BAYARD, UN CHEVALIER, GARDES
BAYARD
Il est donc un triomphe, il est donc un danger, Que , même en le voyant , je ne puis partager.
( au chevalier. ) Ecoute, ô mon élevé! espoir de la patrie , D'Eslaiug ,cœur tout deflamiiie, à quile sangmelie, ïoi ,né pour être un jour, par tes hardis exploits, Ainsi que ton aïeul , le bouclier des rois ; IN e quitte point Gaston , sois par-tou t son égide : Je réponds des François tant qu'il sera leur guide.
( le chevalier sort. ) O Dieu .' par quelles mains préviens-tu tant d'horreurs !
( à ses gardes. ) Vous l'avez vu sortir ce vieillard tout en pleurs : Soldats , c'est un transfuge , accablé de son crime. Mettez tous à profit son retour magnanime , Et les remords cruels dont il est dévoré. Tel est le châtiment du coeur dénaturé, Qui, ne connoissant plus famille ni patrie, Ose leur dérober le tribut de sa vie.
InKdele aux humains dont les tendres secours Dacs sa débile enfance ont protégé ses jours, Il trouve en tous climats l'horreur qu'inspire un
traître ; 11 voit l'homme chérir l'homme qu'il a vu naître : Dans un long abandon traînant son triste sort , L'affreuse solitude environne sa mort.