ACTE III, SCENE II
C O U c Y, vivement.
Jaurois dû le prévoir ! Quelle étoit ma furie ! Quels coups ce vain hommage eût portés à l'amour .' Va la tirer d'erreur, appreads-lui mon retour. Mais non, c'est lui donner une mort plus certaine ; Et d'un secours trop prompt l'imprudence inhu-
luaine, Arrachant le poignard, va déchirer son cœur. Ménage habilement ce dangereux bonheur.
Sur-tout, si sa vertu redoute ma présence, De mes teus toujours puis peius-lui bien l'innocence: 13is que d'un chevalier je remplis le devoir; Dis que j'aime sans crime , et même sans espoir ; Que j e suis , en un mot , quelque ardeur qui m'inspire, Trop digne de son cœur pour vouloir le séduire.
( MûiJac sort.)