DU GUESCLIN ET DOM HENRI
Pedre !
EDOUARD
11 me suit.
DOM HENRI, à part.
Il faut périr.
BLANCHE
Guesclin...
EDOUARD
Vous palissez tous trois! quel est l'effroi soudain ..
DU GUESCLIN
Il est juste , seigneur : vous voyez Transtamare.
B L A NC H E , à du Guesclin.
Cruel ! vous le perdez.
XI4 PIERRELECRUEL.
D O M HENRI
Quoi ! l'ami le plus rare Me livre...
EDOUARD
A ma foi , prince ; et vou.s voilà sauvé. Il me connoît.
( à du Guescliu , eu Tembrassant. ) Jamais tu ne l'as mieux prouvé :
Ah ! cette confiance et cet excès d'estime M'attendrit jusqu'aux pleurs par sa candeur sublime.
DU GUES CLIN, trauquiUemeut.
Je vois l'occasion d'illustrer un grand cœur ; Je ne puis m'en saisir, je l'oifre à mon vainqueur. ÉDOUA.RD, appelant un Anglois qui entre. ( à Dom Henri. ) Névil. Eloignons Pedre ; il peut dans sa furie Me braver, et nous perdre.,, aux dépens de sa vie,
( vivement à FAuglois. ) Courez ; dites au roi qu'un tuneste devoir Contraint ce chevalier de partir sans le voir ; Qu'il faut qu'avec Guesclin moi seul j e l'entretienne. Faites garder ces lieux de peur qu'on nous surprenne.
( TAnglois sort. ) BLANCHE, à Edouard.
O héros ! qui deux fois me sauvez dans un jour...
Edouard, montrant Dom Henri.
A sa témérité je reconnois l'amour.
DU GUESCLIN
Non : et ce que l'amour entreprend par délire , Le calme du courage à ce prince l'insjtire. Il vint, de son épouse ignorant les destins, Concerter un projet pour m'ôter de vos mains. Dom Henri , que sans moi couronna la victoire. Se souvient d'un captif inutile à .sa gloire ; Le roi devient soldat pour servir son ami.