‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 160 sur 361 · AUR E LE · texte numérisé non relu

AUR E LE

Ah ! que né d'un tel père un fils s'en applaudit ! Mon ame entre vos bras s'enflamme et s'agrandit. Voilà comme, aux vertus guidant mes pas dociles, Vous saviez m'aplanir leurs sentiers difficiles*. J'ai vu leur front sévère avec vous s'embellir : Vous prêtiez au devoir les charmes du plaisir Dieu , qui place ma mort si près de ma naissance , Vous donne de vos soins la digne récompense. Que me desiriez-vous après les plus longs jours .'' Qu'une fin glorieuse en terminât le cours : PJusquele champ de Mars votre échafaud m'illustre ; Oui, son opprobre , amis, nous donne un plus beau

lustre.

Aux victimes d'état qui livrent leur grand cœur , Ce théâtre de honte est l'autel de l'honneur.

SAIWT- PIERRE, hii montrant les bourgeois. Ah ! j'y crois voir leur sang , le tien , qui se confondent ; A tes derniers sanglots mes entrailles répondent.

(à AmLle'tuse, montrant son fils.) Avois-je , en l'élevant dans l'espoir le plus beau, l'orme tant de vertus pour le fer d'un bourreau ?

( se reprenant avec chaleur. ) Vous qui me connoissez , pardonnez ce murmure •. On pleure sa victoire en domtant la nature. Jamais un cœur françois ne la peut étouffer. Mais... il en est plus grand d'oser en triompher : Dans ces combats affreux tout son .sang se soulevé ; II marche au sacrifice , il frémit... et l'achevé.

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