‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 540 sur 1244 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LA FORTUNE para» !ume d'une troupe de Joneun CHŒUR de mirant* de II Purtune.

Suivons tous , d'une ardeur fidèle :

C'est la Fortune ici qui nous appelle ; Son pouvoir peut combler nos vœux.

Tous les biens volent autour d'elle; C'est elle qui nous rend heureux.

LA FOHTl.'NE.

Je suis fille du Sort, inconstante et légère, Tout fléchit sous ma loi.

De tous les dieux que le monde révère , Quel autre a plus d'encens que moi ?

Je traîne à mon char la victoire; Je brise, quand je veux, des trônes éclatants;

Et je puis, à tous les instants, Par quelque événement éterniser ma gloire.

Venez implorer mou secours , Amants qu'un triste sort accable; Je fais naître à mon gré le moment favorable Que, sans moi, l'on attend toujours.

(Entrée de siutsuu de li Fortune.) UN MASQUE-

De tes rigueurs , Ni de les faveurs,

Fortune ioc Je ae crains rien , rien ne me tente ; Tout ton pouvoir Ne fait ni ma crainte, ni mon espoir.

Le bien qui peut enchanter mon âme , Est de brûler d'une constante flamme , Et d'allumer de semblables feux.

Deux yeux Touchants , Charmants, . Élèvent mon sort aux cieux ; Sans cesse je les implore , Je les adore; Ce sont mes rois, ma fortune, et mes dieux.

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