‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 450 sur 1244 · II. BREDOUILLE, Mrtunl lie II coultoc · texte numérisé non relu

II. BREDOUILLE, Mrtunl lie II coultoc

Allez toujours devant , j'y serai aussitôt que vous; ayez soin seulement que nous buvions bien frais , et que le rôt soit cuit à propos.

LE HAJQJBI9.

Hé! bonjour, mon cher monsieur Bredouille ; que j'ai de joie de vous rencontrer ici ! Madame , vous voyez devant vous l'homme de France qui fait la meilleure chère , et qui I cinquante bonnes mille livres de rente.

LA COMTESSE

Je ne connois autre que monsieur Bredouille ; j'ai été vingt fois à sa maison de campagne : c'est lui qui a inventé les poulardes aux huîtres , les poulets aux œufs , et les cervelles aux olives. Si je n'étais pas retenue, je lui proposerais de nous donner ce soir à souper, pour nous dédommager de la mauvaise comédie que nous venons de voir. m. hbbdouille. '

Qu'appelez- vous mauvaise comédie? mauvaise comédie!... Je la trouve excellente : je ne me suis jamais tant diverti ; et monsieur Clistorel m'a guéri de toute la mauvaise humeur que j 'y avois apportée.

LA COMTESSE

D'où venoit ton chagrin, mon gros bredouilleux? quelque quartaut de ta cave a-t-tl échappé à ses cerceaux? et pleures-tu, par avance, le malheur qui nous menace de ne point avoir de glace pendant l'été?

H. BBEDOrjn.LS.

Mon cuisinier avoit, à dîner, manqué sa soupe; ses entrées' ne valoient pus le diable , st le coquin avoit laissé brûler un faisan qu'on m'avoit envoyé de mes terres. Je n'ai pas laissé d'y rire tout mon soûl, tout mon soûl. ' *

LA COMTESSE

Comment ! tu as pu rire de pareilles sottises? Si je te faisois l'anatornle de cette pièce-la , ta tomberois dans un dégoût qui t'ôteroit l'appétit pendant tout le carnaval. *

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