‹ Œuvres choisies de Ch. PerraultChapitre 50 sur 97 · CÎV MÉMOIRES, LIVRE IV · texte numérisé non relu

CÎV MÉMOIRES, LIVRE IV

très^yarîées ; qui composa en prose plosîeurs ouvrages agréables , et d*aatres qui sont fort utiles; qui a fait des pofe'mes où se trouvent des ▼ers qae nos meîllears auteurs n'auraient pas désavoués , ete. »

M. Valkenaër démontre ensuite ( ce que très-heurensemrnt nous avons pensé comme lui , et annoncé dans le prospectus, répandu Tannée dernière , ) que les contes de ma mère l*Oye sont de vieux contes populaires , non-imaginés, mais seulement écrits par Perrault , qui les avait appris de sa nourrice. Il ajoute une olnervalion qui nous semble très-esacte , c*est qu*il est à peu près sûr que Peau-^d'Ane , en prose , TLtiX pas de Perrault , puisque cette version du petit poème qu'on ne loi peut contester, n'a paru que long*tems après sa mort. On pent douter aussi que les Ai^nture% de FineUe, ou i* Adroite Princesse^ soient vraiment de lui , puisque ce conte fut imprimé , pour la première fois, dansfédition de La Haye, 1743*

Parmi de curieuses recbercbes sur les fées , que M. ValkenaKr trouve, dans FEdda et dans les mythologies du Nord , nous avons remarqué avec plaisir l'origine à peu près certaine des Of;res , qui sont dans le moyen tige les bandes tar tares, appelées alors Huns, Hunrd-^gours et Oigùurs , maintenant XtB Hongrois , et dans la bouche des nourrices , les ogres. C'étaient, de leur tems, ce que les Cosaques ont été, en France, tout récemment : des épouvantails.

Mous regrettons vivement que les Lettres de M. Valkenaer aient paru un peu tard. Nous y eussions puisé des notes intéressantes , qui ajouteraient un mérite de plus à notre édition.- C. Y.

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