‹ Œuvres choisies de DancourtChapitre 103 sur 172 · SCÈNE XIII., i · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII., i

MADAME PINUIN.

Madame, je suis votre très humble servante.

MADAME V A L E N X 1 N

Je suis la vôtre, madame.

ANGÉLIQUE, à pari.

Frontin étoit avec cette dame-là, et elle me fait des signes, cela veut dire quelque chose : nescroitelle point des amies de son maître?

MADAME VALENT IN

Hem, plaît il? quoi ?

ANGÉLIQUE

Rien, ma mère.

MADAME VALENXIIV. ^

Eh Lien! qu'est-il devenu, ce visage-là? Son animal de frère, votre imhécille de tante, son grand benêt de fils, qui ne nous donne pas seulement la main, où tout cela s'est-il fourré? i! faudra les attendre, cela est bien agréable. Ahl que je suis lasse de tout ce train-ci, que j en suis lasse! hem?

(Madame Valtnliii surprend madame Piuuiiij nul fait des signes à An'jélUjw/. ]

Vous êtes madame \ alentin , madame, apparemment?

Oui, je suis madame Valentin. ( A Angélùjue.) Baissez les yeux, petite (ille.

MADAME DINUIN.

Et madame Valentin de très mauvaise humeur, si je ne me trompe?

i5', LES CURIEUX DE C0MP1ÈG3NE.

MADAME VAtENTISr.

Oli! pour cela, oui, je vous en réponds.

MADAME V\y U lyt.

Hélas! ni;j clièie madame, que je vous tiouvs changée I

MADAME V A L E s T I N .

Chaulée, madame? voiià un fort sot complimeut, et je ue suis point en âge de paroîtio changée.

MADAME PTNUI>'.

Ah, vraimenti c es'^ ou hicn que vous l'êtes, madame, et vous emheilissez à vue d œil.

MADAME V V I- E s T I W.

Comment, j'embellis ? Tredarae , madame, un visage taillé comme le mien n'a pas grand besoin d'embellir.

MADAME PINUIN.

Ne vous fâchez donc point, madame, ce n'est pas mon dessein

MADAME V -A L E N T I N

J'étois à quinze ans tout aussi aimable que j« le ?uis, madame, et si vous m'aviez vu au Jasmiii-

Fieuri , dans la boutique de feu mon papa C'é-

loit moi qu'on appeluit la belle parfumeuse, aiin que vous le sachiez.

MADAME PlNUIIt.

Ehl vraiment, oui, je le sais bien; c'est de ce temps -là que j ai l'honneur de vous counoitre» madame.

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