‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 248 sur 361 · ACTE Y,-SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE Y,-SCENE VII

J'arrivois dans ce palais terrible , Oà mon ordre assembloit notre élite invincible; Quand je le vois entrer, frémissant, éperdu, Suivi de l'Espagnol à ses bienfaits vendu, Et qui, se promettant un plus riche salaire, Avoit du nouveau foudre épié le mystère ; <» Fuyez, s'écrioient-ils , fuvez , ne tardez pas ; «Vous n'avez qu'un moment, le gouffre est sous

« vos pas.

« Courez sauver Bavard , il en est temps encore ; « Ce béros va tomber sous les coups d'Allémore ». A leurs cris vers ces lieux nous avons volé tous. Mais des portes du fort à peine approchions-nous, Qu'avec un bruit affreux, une nue enflammée. Un noir torrent de feu , de soufre et de fumée Roule au loin dans les airs , à nos regards surpris, D'un vaste monument les immenses débris. Heureux , qu'en échappant à ce piège effroyable .

( en eniLrassant Bavard. ) J 'arrache encor mon père au sort plus déplorable.^ De voir des assassins, vil rebut des bourreaux , Souiller la dernière heure et le sang d'un héros !

u R B I Tî , à Bavard.

Pardonne , j'ai trop tard suivi mon digne maître : Bayard , pour sauver Jule , avoit livré le traître : Beaux jours du nom romain , qu'étes-vous devenus ? Des François maintenant sont nos Fabricius.

GASTOW, à sa suite.

Allons , marchons , amis ; revolons vers Pescaire : Voudrois-je qu'à ma chaîne il eût pu se soustraire,^ Sous ces murs embrasés me crovant englouti , De son repaire obscur peut-être il est sorti.

( il veut partir. )

BATARD

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So GASTON ET BATARD.

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