paru entre la Nubie et le Monomotapa, et en Europe, nous avons vu régner : Roxelane en Turquie» Bonne en Pologne, Marie en Hongrie» Elisabeth en Angleterre, Catherine en France, Blanche en Toscane, Marguerite en Belgique, Marie en Ecosse, Isabelle (qui aida k la découverte du Nouveau-Monde ) en Espagne. Âu^si un grand poète de notre temps commence son poème en célébrant les femmes :

Je chante les dames, les chevaliers , les armes et les amours, etc.. (1).

(1) L'Arioste.

de Vénus et delà Lune, ils ne parlent piiiifii«40 «OWtmMs et d'amours honteux ; les hommes se transforment en femmes et d'une voix flutées'appe|{eat:ro{r/?4eti;|rft«tinV. £n Afrique» où règne l'influence du Cancer et du Scorpion» outre les amazones, on voit è Fez et dans le Maroc des lupanars pid>Iic8 d^hommes et une foule d^autres choses infâmes. Or, le triomphe du Cancer (parce <{U^il est au tropique, \ l'apogée de Jnplrer, du Soleil et de Mars) par la Lune, Mars et Venus a annoncé la découverte du nouvel émisphère, la possibilité de faire le tour du globe et le gouvernement des femmes ; et par Mercure et Mars, h découverte de l'imprimerie et de l'arquebuse, sans compter qu'il annonce encore le renoa« veHencMt et tmtas les tels $ car dams le NoaveM-Mdiide, émê tout le fitioral ée l'Afrique ec de l'Asie niéridioiHte, le diriBliairisiae s*«st étri)li ptr la force de Jupiter et do Sokfl, «pii iniite&t wr les clioses dâvines et fattmriiMk €epMd«Ht, M Afrique, tesSétisluMiit ladÉiués par k Luneetparlfirs. Sa P«n^ k smed'Aii foAlaaiJ^orée jpar le Soi,«oo8 Véms €t Ittpiiier, qtïi aiHenèrmit <ai même temps le renouv^eaieRt du fottverseiMttt. Mik en Alkmagne, sa Fra«ee et en A«|)eterre, et dans tom k nord de ruarope, l'hérésie se pttypftge et fivorise ta ommftàm «mm l'influenee de Man» 4e Vénus ti 4e k Lttue, ifti ont k loote iHifesaoce du» ces pays et font violence au libre arbitre de lliQWtte. L'Espagne et l'Italie, grâce à l'influence du Sagituire et du Lion, qui sont kors signes, sont restées fermes dans k relîgkm chré-* tienne et dans la pureté de leurs mœurs. Ensuite par k Lwe et par Mercure» et par TAbside du Soleili les Solariens ont

Aîg»

DU SOLBa. 2H

9 ftstfês peuvent: eme^fiet te ttioifeil

Combleti de choses m*oût appris ces sages sur tes changenients dés apsides, et des excentricités et des obtiqoités, et des éqainoxes et des solstices et des pôles, et sur là confasion des signes célestes, qui agissent dans les espaces immmaeê de la machine un inonde, et sur les relations mystiques entre les choses de la ten^ et celles qm wmt audëA de notre globe, et sor les révoltions qui adviendront après la grande conjonction du Bélier et de la Balmce, s%nes équûioxlaui du rétablissement des anomalies. Mais je te prie de ne pas me retenir plus long-temps. Il me reste beaucoup de choses à faire, et tu sais comMen je dois me hâter. — Une autre fois je t'en dirai davantage.

J'ajouterai encore cependant qu'ils croient au libre arbitre de l'homme et qu'ils disent que si quarante heures d'hor* ribles tortures n'ont pu forcer certain philosophe, qu'ils r^ardent comme très-grand (i)« à dire une seule parole sur ce qu'on voulait lui faire avouer, par cela seul qu'il avait résolu de se taire , à plus forte raison, les étoiles ne sauraient nous faire agir contre notre volonté, puisqu'étant plus éloignées de nous que les choses de la terre, elles influent moins fortement sur nous. Mais» comme les étoiles opèrent insensiblement une certaine modification dans les sens, tes hommes, qui sont plutôt soumis aux sens qu'à la raison di-

(1) Allusion à lui-même.

232 LA Cl;rÉ DV SOLEIL.

Tioe, 80ot subjugués par les étoile^. La même coasteIlatk)& qui fit exhaler des vapeurs fétides des cadavres des hérétiques, a dans le même tepps fait exhaler de suaves odeurs de vertu des fondateurs des ordres des jésiiites, des minimes et des capucins, et a vu la religion du Christ s'étendre dans le Mexique, grâce à Fernand Cortès.

J'achèverai de te dire une autre fois tout ce qui doit arriver prochainement dans le monde. L'hérésie a été classée parmi les œuvres des sens par saint Paul, et les étoiles dans les choses sensuelles nous portent à Thérésie ; mais dans les choses rationnelles elles nous portent à la vraie et sainte loi rationnelle, loi de la raison première du Verbe de Dieu, digne d'être loué toujours.

l'hospitalier.

Attends, une minute encore !

LE GÉNOIS

Je ne puis, je ne puis !

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