‹ Œuvres choisies de Campanella: précédées d'une noticeChapitre 64 sur 70 · A PEIRESC · texte numérisé non relu

A PEIRESC

HOnSEIGNEUR»

Hier je suis atrivé i Lyoni« ce SMitiQ je sois «lié à Tioiprv* merie. La Médecine esta moitié imprimée, or attend lefMri^ prÎYÎlége du R6l Ainsi, je ne puis encore vons l'enifoy^. ie me porte bien. La Méîhap/iysiq^^ que le libraire romain Brtigiotti dit avoir envoyée ici dès le mois de mars ne se trouve httUé part. Proost et Cardan, qui sont en correspoU'*

dance avec lui, me disent beaucoup de mal de sa personne et le regardent comme un homme de mauvaise foi.

J'écris à mes amis de Rome et à l'ambassadeur, pour qu'ils me fassent rendre mon manuscrit de gré ou de force. Je les

prie de garder soigneusement les originaux Le

maître des postes m'a reçu à bras ouverts , et monseigneur Rossi et Robert Galilée encore mieux ; ils m'ont offert, en votre nom, tout l'argent dont je pourrais avoir besoin. J'ai compté avec monseigneur Borrema ; il m'a dit que, pour revenir à Paris, il me fallait trente-cinq écus; il m'a très-bien reçu à cause de votre amitié et de celle de M. Baron. Gogge m'a prié de lui permettre, ainsi qu'à son ami, dem'accompagner jusqu'à Roanne , où nous nous embarquerons tous. Peut-être verrai-je le père Joseph, Boutillier et quatre docteurs en Sorbonne qui sont venus à Moulins.

Vous devez vous rappeler ce que je vous dis dans le dialogue et ailleurs. Je n'ai plus que neuf des doublons qu'on m'a donnés, parce que j'ai payé les chevaux et d'autres petites choses. J'ai toujours dîné et soupe à la table de l'archevêque, payant ma part comme tous les autres et c'est

pourquoi j'ai emprunté vingt doublons d'Italie à Rossi pour

mon voyage et pour me faire faire un habit d'apparat et

Pardonnez-moi, c'est le besoin qui m'y force. Je suis pour toujours votre obligé et je prie Dieu de vous accorder toutes ses grâces. Je salue de cœur Monsieur votre neveu, tous les vôtres, ainsi que M. Gassendi. Je ne vous dirai pas ce que

DE CAMPANKLLA. 277

les voyageurs m'ont dit de loi, ni ce qae j'ai répondu. Adieu.

J*ai écrit à tous, à Rome.

Th. Campanella.

i6 Novembre 1636.

Page 1