ACTE V, SCENE III
D'où mes ordres auront le cours le plus facile ; J 'y vole pour donner des secours prompts et sûrs , Si de quelque rempart la mine ouvroit les mors.
( ù Ba\ard. ) Approuvez- VOUS ce plan?
B A Y A R D , moutraut les chevidiers, a ircnicnt.
Tons leurs cœurs l'applaudissent :
Moi seul j'en dois gémir, d'autres bras l'accomplissent.
L£ viEiT,L ARD, Mvement.
J'instruirai seulement vos guerriers valeureux, Prince, et je vais veiller sur ce gouffre de feux.
(comme une idt'c noii%elIe qui lui vient sur-le-champ.) J'espère... en découvrir le foyer redoutable. Si le ciel y plaçoit ma peine inévitable, Puissé-je , pour mourir avec moins de reraord , Avant perdu mes jours, ne point perdre ma mort.'
GASTON , pendant qu'il s'en va.
Va , compte sur le prix de ce service insigne : La faveur de Nemours...
LE VIEILLARD, se retournant.
Prince, j'en suis indigne.
Réservez pour mes fils un si généreux soin ; Demain de vos bontés je n'aurai pas besoin.
( il sort avec les six chevaliers et quelques soldats. ) GASTON.
Adieu , Bayard.
BATARD
Soldats , qu'on me porte à sa suite.
GASTON
Non ; restez. C'est la loi que je leur ai prescrite : Qu'Eupkémie avec vous soit gardée en ce fort. Ah ! de deux cœurs si chers quand j'assure le sort Te ne hasarde plus la moitié de moi-même ; Périt-on tout entier en sauvant ce qu'on aime.''
( il sort, laissant un chevalier et quelques gardes. ) DE EELLOI. 2. 4
74 GASTON Eï BAYARD.