‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 303 sur 361 · ACTE I, SCENE I. iC · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I. iC

Par vous, bornant du duc l'ambition jalouse, Il voit avec plaisir tant d'intérêts nouveaux Diviser pour toujours deux célèbres rivanx. 11 soutiendra vos droits sur ce riche héritage. Et de votre grandeur sa parole est le gage. Ce qu'il promet, seigneur, est un arrêt des cieux : Jamais il n'a tissu ces traités captieux Où l'art, dans les détours, d'une trame trompeuse, Délie en l'engageant sa promesse douteuse: Ce vil talent des cours , frêle appui de leurs droits, Philippe l'abandonne au vulgaire des rois.

Le roi n'est pas l'objet du trouble qui m'agite. Je crains un ennemi qu'il ramené à sa suite, Un rival détesté, de qui l'art suborneur M'a ravi, sans retour, ma gloire et mon bonheur.

Comment! et quel rival pour vous si redoutable?...

FAY EL

Triste et honteux secret , dont le fardeau m'accable , Ton aveu plus honteux doit encor m'alarmer! Mais tu brises mon cœur qui veut te renfermer. ( il se levé. )

Il s'ouvre enfin, ce cœur violent et sensible ; D'un chagrin concentré l'éclat sera terrible.

Parlée. Tous trahissez les droits de votre ami , S'il ne sait à l'instant quel est votre ennemi.

F AYE L

Eh bien ! connois l'objet de ma fureur jalouse, Connois le séducteur de ma perfide épouse , Celui qui cause seul mes tourments et ses pleurs, Celui de qui le sang va payer mes malheurs : C'est Coucy.

Page 1