ACTE I, SCENE IV
Eh! comment pensez-vous que son armée entière , Ce pesant appareil de cent foudres d'airain, Ces soldats combattus par le froid et la faim , Poursuivis, tourmentés d'éternelles alarmes, Foibles , et succombant sous le poids de leurs armes Vont , par de tels chemins , jusqu'à vous accourir? Le libre vovageur a peine à les franchir. Daignez vous rendre à moi...
Comment .' Bayard se rendrel
Les débris de ce fort ne peuvent se défendre ; Vois le bronze , tombant de son appui brisé , Attendre encore en vain le salpêtre épuisé : Vois ces remparts ouverts , ces portes ébranlées . Ces fossés tout remplis de vos tours écroulées... BAVARD, qui, pendant les derniers vers, a te'moigné
quelque impatience, et s'est avancé vers une porte de la
galerie.
Amis, approchez-vous.
UR B IIT.
Et pourquoi ces soldats ?
BAYARD, s'appuvant sur Tun d'eux.
Voici d'autres remparts dont vous ne parlez pas. Voyez ces vieux guerriers, fiers de leurs cicatrices, De vinfift assauts bravés redoutables indices : Ils ne veulent sortir de ces fossés sanglants Que sur un pont formé d'ennemis expirants.
i8 GASTON ET BAYARD.