AL B É R I
Quoi! Raoul....»'
ifi6 GABRIELLE DE VERGY.
F A. Y El..
Ce que tu viens d'entendre Ce secret qu'en ton sein le mien a pu répandre, Qu'il y reste caché : si jamais il en sort, S'il t'échappe un seul mot, c'est l'arrêt de ta mort, ( avec violence , voyant frémir Albéric. ) Crains-tu de me trahir? quelle terreur te glace ?
ALBÉRIC, tranquillement.
Je frémis du soupçon, et non de la menace. Je frémis de vous voir outrager à-la-fois MoijCoucy, votre épouse, et vousplus que nous trois.
F AY E li.
Je maudis plus que toi mes soupçons détestables * Prouve-moi .s'il sepeut, qu'ils sont faux et coupables. Trop ingrate Vergy, qui me fais réunir A Ja douceur d'aimer le tourment de haïr: Toi que ma bouche accuse, et que mon ame adore , Que j'admire et flétris, que j'offense et j'implore ; Plein des feux dévorants qui m'embrasent pour toi Que n'ai-je eu ton amour pour garant de ta foil Mais tu hais ton époux ; vérité ti'op funeste! Et ce jour accablant m'éclaire sur Je reste.
Eh quoi ! votre tendresse...
FAY EL
Est mon crime à ses yeux ; Mes soins sont importuns, mes respects odieux : Ma présence l'irrite ou la remplit d'alarmes ; Ses yeux à mes transports répondent par des larmes ; Au jour de noire hymen sa haine commença , Sa main reçut ma main , sou cœur la repoussa. Malheureux! je croyois, dans ce moment terrible. Que son ame encor simple, à l'amour insensible , Opposoit à l'hymen cette douce terreur.
(]es modestes refus, si chers à leur vainqueur: Mais j'aperçus trop tard , dans sa tristesse amere