DOM PEDRE, DOM FERNAND
DOM PEDRE, avec embairas et impatience. Eh ! que viens-tu chercher ? Va trouver le vainqueur ; Ya; tu me fus fidèle ,il te doit sa faveur. ( il s^assied. )
DOM FERNAND
O mon roi ! vous savez quand le sort vous accable Que vous m'êtes cent fois plus cher , plus respectable : Ce cœur vrai , qui souvent combat vos volontés , S'enchaîne à vos malheurs , fussent-ils niérités. .Te yous fis ce serment, lorsque je vous vis naître. Exemple de constance et d'amour pour mon maître , .Te veux , du fer mortel à vos pieds abattu , Voir le vainqueur lui-même envier ma vertu. Sur votre auguste main laissez couler mes larmes ; Celles d'un cœur fidèle ont toujours quelques charmes :
DOM PEDRE, le regardant avec le plus profond etoiinement.
Comment ! il est un cœur que j'ai pu conserver ?
(un peu attendri.) J'en avois tant, hélas ! dont j'ai su me priver : Ils voloieut au-dcANTUt de ma débile enfance ;