‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 265 sur 361 · SCENE III DOM HENRI , ^.LA^CHE , DU GUESCLIN · texte numérisé non relu

SCENE III DOM HENRI , ^.LA^CHE , DU GUESCLIN

BLANCHE, sortant de l'autre toute.

Je ne crois pas ici troubler votre entretien ; Les secrets de vos cœurs n'en sont pas pour le mien.

( à Dom Henri. ) Si Henri sait mon sort, seigneur, quelle est sa joie !

no M HENRI, toujours couvert.

Il le sait.

BLANCHE

Permettez du moins qu'il vous revoie.

Chargé des vœux pressants de ma juste amitié. Toujours à mes malheurs il s'est associé ; Jadis j'ai vu son sang couler pour ma défense, Qu'il ne hasarde point quelque triste imprudence,

DU GUESCLIN

De celle qu'il hasarde à vos yeux je frémis : Ici même en secret il vouloit être admis.

BLANCHE, effraye'e à Dom Heuri.

Ah! courez prévenir...

DOM HENRI , d'une voix tremLlante , en lui prenant la main.

Il n'est plus temps peut-être.

BLANCHE

Ciel ! à son trouble... au mien... puis-je le mèconnoître ?

DOM HENRI, levant la visière de son casque. Oui , c'est votre vengeur qui tombe à vos genoux ,

( il se relevé. ) Qui vous voit , vous adore , et mourra votre époux.

BLANCHE, tendrement.

Insensé ! se peut-il qu'un zèle téméraire

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