SCÈNE III
LA FORTUNE para» !ume d'une troupe de Joneun CHŒUR de mirant* de II Purtune.
Suivons tous , d'une ardeur fidèle :
C'est la Fortune ici qui nous appelle ; Son pouvoir peut combler nos vœux.
Tous les biens volent autour d'elle; C'est elle qui nous rend heureux.
LA FOHTl.'NE.
Je suis fille du Sort, inconstante et légère, Tout fléchit sous ma loi.
De tous les dieux que le monde révère , Quel autre a plus d'encens que moi ?
Je traîne à mon char la victoire; Je brise, quand je veux, des trônes éclatants;
Et je puis, à tous les instants, Par quelque événement éterniser ma gloire.
Venez implorer mou secours , Amants qu'un triste sort accable; Je fais naître à mon gré le moment favorable Que, sans moi, l'on attend toujours.
(Entrée de siutsuu de li Fortune.) UN MASQUE-
De tes rigueurs , Ni de les faveurs,
Fortune ioc Je ae crains rien , rien ne me tente ; Tout ton pouvoir Ne fait ni ma crainte, ni mon espoir.
Le bien qui peut enchanter mon âme , Est de brûler d'une constante flamme , Et d'allumer de semblables feux.
Deux yeux Touchants , Charmants, . Élèvent mon sort aux cieux ; Sans cesse je les implore , Je les adore; Ce sont mes rois, ma fortune, et mes dieux.