AGATHE, ALBERT, ÉRASTE, LISETTE
CRISPIH.
LISETTE
Hélas 1 à tout moment Elle change de forme et de déguisement.
AGATHE, eo habit de se
MEU»gnlt*re,£Ounl
Toute la mil entière, Fn vieux vilain maton Ile guêtre nir la gouttière.
Ahl qu'il eat foui Ne se peut-Il point (aire Qu'il l'y rompe le cou ?
ÉRASTE. bai k CrbpSn.
Malgré son mal , Crispîn , l'aimable et doux visage !
cal S Pis, bai.
Je l'aimerois encor mieux qu'une autre plus sage.
AGATHE chante.
Ne te peut-il point tdra
Qu'il l'y rompe le cou ?
Vous êtes du métier , musiciens , s'entend ; Fort vains, fort altérés, fort peu d'argent comptant : Je suis, ainsi que vous, membre delà musique, Enfant de g ri sol : et de plus, je m'en pique; D'un bout du monde à l'autre on vante mon talent. Sur un certain duo, que je trouve excellent. Parce qu'il est de moi, je veux, sans complaisance, Que chacun de vous deux m'en dise ce qu'il pense.
ALBEKT.
Ab ! ma chère Lisette, elle a perdu l'esprit.
LISETTE
Qui le sait mieux que moi ? Ne vous l'ai-je pas dit t
( Agathe chanta un polit prélude. )
CBISPIN.
Ce qui m'en plaît , monsieur, sa folie est gaillarde .
Elle a les yeux troublés , et la mine hagarde.
AGATBUt.
J'aime les gens de l'art.
( Elle préeeote une main t Albert qu'elle secoue rudement, et Issns Stwtt l'autre t Ératte. )
Touchez là , touchez 11.
L'air que vous entendez est fait eriaml'o; C'est mon ton favori : la musique en eat vive, Bizarre , pétulante , et fort récréative ; Les mouvements légers, nouveaux, vifs et pressés. L'on m'envoya chercher, un de ces jours passés , Pour détremper un peu l'humeur mélancolique D'un homme des long-temps au lit paralytique : Des que j'eus mis en cliant un certain rigaudon , Trois sages médecins venus dans la maison, La garde, le malade, un vieil apothicaire Qui venoit d'exercer son grave ministère, Sans respect du métier, se prenant par la main , Se mirent à danser jusques au lendemain.
CHISPIN, » éraite.
Voir une faculté faire en rond une danse , Et sortir dans la rue ainsi tout en cadence , Cela doit être beau , monsieur!