LA BEAUTÉ ET ^ BONT
aibles^ ni si toachans qa^en fdle de la Beauté, on en recevait assurément de plus tranquiMes et de plus durables*
Epris de tant de perfection et de taïf d'aimables qualités, il lui découvre les sentimens qu'il avait pour elle : laBontét ^ Aaît facile , et qui ne pouvait refiiser ceux qui la priaient de bonne grâce , lui accorda volontiers ce qu'il souhaitait, et le reçut pour son mari. De leur alliance naquit rAmitié, qui fut les délices et la joie di tout le monde : il est vrai que durant son premier âge, elle ne fut pas si gentille, ni si agréable que l'avait été l'Amour ; mais lorsqu'elle commença d'être un peu grande , elle parut si belle , qu'elle fat déârée et recherchée de tous ceux qui la virent On tâchait de la meltre de toutes les parties que l'on faisait ^ et une compagnie ne semblait pas complète , ni en disposition de se hi^n divertir , ^i elle manquait à s'y rencontrer. Les philosophes mêmes ne faisaient pas difficulté de dire que sa présence diminuait toutes les afflictions et redoublait tous les plaisirSf et que la vie était ennuyeuse sans elle. Il est vrai qu'elle donnait sujet à toutes sortes de pers^^nes de se louer de sa conduite , et qu'elle était aussi sage et aussi discrète que l'Amour était fou et emporté : aussi son père y qui le reconnut dans plusieurs rencontres , se plaigiyit souvent à elle des déplaisirs que son frère lui donnait, e( lui en faisait confidence pour en recevoir des conseils et de la consolation.
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