‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 249 sur 361 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

GASTON , URBIN , EUPHEMIE , BATARD , D'ALEGRE, chevaliers et soldats français.

d'ALEGRE , vivement à Gaston.

La victoire est complette et soudaine ; Tous vos ordres suivis ont mis dans notre chaîne Les guerriers de Venise et les soldats romains , Enfermés , foudroyés dans les deux souterrains.

GASTON

MaisPescaire...*'

d'ALEGRE.

Seigneur, son adroite prudence Pour des lieux plus ouverts réservoit sa présence-. De la porte Faustine il assailloit les tours, Qu'au bruit de son tonnerre il croyoit sans secours ; Mais , au lieu de l'effroi , trouvant par-tout l'audace , Et des Yénitiens apprenant la disgrâce , II va cacher au loin sa honte et ses débris.

GASTON

Eh I que fait ce vieillard ? qu'il vienne avec .ses fîl.s .^ Que mes bienfaits...

Plaignez son infortune extrême.

Instruit qu'en son palais Avogare lui-même , Pour allumer sa foudre avoit su se cacher, Loin de suivre vos pas , il l'a couru chercher ; Il vouloit , ou punir, ou désarmer sa rage : Mais soit que du Bressan le perfide courage De périr avec vous fit son plaisir affreux : Soit qu'il ait mal connu , mal mesuré ses feux ; De tous deux à la fois, loin du palais en poudre. J'ai vu les corps sanglants rejetés par la foudre.

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