‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 250 sur 361 · ACTE V, se E^E VIII. 8i · texte numérisé non relu

ACTE V, se E^E VIII. 8i

O mon père !

O soldat , qu'honore un beau trépas^ J'ai bien vu que ton cœur ne se pardonnoit pas ! Tes fils seront les miens.

Le désespoir m'accable ; De la mort de mon père, hélas I je suis coupable.

GASTON, vÏTement.

Lui seul fut criminel , lui seul il s'est perdu.

Ah ! respectez les pleurs qu'il coûte à ma vertu. La nature m'imprime un sacré caractère , Sans permettre à mon cœur de juger pour quel père,

GASTON

Je respecte à la fois et ressens vos douleurs ; Mon bonheur ne peut naître au milieu de vos pleurs . Je veux, pour le former, que Bavard me ramené Plus digne encorde vous, et vainqueur de Ravenne.

( à Bavard. ) Je vais t'attendre , ami, sous ce fameux rempart .; Gaston regretteroit de vaincre sans Bavard.

B A Y A R D , lui prenant la main.

Va ; niais modère au moins ton ardent caractère : Tu crois n'avoir rien fait tant qu'il te reste à faire. Songe qu'en peu de jours tu sus vivre long-temps ; Ta carrière d'honneur est remplie à vingt ans: Toi seul peux soutenir le fardeau de ta gloire ; Mais crains de toublier au sein de la victoire.

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