LA SÉRÉNADE
COMÉDIE EN UN ACTE, ET EN PROSE
AVEC UN DIVERTISSEMENT; BEPHKSKHTBI, POUfl LA PHEHIÈ2B POIS, LE SAMEDI 3 JUILLET 1694.
AVERTISSEMENT
Celte comédie * été rec*dteutee , pour h pwaKra futo, ie samedi 3 jirilletlS9i.
Voirl teanaalere pièce que Regnu-d ■ dan née au Tnéa ire français; Il ai oit travaillé jusqu'alors pour le Théâtre lia lie a.
Lubsrhou anionreui et avare se trouve le rival de ion Bai et devltattedupedealnurberiesd'tiu valet intrigant et ™é : telle e»t la principale intrigue de cotte comédie , Intri- EDrtiai o"o(Tre rien de neuf ; uni tout le mérite de In Sértvafc conuaae-I-al dant la vhjndlé du dialogue, et dan* la anoiev-e dont lea scènes mut liée». Cet ouvrage prouve qne ■ miel lé plat ingrat ait Naaepubte de plaira, loraqull ta irait* par une main de nuira.
Nom nom dit que Begnard n'avoit travaillé jusqu'alors aa pour le Tbeitre italien. Cent aur celte scène qaTI a tait losai de ees Menti ; et nom croyons qu'* lai doit cette pli* qui caractérise principalement le* aarrageade antre ponte. On prétend que le Sérénade étolt originairement dedioée à ce thédlre , mais que dea circonstances a; ant dé- leminéRcflnard a larder sa pièce siir In scène feançoise, écoutent* d'v foira d>, léger» changement!.
Lea rote* qu'il a le puti ve louché* sont'ceui deChampagne, * F nwrier Matliimi et dé madame Àrptrife , oui o'atitaaM paa dant l» pièce Itatieooe :.H a conservé teetutln* ta peraMnogea, et n at**""* pal tOuebénn dîatogu»; II 'diaiigéMa Arlequin en Scâatn; il a apajl* Colotnbiue, Marine; Isabelle , Loonor, atc.
On remarque' en effet beaucoup de rapport entre lea enrôlera de cet personnages et oeuxdct acteurs italien* qu'ila
it «la; Srapin en an biffer bcagne et boiteux"**! une caricanre italienne qui. doilatoir étéqri- «iiaireineat destinée a 4e théâtre , unoiqn'elle ail pin et "lit paa paru déplacée aurune scène1 plus noble.
! : eVtcai alnal* pefl-fjre* que fltrlssoleot te plupart de«utèe*<le l'ancien Théâtre italien. On lacriBol! la' raison et oneknie** le goût , a on Jh aWnpMatn planant et d'un
Lea autour» de l'Histoire du Théâtre françDii ont traité celle pièce avec rigueur . L'intrigoo , disent-ils , en ett niiaéralile , et le* personnage» n'ont paa le Mot commun ; le plan de la pitee est bible , et l'idée de* plut communes : lea nojana dont on ae sert pou* conduire l'intiigoe a ta fin sont très-mal imaginée , et la dénouement est du dernier ridicole. Ils ajoutent qu'on est forcé d'avouer que toulen les situations, les plaisanteries et le comique de cette plèen cboqnenl également le naturel et la vraisemblance.
Ce jugement contient .ace qu'il nous sembla, une ertflque no pett trop sévère d'un ouvrage agréable, et auquel le public rend ton* te* jour* la jurtice qu'il mérite, en le voyant avec pltMr. Ce a'eat pat que noua m soyons obligé» de coaraoir que eetle critique eat jatte a bien dra égard»; mai» U aurait été * désirer que le» antaumquononsdlOD» euaienVgaleriieatapplandi I ce qaf wériloll de l'être. Non» auront occasion de remarquer plus d'une feis qu'flj n'aimaient pas Regnard , qne ce n'est qu'avec peine qn'ils lui dnnnentlesélogeaqu'ilsDepeuïcriilnirefitser.etqu'uis'en " dédommagent bien vite pard(Bcrtbt]ue«oqtrées, qui manifestent leur prévention contre ce poète.
Quoi qu'il en aoit , la Sérénade a étd trèa-vien reçue dan* * nouveauté , et a en dir-tept représeniatton» de suite. Depub elle a «Séi^i» SB mMtratret-BOOV«)t,eta totileur» étl vue avec on nouveau plaisir.
PERSOHÎiAGES%