LE TAMBOUR NOCTUHNE, ACTE III, SCENE VII
T.1 BAKOU
C'est mon fort.
Là BABOItlCE.
Oh! si «la est, je vous prie d'examiner celle de monsieur le Marquis, et de ma dira sa destinée.
LB BARON
Premièrement , je juge par ses traita , et je vois à votre air en même temps { car je vous examine tous deux attentivement ), qu'il a grande opinion de luimême, et que vous en avez une très-médiocre; qu'il s'aime beaucoup, et que voua ne l'aimez guère.
LB MARQUIS . à 11 Bironne.
Vous voyez bien que cet homme-là n'est qu'un ignorant.
LA BAROICÏB.
Moi 1 je crois -qu'il est sorcier. Poursuivez , docteur.
LB BARON
Il sera furieusement traverse dans ses amours, et cela tout au plus tôt
LB MARQUIS
Autre impertinence.
LB BARON
J'ose l'assurer déplus, et je t'en convaincrai, qu'il n'habitera jamais dans la maison de la baronne de l'Arc.
LB MABQOTS . le prenant par u lutte.
Dis-moi un pen , vieux Merlin , ton impudence
n'a -t-el le jamais excité personne a te traîner par la barbe?
LA BARONNE
Doucement , monsieur le Marquis; vous voua fâchez, et devant moi I Vous voulez m 'épouser, et vous n'avez pas le courage de vous laisser dire votre bonne aventure I
LE BARON
Qu'il se fâche s'il veut, j'ai de quoi lui répondre: celant m'empêchera pas de lui prédire ou' il mourra dans peu.
LB MARQUIS
Pousse , pousse , mon ami : tues en sûreté maintenant; j'ai du respect pour les dames. Dieu me damne, ses contes me font rire : ha, ha, ha!
( U rit d'un sis fore*. )
Il mourra dans peu , dites-vous ? et de quel genre de mort?