SCENE II
ILUS, EURIA.LE.
I L U s , arrivant de l'autre côté du théâtre.
Enfin , cher Euriale , Mon désespoir plus libre , implorant ta pitié , Peut épancher ses pleurs au sein de l'amitié. Enivré par l'excès du fiel qui me consume. J'ai peu senti d'abord sa cuisante amertume: De mon ardent courroux la première chaleur Dans mes sens soulevés suspendoit la douleur : Je commence à sentir ma blessure cruelle , Qu'un trait empoisonné rend toujours plus nouvelle. Dans ce cœur violent l'amour impétueux De mon ambition absorboit tous les feux ; Je préférois Zelmire à la gloire des armes,.