AL B É R I C
Des remports de Dijon d Armauce est revenu ,
Seigneur; Raoul respire, et d'Armance l'a vu.
F A Y E L , avec le plus grand éclat. O ciel...! Quoi ! ce billet...! Ah ! vois leur irapostuie;
( il donne la letire à Albéric qui la lit. ) Et je viens de tomber aux pieds de la parjure ! 'J 'avois bien pressenti leurs noires trahisons ; Mon cœur m'avoit tout dit par ses premiers soupçons:
Malgré l'appât flatteur d'une odieuse histoire, Mes doutes obstiués refusoieut de la croire.
( reprenant la lettre avec fureur. ) Eh bien ; vante-moi donc leur candeur et leur foi,
A I-B ÉR I c.
Je reste confondu. Raoul est près du roi , Ils sortoient de Dijon. Philippe à son passage Veut, aux murs deVergy, recevoir votre hommage. D'Armance en vains discours ne s'est pas étendu Ignorant le faux bruit par Monlac réjiandu ; De l'objet de votre ordre instruit par ses yeux même . Pour hâter son retour son zèle étoit extrême. Mais Raoul, un héros...! il /audroit éclaircir...
F AY E L
Lui-même cette fois m'apprend à le punir. Oui, son billet infâme et m'inspire et me guide. Allons plonger ce fer au sein de la perfide ; Et courons aussitôt offrir son cœur fumant Aux yeux épouvantés de son indigne amant.
Seigneur...
F A Y E L , s' arrêtant.
Pourquoi frémir.^ elle est la plus coupable, C'est elle qui verra ce spectacle effroyable :
(avec une joie araere.) Que le cœur de Raoul soit percé le premier. J'apporterai ce don qu'il feignoit d'envoyer. Au milieu de la cour, sous les yeux de son maître,