SCENE PREMIERE
RAOUL DE COUCY,àuu officier de Fayel.
A, sers un inconnu que son bonheur t'adresse :
C'est Rhétel qui m'euvoie auprès de la comtesse ;
Du sang qui les unit je dois chérir les nœuds ;
Je viens chargé de soins importants pour tous deux.
( rOlïïcier sort. )
Respire enfin , Raoul , daus des lieux qu'elle habile.
Tous mes sens sont émus d'une ivresse subite.
Voilà de notre amour les premiers monuments;
Ces murs, témoins chéris des plus {)urs sentiments.
Que de doux souvenirs dont le charme suprême
A qui n'est plus heureux tient lieu du bonheur même !
Je gémis ! Gabrielle , en d'autres temps , hélas I
Près de te voir ici je ne gémissois pas.
Là , même avant nos yeux , nos âmes se cherchèrent;
Dans nos premiers regards elfes se rencontrèrent.
Là, vingt fois en secret , sortant des champs d'honneur,
Ta main ceignit mon front des lauriers du vainqueur.
Lorsqu'au prix de mon sang je vengeois tes injures ,