LIS1HOH
Ohçàl sans tous piquer de ma sincérité, Dites-moi si ce fils si aage , si vanté, IN 'a .point quelque défaut?
FYBAKTB.
J'ai pris un soin extrême De comtottre mon ûls'aussi bien o^e moi-même. Son cœur est excellent ; il a beaucoup d'esprit ; Ce que je vous dis là, tout le monde le dit : Mais pour avoir, trop jeune, acquis trop de lumiè- II est irrésolu sur toutes les matières ; [ras,
Chaque chose a pour lui mille difficultés ; Il l'examine à fond , la prend de tous côtés; Et ses réflexions font qu'en chaque rencontre, Après avoir trouvé cent raisons pour et contre , Il demeure en suspens, ne se résout à rien. Et voilà son défaut : car chacun a le sien.
hl SIMON.
Et vous voyez cela sans vous mettre en colère?
PY1A.HTK.
Oui; maie je le plains fort. Je vis sou caractère, Lorsqu'il fut question d'embrasser un état.
LLS1MON , à pin.
Bon ! le fils extrarague, et le père est un fat.
PYHANTE.
Plaît-il?
lisÎmon.
Rien.
FYBANTE.
Sa raison fut long-temps occupée A le déterminer pour la robe ou l'épée : Enfin il souhaita d'avoir un régiment.
J'y souscrivis d'abord, j'en obtius- l'agrément.
LISIMON.
Fort bien.
PYKANTK. .
Deux jours après, il crut, tout au contraire, Qu'une charge de robe étoit mieux sqn affaire.
LISIHON. .
Eh bien ! que fttes-vous?
. Je me fis un plaisir De pouvoir, en cela, contenter son désir. J'avois mis cette affaire en train d'être conclue ,
Quand mou fils, tout-à-iwup, vint s'offrir à ma vue
Les yeux baignés de- pleuve, embrassant mesge- À vouant qu'il avoit mérité mon courroux ; (nous. Hais que si je voulois terminer ses alarmes, Je le destinerais pourrie métier des armes. Il s'est , dans ce métier, distingué de façon,, . Qucj'aiconnu depuis qu'il avoit eu raison. Et que j'ai résolu, le reste de ma vie,. De le laisser en tout contenter son envie.
Cest fort' bien fait à vous. Pour moi , j'ai résolu Que mes enfanta feront ce que j'aurai cobcIq. Point de quartier, morbleu ! Mon fils atné Clitandre Vouloit être d'épée ; et , loin d'y condescendre , J'ai voulu qu'il portât la robe et le rabat.
FTBAHTB.
Et vous en avez fait un mauvais magistrat.
LISIMON,
Boni il n'est pas le seul : c'est ce qui me console: Le second de mes fils n'est qu'une franche idole , Vous le savez".
Vvmiim, Eh bien ?
LISIMOIf.
J'en ai fait' un abbé.
On m'a parlé pour hil, je n'ai point succombé. Quand j'ai pris un parti, rien ne peut m'en distraire : Lorsqu'on est d'un avis , j'en- prends un tout conpybastb. [traire.
Et votre chevajjer ?
LIBIMOM.
Ce n'est qu'un étourdi, J'en fais un mousquetaire. II s'est long-temps raidi Contre un pareil dessein ; mais il a du courage , Il fout... '•
FY.B.AHTE. ,
N'en dites pas, s'il vous plaît, davantage; Un ai dur procédé me fâche au dernier point , Et je voua promets bien de ne limiter point.