SCENE III DOM HENRI , ^.LA^CHE , DU GUESCLIN
BLANCHE, sortant de l'autre toute.
Je ne crois pas ici troubler votre entretien ; Les secrets de vos cœurs n'en sont pas pour le mien.
( à Dom Henri. ) Si Henri sait mon sort, seigneur, quelle est sa joie !
no M HENRI, toujours couvert.
Il le sait.
BLANCHE
Permettez du moins qu'il vous revoie.
Chargé des vœux pressants de ma juste amitié. Toujours à mes malheurs il s'est associé ; Jadis j'ai vu son sang couler pour ma défense, Qu'il ne hasarde point quelque triste imprudence,
DU GUESCLIN
De celle qu'il hasarde à vos yeux je frémis : Ici même en secret il vouloit être admis.
BLANCHE, effraye'e à Dom Heuri.
Ah! courez prévenir...
DOM HENRI , d'une voix tremLlante , en lui prenant la main.
Il n'est plus temps peut-être.
BLANCHE
Ciel ! à son trouble... au mien... puis-je le mèconnoître ?
DOM HENRI, levant la visière de son casque. Oui , c'est votre vengeur qui tombe à vos genoux ,
( il se relevé. ) Qui vous voit , vous adore , et mourra votre époux.
BLANCHE, tendrement.
Insensé ! se peut-il qu'un zèle téméraire